C’EST OU LA CRISE ?
Créons, dit le Gouvernement ;
Et, dans un premier mouvement,
Il épaule les entreprises ;
Lesquelles dès lors s’autorisent
A presser les licenciements
Avec moins de ménagements ;
Puis, navrées, « se dé localisent »
Sans que l’Etat s’en formalise
Notre père, qui es aux Cieux,
Toujours sans domicile fixe,
Que dirais-tu si nos aïeux
S’offraient une plainte contre X ?
Quand l’argent et la politique
Tiennent, tous deux, même boutique,
Nous avons, dans notre contrée,
L’expression : CUISINE INTEGREE.
Pour faire carrière, ici-bas,
Mettez donc vos pas dans les pas
De votre chef charismatique.
Vous aurez ainsi l’illusion
D’être utile à la profession,
Tout en servant votre boutique.
La vie, au bout du compte,
a deux atouts de prix :
C’est l’amour, pour le cœur et
Eh ! les fans, je vous lance
un appel au secours
Car je viens de « craquer »
pour un nouvel amour ;
AH QUE c’est dur d’aimer
uand c’est pas pour toujours.
Je suis, dit l’écrivain
critique de son temps,
Ce qu’on peut appeler
Et si l’on fabriquait des sous
A l’échelle de la planète,
Que l’on distribuerait partout
A raison d’X écus par tête
Cela relancerait, d’un coup,
Le désir de faire la fête
Et donc, par la même occasion,
Le besoin de consommation.
L’indication portait :
Une main rajouta :
LA FONTAINE : EAU NON POTABLE
Si quelque lapin de garenne,
Pétri de Jean de la Fontaine,
Allant courir le guilledou,
Contait à ses frères « au trou »
La fable du Chien et du Loup,
On peut imaginer la scène…
Pauvre Monsieur de La Fontaine.
NOUVELLES NORMES FRANCAISES
Prenez les fruits et les légumes,
- Plus les grosses de la Cité –
Leur différence se résume
Au degré de toxicité
Quand irons-nous marcher à nouveau sur la lune,
Comme en soixante neuf ?
L’on bouffait à gogo, les médias à la une
Suivaient le cours du bœuf.
Le chômage était nul, nos chefs, dans la mouvance
Cumulaient leurs erreurs,
Mais l’on pouvait alors, c’était sans conséquence,
Aujourd’hui, rien de tel, l’Occident se délite,
Ne donne plus le ton
Et regarde, impuissant, s’éveiller les élites,
Puisque à présent l’automobile
Asphyxie, à l’envi, la ville,
Et rend la rue impraticable,
« Osons » le transport en commun
Accessible à tout un chacun :
LA ROUE (libre) DE LA FORTUNE
Pour vous enrichir d’un bon coup,
Il faut partir d’un truc tout bête ;
Le plus simple : payer ses dettes…
Après en avoir fait beaucoup.
Y EN A MARRE ? C’EST, YES !
En fait que chantent les Elus
Aux chômeurs de la Terre entière ?
« Qu’ils entreront dans la Carrière,
Quand leurs aînés n’y seront plus »
Quand la météorologie
Nous ressort ses hautes pressions,
Nous voyons, par analogie,
Un soleil sans compromission.
Rien de tel et c’est attristant
Lorsque le Fisc en fait autant.
RIXES A RISQUES
Tout mettre sens dessus dessous Pour afficher son mal de vivre,
Ainsi quêtent leur équilibre
Les « sans issue » laissés sans sou.
Ou c'est GENIAL ou bien c'est NUL,
On ne fait plus dans la nuance
Seul HYPER donne le recul
Qui convient à la circonstance.
LE RADEAU QUI VOUS MEDUSE
Lorsque les flics jouent les Rambo,
Les fonctionnaires les robots,
Les patrons-de-choc les nabots,
Les politiques les cabots,
Avec le fric pour seul flambeau,
L’Etat de droit roule à tombeau
Ouvert.
Une exposition à même le sol,
Laissait supposer des prix terre à terre
C’était oublier que, là-bas, « et sol »
Vous met au niveau de l’astre solaire.
Le pauvre homme se faisait tellement
de cheveux, à tout propos et hors de
propos qu’on l’avait surnommé :
Il faut, pour contrer le poison
Qui paralyse nos efforts
Se dire que l’on a raison
De ne pas avoir toujours tort.
La technique ne peut que demeurer benoîte
Quand le mental est en péril :
On n’ouvre pas l’esprit avec un ouvre-boîtes,
Aussi sophistiqué soit-il.
Surtout n’en doutons point, il n’est pas de
reprise,
A vue de nez, à l’horizon ;
Sinon celles qu’on fait à ces vieilles
chemises
Qu’on ravaude à chaque saison.
Ronchon, l’orage rôde
Sous un soleil de plomb
Et de nos frais vallons
Il fait des gorges chaudes.
DESCENTE D’ORGANES
Parce que je sentais l’estomac dans les talons et le cœur au ventre, je n’avais
plus les yeux en face des trous.
On dit que les spéculateurs
Ont un flair extraordinaire,
Or c’est bien là qu’est le mystère,
Puisque l’argent n’a pas d’odeur…
TATONS UN TANTINET DE CETTE TENTATION
Adam, mon bon ami, laissez-vous donc tenter,
Ce fruit est défendu, mais c’est un pur délice.
- Certes, mais savez-vous que ce petit caprice
Risque de coûter cher à notre Humanité ?
- Allons ne dites pas que pour un bout de pomme
Nous devrons, sur le champ, quitter le Ciel pour Rome ?
- C’est pure vérité.
- Eh bien ! tant pis, bonhomme.
Et s’il faut réparer cette infidélité,
Nos enfants, pour le faire, auront l’Eternité.
Depuis qu’ABEL fut la victime
Du tout premier des nombreux crimes
Dont notre Histoire fait état,
Enlevons l’air, enlevons l’eau,
Enlevons, aussi quelques os :
Que reste t'il de charge utile
Pour faire fonctionner la pile
Qui commande notre cerveau ?
On nous vend l’eau oxygénée
Emballée avec précaution,
Verra-t-on l’AIR, dans peu d’années
Soumis aux mêmes conditions ?
Serait-ce vrai qu’un temps PARTIEL
Laisse, à côté, un temps PAR TERRE ?
« Le silence éternel de ces espaces infinies
m’effraie » (Pascal)
Et j’en suis toujours pour mes frais (anonyme)
L’homme se livre peu
sinon à livre ouvert,
Mais comme il n’est pas lu,
Il est des fleuves qui dérangent :
L’AMOUR, quand il sort de son lit,
Ou lorsqu’on arrive à l’ORANGE
A deux doigts, dûment, du délit.
En Colombie, les flics l’admettent,
Pas de festivités sans morts ;
Et quand leur nombre est un record,
C’est qu’elle bat son plein, la fête.
ETRE OU NE PAS ETRE
On peut penser qu’un auxiliaire N’est jamais qu’un faire valoir
Pourtant ôtons ETRE ou AVOIR
Et le français se fout par terre.
JEAN QUI PLEURE ET YANKEE RIT
Pour nos grands cousins d’Amérique,
Nous sommes des colonisés,
Les Mohicans d’Outre-Atlantique,
Fortement anglomanisés.
Un constat qui les met en verve
Sans obligation de RESERVE.
Le moyen de bien nous conduire,
Au regard de nos dirigeants,
C’est de travailler, sans produire,
Et de consommer, sans argent.
Il est CLAIR que pour rémunérer
un travail au NOIR, payer en LIQUIDE
Vous désirez aller bon train,
Voire devenir boute-en-train,
Alors laissez donc de côté
Lorsqu’un baratineur plastronne
Face aux caméras qui ronronnent
La Télé peut, non sans motif,
Parler, quand bien même il déconne,
Homme prends garde au SPOT
Qui surveille la Terre
De son gros œil polyvalent,
Demain il se pourrait que ce
Faux débonnaire
Exerce sur toi son talent.
Puisque aujourd’hui
Tout se réduit
A des PRODUITS
(En course)
Va-t-on, un jour,
Rêver d’Amour
D’après son cours,
Grand Croix dans l’Ordre National du MERITE :
Grand, croît dans l’ordre national des MES RITES.
On les voyait bien sympathiques,
Amicalement établis,
Ils étaient simplement polis,
D’une politesse atypique.
Il faut, pour toute construction,
fût-ce un simple abri pour bagnole,
Une flopée de permissions ;
Mais il est un truc épatant
Qui vous fera gagner du temps,
Vous le baptisez agricole.
Quand les PRES furent ADJUGES,
A la lueur d’une chandelle,
Il resta tous les PREJUGES,
Dont on fit un lot de… querelles.
Pourquoi faut-il que la DETENTE,
Dans nos humaines relations,
La plupart du temps s’apparente
Aux effets d’une CON-PRESSION ?
Un jeune lapin trop gourmand,
Contre l’avis de sa Maman,
Voulait courir dans la bruyère ;
C’était compter sans l’oiseau gris
Qui, du ciel, avait tout compris;
Ainsi le lapereau fut pris,
Victime de l’effet de serre.
Après la grève des « roulants »,
Voici le blocus des nuages
Qui par des barrages filtrants
Prennent le soleil en otage.
Quand le ciel se veut terre à terre,
C’est un été râté, ma chère.
On peut penser qu’une cédille
N’est rien de plus qu’une béquille
Pour un C de fin de série ;
Mais omettez cet accessoire,
Et l’on se paiera votre poire,
Si vous parlez « Maçonnerie ».
Lorsque la morale trébuche,
Que le sage se fait gredin,
Dans le monde des fanfreluches,
On parle de VERTU…GADIN.
MAL POLI POUR ETRE AU NET
Un inspecteur d’académie,
Un jour de mécontentement,
M’a dit comment la hiérarchie
Fonctionnait dans l’enseignement.
Le maître-mot étant se taire
Lorsque le chef donne l’élan,
Le reste devient secondaire
Pédagogiquement parlant.
Hanté par un plan de carrière
Différemment envisagé,
J’en vins alors à m’engager
Comme agent du MINI-SE-TAIRE.
DES MILLIONS EN PRIME(time)
Si vous voulez faire fortune,
Avec votre bouille à LA UNE,
A défaut de votre talent,
Demandez donc à Dechavanne
Comment mettre l’esprit en panne
Et le culot au premier plan.
Avez-vous un pied à Bruxelles ?
Une antenne à la Commission ?
Pour dialoguer avec icelle,
Il faut un groupe de pression.
Foin de la Grande Politique,
Des idéaux empanachés,
Seul l’esprit d’arrière-boutique,
Règle le COMMUN du MARCHE.
L’homme le plus riche du monde,
C’est le sultan de Brunei :
Un amour de petit pays
Au nord des Iles de la Sonde.
Et savez-vous ce qu’il fait, Père,
Pour rester aussi fortuné ?
Il se contente d’être né,
Dans un berceau pétrolifère.
Chacun de nous, bon an, mal an,
Produit son petit contingent
De déchets de toutes natures ;
Banalités au quotidien ?
Assurément il n’en est rien
Puisque désormais l’on mesure
Le niveau de notre culture
Au volume de nos ordures.
Ma mémoire est une passoire,
Boucher les trous est illusoire,
Quant à les agrandir…
Il faut donc que je me contente
De regretter qu’une éléphante,
N’ait pas eu, par quelque côté,
Accès à mon hérédité.
Vous me direz, quelle importance
Au regard du prix de l’essence,
Ou du sort de l’Humanité ?
Aucune bien évidemment,
Si ce n’est pour l’EFFET NEANT.
Nombreux seraient les gens de France.
A vouloir payer redevance
Pour jouer les présentateurs,
Et voir s’éclater leur trombine,
A la UNE des magazines,
Simplement, à compte d’auteur.
Et pourtant les télés s’escriment,
A surenchérir dans la prime
Offerte aux barons de la frime,
Aux « gesticulaudimateurs ».
Moralité :
Yanapa
Allo, Paris ? Ici la France,
Celle qu’on prend pour référence
Dans les grandes calamités.
Allo, Paris ? Si, sans histoire,
Nous dissimulons nos déboires,
Viendrez-vous nous voir, cet été ?
Après dissipation de brumes matinales ?
On m’avait dit que la Mafia
Recrutait des hommes de paille ;
L’A.N.P.E. vérifia,
Le tuyau s’avérait sans faille.
Mais lorsque je dus étaler
L’éventail de mes connaissances,
Je fus très vite recalé,
L’affaire exigeait la LICENCE.
Moralité
Il faut vivre, et c’est déroutant,
Avec les VOLEURS de son temps.
Qu’est-ce que la France profonde,
Aux yeux des stars de la télé ?
Ce sont tous les gens que l’on sonde,
Uniquement pour rigoler.
Car c’est Paris qui nous gouverne,
Par audimat interposé :
Loto, météo, balivernes,
Publicitairement dosés.
La Province, hélas, reste encore
Ces Terres Vierges qu’on explore,
Pour faire du « télévisé ».
C’est, pour le moins, désagréable
D’être la cible inévitable
Des sarcasmes de nos voisins ;
Alors que la FORCE TRANQUILLE
Nous dispense des jeux stériles
De nos frères européens.
Certes le chômage nous mine
Et nous n’attendons rien du ciel,
Mais nos Grands Chefs ont bonne mine,
Et n’est-ce pas là l’essentiel ?
Je rêve d’un poste-télé
Entièrement automatique
Susceptible de déméler
L’info-bidon de l’authentique ;
Et qui couperait le courant
Aux élus du petit écran
Dès que la SUFFISANCE offerte
Atteindrait la cote d’alerte.
Il se comportait comme un pied,
Il fit donc des pieds et des mains
Pour acquérir un tour de main,
Et ne pas être mis à pied.
BOUCHE-TROU-POT
Remaniement ministériel Et recherche de compétence
N’ont aucune correspondance,
Pour ce qui touche à l’essentiel.
Le seul examen de conscience
Ne vise qu’à mettre en balance
Des appetits concurrentiels.
Savez-vous bien qu’en France même,
Où notre langue est le français,
Certaines classes de quatrième,
Ont plus d’heures de cours…d’anglais ?
Vous en doutez ? Voyez l’horaire :
Cinq heures pleines pour Picsou
Et pour le parler de nos mères,
Trente minutes en dessous.
Quand au résultat, braves gens,
Il est, de surcroît, affligeant.
Un seul problème, en ce bas Monde,
Depuis que notre Terre est ronde,
Celui de la distribution
Des produits de consommation. «
Egalité ! dit le mirage ;
Et le réel répond : « Oyez ! Pour quelques uns le GRAS PILLAGE
Et pour beaucoup, le GRAPILLE ».
QUAND LES PLAQUES NOUS PLAQUENT
L’on veut se couper de l’Afrique,
De ses émigrés clandestins,
Mais ce n’est pas notre destin
A l’échelle géologique…
Dès lors que tout le continent
Se rapproche avec ses manants,
Comme pour nous faire la nique.
Je voulais pouvoir reconnaître
Deux prestigieux individus
Dont les noms semblent faits pour être
Ridiculement confondus.
Un quidam m’a dit : « C’est facile :
Lorsqu’ils sont à la vente, en ville,
Le second s’achète sur pied,
La première en nue-propriété ».
De Rais, Galilée et les Autres,
Tous ces exclus des patenôtres,
Aux beaux jours de l’Inquisition,
Voilà qu’on les réhabilite,
La Justice, c’est son mérite,
Jugeant sans précipitation.
Ainsi, dans les ères futures,
Verra-t-on réexaminer,
Le cas du « Sang Contaminé »
Et celui des « Fausses Factures ».
Quand Stéphanie of Monaco,
Se trouve piégée illico
Par ses amoureuses folies,
Que du côté de Buckingham,
On affiche le haut de gamm’
Des royales mélancolies,
On en vient à se demander
S’il est décent de quémander
Pour les enfants de Somalie…
Vous êtes Ancien Combattant
Et depuis quelque cinquante ans,
Vous espérez une médaille ?
Entrez donc au gouvernement,
Vous l’obtiendrez fort aisément,
Même si votre action déraille ;
Tenir six mois à Matignon
Surpasse, en valeur, tous les gnons
Que l’on peut recevoir sur un champ de bataille.
En vœux-tu ? en voilà !
Est-ce vraiment indispensable,
Que tous les préposés notables
Nous adressent, le jour de l’An,
Leurs bons vœux biodégradables ?
Même sur papier recyclable ?
Est-ce vraiment indispensable,
Electoralement parlant ?