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Dire ce que l’on sait mais le faire en UN MOT Au lieu d’user de CENT, n’est-ce pas méritoire ? La paresse y rejoint l’absence de mémoire : Serait-ce là DELITS JUMEAUX ?
LA QUESTION DES GRANDES SURFACES Quelle que soit la conjoncture, Le paysan, en Beauce, est comblé Avec l’aide de la nature Et des fonds pour l’Agriculture, Il récolte toujours du « blé ».
GAGATERIES Après un certain âge, on se « déplie » moins bien, Au moral autant qu’au physique ; Et l’on découvre, alors, qu’il suffirait d’un rien Pour détraquer la mécanique. ICI ET LA ET AU-DELA Le Mormon baptise à longueur d’année Les morts inconnus, les âmes bien nées, Pour leur éviter un séjour infâme. Mais l’opération gratis pro Deo Gagnerait sans doute un peu de brio, Si Noirs et Indiens étaient au programme.
PRECHI-PRECHA Peut-on vraiment être sincère Lorsqu’on nous parle au nom de Dieu, Alors qu’on n’a, pour tout repère, Qu’une fausse voûte des cieux ?
Si la DESOLATION engendre la tristesse, L’adjectif, né du mot, ouvre un autre horizon : Fort hypocritement il fait des politesses, Lorsqu’on est DESOLE d’avoir toujours raison.
LES DESSOUS DU DESSUS DU PANIER Quand les milliards de francs que génère le Crime, Nous reviennent, blanchis, avec souvent en prime, La connivence des banquiers, L’on peut se demander si la haute finance Qui gère la planète en toute indépendance, N’est pas pourrie en son entier.
La banlieue pourrait disparaître Si l’on voulait bien reconnaître Qu’il n’est point d’autre solution Que d’en faire le cœur de l’agglomération.
La star de la télé profondément diffère De l’étoile, au zénith, que l’Art nous garantit. Dans un cas le talent est pris comme repère, Dans l’autre, en général, le baratin suffit.
PRESQUE UN AVION A REACTION Savez-vous pourquoi la COMETE Est un objet considéré ? C’est parce qu’il est avéré Qu’elle garde toujours et sa QUEUE et sa TETE.
On rêve que les gens s’inspirent Des simples COURBES DE NIVEAU : Toutes égales, sans se nuire, Tranquillement elles s’étirent Un peu plus bas, un peu plus haut, L’on se moque des étourneaux Et de leur cervelle d’oiseau ; Pourtant, à voir leurs performances Lors de leurs vols en formation, Ils gèrent leurs évolutions Mieux que la Patrouille de France.
La vie implique « des cadences », Qu’on écrit, d’abord, en deux mots. Puis, quand s’accumulent les maux, Un seul suffit, en l’occurrence.
PREUVE PAR … NEUF Pour souligner un fait, pour en marquer le prix, Autrefois l’on disait, en bref, : « C’était écrit » De nos jours, le constat autrement formulé Nous renvoie au slogan : « C’était à la télé ».
Comment peut-on vraiment se sentir rassuré Lorsqu’on vous dit, un jour, vous voici CON SACRE ?
EURO-VISION L’Europe va-t-elle Rester sous tutelle Des Etats-Unis ; Ou bien disparaître Pour enfin renaître Classé « faible d’esprit », un tantinet voleur, On l’appelait « marteau-piqueur »
Nous devrions, pourtant, comprendre les Banques : Parées à GROGNER. Elles craignent d’être en état de manque, Il faut bien que l’Etat en crise Rançonne les petits porteurs, Puisque sur les grands prédateurs Il n’a toujours aucune prise…
Si vous n’avez aucune chance D’être réélu député, Tournez-vous vers la sous-traitance : Le Sénat reste très coté…
Mettre une chose au POINT est une solution Pour autant que le point est d’INTERROGATION.
Quand deux ou trois pour cent marquent la différence Qui nous met au-dessus du cousin chimpanzé, Ce ridicule taux ne peut qu’indisposer Notre brillante intelligence.
A vous tous, mes compatriotes, J’adresse mes vœux LES PLUS CHERS, Et pour ôter leur goût amer, J’ajoute quelques papillotes.
La Télévision élimine La Presse écrite à petit feu. Tous les journaux font grise mine, Dès que la pub fait les gros yeux ; Un seul échappe au traquenard : Notre véritable « Canard »
Les politiques nous l’on dit, Privilèges et droits acquis N’ont plus aucune raison d’être. Principe auquel les Députés, En votant leurs indemnités, Ont oublié de se soumettre.
« SUIVEZ-MOI VOUS AUREZ UN BIEN MEILLEUR DESTIN » C’est par le Verbe qui la roule Que se laisse entraîner la foule.
La fraude fiscale est la cause De la dérive du Budget, Mais, à ce mal, rien ne s’oppose, La corruption est au sommet. Alors il ne reste à l’Etat Qu’à surimposer… par le bas.
Deux peuples, pour le moins, en Europe, s’opposent : L’anglo-saxon pur jus et le gréco-latin. Chez l’un, par tradition, l’honnêteté s’impose, Pour l’autre, la combine, offre un attrait certain. Et suivant le moral, le moment ou l’enjeu, Nous nous rattachons à l’un d’eux.
MICRO-ORDONNATEUR L’Homme enclin à trouver la vie : informe, à tics, Espère pour « l’Après » au moins un LOGIS CIEL.
L’intérêt bien compris, pour un marchand de mines Réside dans le fait d’être sollicité Pour désamorcer les « machines » Qui n’ont plus leur utilité.
L’esclavage, nouvelle mode, Est bien au cœur de nos cités, Clandestin, certes, mais commode Pour qui détient l’Autorité : Soutirez les « papiers » à qui cherche un emploi, Il devient prisonnier en étant hors la loi.
Prendre un type abruti par la télévision Et l’étendre au soleil, avec persévérance, Devrait être l’épreuve à prévoir, en urgence, Dans les stages de formation.
JE NE VEUX PAS LE SAVOIR ! Dire la vérité n’est pas chose facile Lorsqu’elle vient, d’un coup, combler un trou béant Et que l’intéressé ne juge pas utile D’être sorti de son néant.
En France, au moins, l’on commémore Pour tenter de rendre indolore Les effets du « serre-la-vis » ; Et là, plus rien ne nous arrête, Nous allons tous faire la fête Pour le baptême de CLOVIS
Mieux vaut chuter dans les sondages Que tomber dans les escaliers : Deux altérations de l’image. L’une affecte le personnage, l’autre la personne… EN ENTIER. Il faut admettre qu’on nous tance Pour notre fâcheuse tendance A miser sur le livret A. Spéculation d’autant plus grave Qu’à ce jeu pervers l’on entrave La Renaissance de l’Etat.
Pour un trafic du « stup », un jour, intercepté Et que tous les médias mettront en évidence, Combien vont aboutir, en toute impunité, Au terme de circuits d’une honnête apparence, Par les « Voies du Silence » Comme aurait pu l’écrire une célébrité…
C’EST POUR CELA QU’ILS LA MAINTIENNENT Entre une balle dans la peau, La piqûre pour grand repos, Le flash de la chaise électrique, Et la corde, comme à l’antique, La peine capitale offre, aux Etats-Unis, Un choix qualitatif dont on est démuni.
Dans une économie où la lutte s’impose, Il faut, pour triompher, une âme de TUEUR, Que l’on peut acquérir, des stages le proposent, Et qui sait bien choisir termine grand SAIGNEUR.
Un petit travail sédentaire, Un penchant pour la bonne chère, Il n’en faut pas plus, l’âge aidant, Pour garantir, sans anicroche, La prospérité d’une BRIOCHE Dont le fessier est le pendant…
On est le vingt, il est vingt heures, Température vingt degrés. Le soleil, là-haut, fait son beurre, Faisons le nôtre sur le pré…
Le « Monde » se transforme avec rapidité Mais il ne s’améliore guère : A quoi bon ce portrait d’un criminel de guerre, Ces photos en couleurs de personnalités ? Alors que, par ailleurs, l’espace est limité : Le courrier des lecteurs, les infos régionales ; Quant à la Radio, sa place marginale Ne facilite pas un choix précipité.
Avant d’aller solliciter Une pièce d’identité Vérifiez la date et le lieu De naissance de vos aïeux. Et s’ils ont commis l’imprudence De venir au jour hors de France, Prenez votre mal en patience…
Cherchez un minuscule îlot, Sans aucun intérêt pratique, Plantez-y un petit drapeau, Des armes, aussitôt, rappliquent.
« A MOI COMTE, DEUX MOTS » Nous voyons, à peu près, ce qu’est l’AGE MOYEN S’il s’agit, tout au plus, d’un simple citoyen, Mais inversons les mots et le flou artistique Perturbe gravement la rigueur statistique.
En France on commémore Avec obstination ; Tout autant l’on décore Avec ostentation ; Bien que cela dévore Une part d’attention, Le peuple crie : « encore ! » Si la Terre, sans prévenir, Faisant fi de notre avenir, Décidait de changer d’orbite… Avec l’espoir, chez Jupiter, Sans télé ni grand reporter, D’accéder, comme supporter, Au rang de Premier satellite…
Il semble que l’ESPION ne fasse plus recette, Celui, du moins, toujours classé Dans quelques œuvres du passé Comme incontestable vedette. Les querelles de chefs frisant le sous-produit, Il est clair qu’il devient difficile aujourd’hui De jouer, pour de bon, les hommes de la nuit.
« LA MARINE FRANCAISE VOUS DIT M... » Un porte-avions poussif qu’il faut remodeler, Défaut, qu’à tous les coups, un ennemi remarque, Avec un tel produit, comment chercher ses marques, Sans craindre, pour le moins, de faire rigoler…
« UN POUR TOUS, TOUS POUR UN » Le « parti unique » est partout Et juge qu’il est dans son rôle, D’avoir à s’occuper de tout, Y compris de vous mettre en taule, Si, par une petite toux, Vous désapprouvez son contrôle.
On ne peut que se réjouir De voir la Corse réussir A « canaliser » la violence ; Il lui reste, dorénavant, A pousser un peu plus avant Les règles de la bienséance.
C’est un détail, mais capital : L’ancêtre du Néandertal Le serait en ligne directe. Il nous reste à faire l’effort, Pour commémorer cet apport, De choisir la date correcte…
SAINTE AISE PRIEZ POUR NOUS L’on peut faire le tour du Globe, Sans bouger de son rocking-chair, Tant les médias qui nous enrobent, Dans le but de nous pomper l’air, On investi notre Univers. Seule, encore, l’odeur échappe à leur emprise, Mais ce n’est que partie remise.
La France accueille, Mère Poule, Les nuisances de nos voisins : Les poids lourds que Berne refoule, Le plutonium de nos cousins. Comment donc encore exiger Qu’elle héberge des étrangers…
Lorsqu’on traite d’astronomie Et de distances infinies, Il est de mots qui font sourire : Désigner par « groupe local » Un vaste ensemble sidéral S’apparente à de la satire.
L’Iran est un pays où l’islam fanatique Trouve des bases de repli ; D’où les cris étouffés d’indignation cynique Contre le régime établi ; Qu’il faut évidemment ménager malgré tout, Pour une question de gros sous.
L’avantage du diplomate, Reconnu persona grata, C’est d’être étranger à l’Etat Qui lui ménage des pénates. Ce qui lui permet d’employer Des domestiques sous-payés.
Edulcorer son quant-à-soi, N’est pas une chose facile, Tant il s’implique dans un MOI Qui se veut étranger au flot des imbéciles ;
La Bourse des Valeurs a sa propre morale : Quand le chômage baisse, elle perd les pédales.
Ils sont patrons de grosses boîtes Rémunérés au taux maxi, Restructurateurs endurcis, Persuadés que tout s’exploite. Partant de là les esprits sages Les surnomment : « tueurs à gages. »
La Turquie a du mal à refaire surface, Pour régler ses conflits démocratiquement : L’intégrisme agressif et le Kurde tenace, Prennent le contre-pied de son gouvernement.
Ignorant l’existence et le mode d’emploi Du langage martial dont usaient les Gaulois, Nous voyons s’appauvrir notre vocabulaire. Comment redonner force à nos gauloiseries, Patrimoine fragile au cœur de la patrie, Quand nous sommes privés de ce lien terre à terre ?
Que peuvent les arcs et les flêches, Pauvres gens ! Lorsque la technique et l’argent J’aime le choc des mots qui, sans se faire mal, Suivent, de temps à autre, un parcours anormal. J’aime le son qui dort, peinard, au fond de MOI, Souvent prêt à doper l’hémistiche en émoi.
La pluie écoule encor son trop plein de nuages, Quand le soleil brillera-t-il ? En dépit d’échanges subtils, Le ciel, de parti pris, reste sourd aux sondages.
LE SEL DE LA TERRE Pourquoi dire que la CULTURE A son budget bien mal en point Avec un Etat qui prend soin De lui donner de l’envergure ? AGRI, préfixe rebondi, N’augmente-t-il pas son crédit ?
Il est clair que les lois, en Corse, Ont le même impact que chez nous ; Hormis quelques vaches retorses Qui se cantonnent dans le flou La collecte des subventions Y prospère sans restrictions.
Ne nous faisons pas trop de bile Quant à l’avenir du BANQUIER. Il connaît la force tranquille Des exercices cachottiers ; Et la seule fracture à lui faire du tort Est celle de son coffre-fort.
Pour les américains, l’Etat n’est qu’un fardeau Que l’on doit alléger en toutes circonstances. C’est ainsi qu’affublés d’un simpliste crédo Ils comptent sur le ciel pour calmer la souffrance. Sauf dans le pur combat contre la concurrence, Où l’appui fédéral doit aller crescendo.
Quand donc aurons-nous le courage D’arrêter, dans les cas gênants, De jouer les Vieux Continents Atteints par la limite d’âge ?
Nous faisons voyager les sons et les images Après avoir subi l’effet de compression ; Il faut imaginer que, vers la fin des âges, L’on vous déplacera les gens et leurs bagages Dans d’identiques conditions.
L’Humanité, quoi qu’elle fasse, Demeure toujours dans l’impasse En vertu d’un « droit » mal acquis, Les phoques-moines sont en passe De disparaître corps et biens Si l’Homme, aujourd’hui leur gardien, N’assume un soutien efficace. Et pourtant, chez eux, pas question D’une baisse des vocations…
Entre nous, pour faire la tare, La Nature a placé la Manche. Mais quant à ce qui nous sépare, C’est une autre paire de manches…
Pour passer de la zone FRANCE à la zone francHe, le difficile est de trouver Dans un pavillon de banlieue à risques, Madame et Monsieur stockaient leur ennui. Ne parvenant pas à changer de disque, Ils se morfondaient le jour et la nuit ; Quand survint l’Etat et son projet fol : Un plan d’occupation… du sol.
OUTRANCES D’OUTRE ATLANTIQUE Allons, plaignons, ne vous déplaise, Ces Nord-Américains obèses Victimes de malnutrition Par excès d’alimentation. A leur surcharge pondérale, S’ajoute encor le poids des taxes fédérales...
Un agriculteur peu fûté, Comptait sur des indemnités En provenance de Bruxelles. Il s’était donc étiqueté, Sur sa carte d’identité : « Eleveur exclusif de vaches virtuelles ».
Que dirait Jean de la Fontaine ? « Que le travail est un trésor ? » Assurément et plus encor : Qu’en trouver, de nos jours, est vraiment une aubaine.
Quand on ne pourra plus faire un pas sur la Terre, Sans montrer, aussitôt, sur les pieds du voisin, Avec un ciel bouché par les hélicoptères Et la Mer occupée à nourrir les requins, Saura-t-on, au délà du système solaire, Découvrir le relais d’un petit pied-à-terre ?
Il faut vendre, quitte à se vendre, Pour gagner des parts de marché. Au besoin même se déprendre Des droits de l’Homme trop léchés. C’est ce que la Chine apprécie, On n’a plus grand chose à se dire, Lorsqu’on est resté très longtemps Sans se parler et sans s’écrire… Sur la pluie… et sur le beau temps…
Lorsque le goëland est las d’un voisinage Près du nid où s’ébat son oiselet pataud, Il fonce sur l’intrus, non sans quelque dommage Pour le cuir chevelu de l’imprudent badaud.
Les jeux télévisés ont pour mission, Bobonne, Sous le couvert d’un règlement, De gonfler, dans la joie et subrepticement, Vive le sport à l’iranienne, Hommes et femmes séparés Dans les gradins et sur le pré : Une victoire sur l’obscène, Dans un grand pays libéré Des contraintes républicaines.
CA COCOTTE SOUS LES COCOTIERS La France d’Outre Mer n’est pas, à l’identique, Un hexagone en réduction. Au droit strict s’associe un parfum exotique Qui l’incite aux compromissions : A insi de Saint Martin, territoire français, Où le maire, en conseil, se produit en anglais.
« NOUS ALLONS NOUS RESTRUCTURER… » Si le patron vous complimente Sur vos réelles qualités, Gardez-vous, de votre côté, D’une attitude triomphante. Ayez donc à l’esprit que nombre d’évictions S’accompagnent d’extrême « onction ».
Vous, qui pensez que les toilettes Sont un adjuvant du transit, Vous pourrez monter au zénith Si vous ne perdez pas la tête : Des avions japonais, moyennant supplément, Offrent le grand confort à votre FONDEMENT.
Une ampoule, il en faut toujours. Pas au pied, mais pour une lampe ; Sauf à voir la question sous un tout autre jour, Si vous pensez au PIED DE LAMPE.
Pourquoi dépenser tant d’argent Pour garder avec nous des gens Qui veulent leur indépendance ? Autant réserver ces crédits Pour venir en aide aux proscrits Qui rêvent de rester en France !
Et pourquoi serions-nous un aboutissement Dans le lent processus d’évolution obscure ? Penser l’Homme « achevé » serait une imposture, Ainsi que le verront nos lointains descendants.
Tout se mesure à la seconde Dans la logique du profit. C’est dire le peu de crédit Qu’on accorderait à VINCI Pour réaliser, sans souci, Le Sourire de la Joconde…
La Norvège, hors de l’Europe, Du moins, de sa Communauté, Affiche une bonne santé Que les hydro-carbures dopent. Elle peut donc tranquillement Faire face aux évènements, Ce qui nous met, par réaction, A l’abri d’une autre invasion…
« Rome, l’unique objet de mon ressentiment ». Ne pourrait-on trouver un solide argument Qui puisse faire CD-ROM ?
On nous dit que Paris est notre capitale : P’têt ben qu’oui. Que l’esprit y reçoit les vertus cardinales : En Corse le dialogue est, dit-on, reparti. On ne sait pas vers où…on parle de maquis.
Pas le moindre désir de reprendre contact : Tentative avortée, oubli, manque de tact, Toujours est-il qu’ainsi des amitiés s’estompent Les intérêts communs ont, bien sûr, disparu Et leur rappel, alors, peut paraître incongru. Les liens trop distendus finalement se rompent.
« IL FUT TOUT HEUREUX ET TOUT AISE… » Un jour, sur un grand pied, allait je ne sais où, Elkabbach tenaillé par des questions de sous. Il marmonnait une prière : « Ondes-à-audimat, ai-je encore un recours Contre le mauvais œil, les faux amis d’un jour, Vous à qui je dois ma carrière ? »
Pourquoi l’Etat ment-il ? C’est un état mental Propre à l’Etat banquier comme à l’Etat bancal.
Toute répétition agace au plus haut point, Qu’il s’agisse d’un mot, d’une action ou d’un geste. Voyez le candidat, collectionneur de vestes, Le boxeur fatigué des flots de coups de poing ; Ne parlons pas de Dieu, qui jamais ne proteste, Mais voit rééditer nos plaintes indigestes…
Un être amoureux, trop timide Pour s’attirer quelques faveurs, Avait cru mettre au point un guide Qui pourrait capter l’âme sœur. Sur la face de son polo, Il avait écrit : « Plan au dos ».
Ah ! si les télés avaient été là Quand Clovis fut fait un saint prélat, Ce bon roi chrétien que la France honore ! Le Monde aurait pu suivre en temps réel, Dûment commentée avec naturel, L’inauguration des « Jeux » tricolores.
SOYEZ LES « BIENS » VENUS Pour peu qu’un tourisme de masse Engendre un tourisme de crasse, L’autochtone appelle… l’agent ; Et rêve au tourisme de race Qui ne laisse, lui, que les traces, Propres ou sales, … de l’argent.
Que peut valoir une chanson Qui casse les mots et les sons Pour hurler la désespérance, Mais qui prospère, sans pépin, Et fait d’un grand brailleur un cynique rupin Qui planque son fric hors de France ?
A vouloir, à tout prix, pousser les rendements, On débouche sur le grotesque ; Et faire un carnivore avec un ruminant Donne un résultat ubuesque.
Se disant investi d’une vaste mission, A mener, de surcroît, bien sûr, sans rémission, Il exige, au départ, une ample commission Pour ne pas succomber à des compromissions.
NE LUI METTONS PAS TOUT SUR LE DO La pollution de l’ « AIR » présente un avantage, Si l’on peut s’exprimer ainsi, Elle se garde bien de faire le partage. Entre RE MI FA SOL LA SI.
LE TON FAIT LA CHANSON Il faut convenir que les gens qui chantent Prennent, bien souvent, un faux air méchant. Le tordre-la-bouche-à-tout-bout-de- « chant » Montre, de l’effort, la face éprouvante.
Singapour est la ville-phare, L’Etat-nation providentiel, Pour qui prétend que l’essentiel Dans notre vie-de-vivipare, Est le commerce de l’argent. L’île est là pour vous, bonnes gens.
Comment procède-t-on pour un licenciement ? Un hebdomadaire l’explique : Aux Etats-Unis, en pratique, Cela ne se fait guère avec ménagement. Certaines firmes, Dieu merci, Savent prévoir, encore, un « départ » en taxi.
De Gaulle a dit de nous : « Les Français sont des veaux ». On pourrait ajouter : « et nés de VACHES FOLLES. »
Lorsque les Grands Chefs se déplacent, Les gardes du corps sont compris ; Que ne prévoient-ils quelques places Pour de vrais « gardes de l’esprit »…
FRIC-ACTION Le chômage augmente Dangereusement, L’Etat se lamente Hypocritement, Mais la Bourse enfante Un grand homme souffrait de sa petite taille, Il s’appelait Lawrence, on le fit d’Arabie. La personne, dès lors, par le film agrandie, Sous les traits d’un acteur, sortit de la piétaille Et s’en vint s’insérer dans l’encyclopédie.
« Je m’en vais, devant tout le monde » Dit la MENATE à son mari. Car la pauvrette avait mal pris Qu’il chantât : « Auprès de ma blonde… »
Comme on écrit d’abord pour soi, Autant faire un TRUC qui vous plaise, Quitte à mettre entre parenthèses Quelques MACHINS de « bon aloi ».
Le Mexique, dit-on, est corne d’abondance, Son dessin, sur la carte, en serait le témoin, Qui se déverserait, hélas, de préférence, Sur le voisin du Nord qui n’en a nul besoin.
Elles caquettent les cocottes, Richement caparaçonnées, Et même, quelquefois, bien nées, Prêtes à jouer les « mascottes ». Tandis que leurs-époux-épais Epient-à-part-les-pas-suspects.
Sur les chemins de vie où, contraint, l’Homme roule, Une épigramme, en bref, souligne un nid de poule.
« La bourse ou la vie » osaient les truands Qui mettaient « les deux » presque en parallèle. La spéculation, aujourd’hui, nous tend Un piège, après tout, bien plus révoltant Puisqu’il se déploie à très grande échelle.
Comment retrouver la frimousse De notre France pure et douce, Celle d’avant l’immigration… Quand nos ancêtres les Arvernes Résidaient encore en cavernes Et refusaient la « pollution »…
On ne peut pas être assuré De la parfaite inocuité Des mets qu’on achète en boutique. Le doute devrait s’instaurer : -Ceinture de sécurité-, Comme il s’impose en politique.
Que va-t-il donc rester, dans les futurs lointains De nos petits pâtés, de nos petits potins, A même d’occuper notre « case » historique… L’Image aura vécu, le Son passé la main ; Peut-être lira-t-on dans le génome humain, L’esprit de nos mœurs politiques…
Faut-il laisser voter l’électeur immature ? On peut se poser la question, Vu les « bons résultats » obtenus sans bavure Par l’ELITE de la Nation…
Il faut se souvenir que la reproduction, Pour les animaux sans défense, Est la seule façon d’assurer leur présence Dans un Monde régi par la compétition. Tout ceci, bien sûr, n’a pas cours, Si l’on fait référence aux BETES A CONCOURS.
Il n’a pas fini de faire des vagues Le site-à-déchets du Cap de la Hague, On parle, à présent, de milliers d’années. Ainsi s’enrichit notre patrimoine, Par le simple jeu des progrès idoines Et d’une prospective raffinée.
« Autrefois, bien sûr, c’était autre chose, On mangeait plus sain, on faisait la pause, On allait partout et sans sauf-conduit. Parler de « bon temps », c’est une autre histoire, Fallait pas compter sur des gros pourboires, Mais ce n’était pas pire qu’aujourd’hui. »
Il avait le front national Sûrement le regard martial Et peut être la bouche amère. Le langage on ne peut plus FRANC, C'est à dire avec un accent, Mais dû, tout naturellement Il est parfois avantageux D’avoir l’ouie calamiteuse : Quand le discours calamiteux Prend une pose avantageuse.
L’INCONNUE DANS LA MAISON Une huître ayant l’esprit subtil S’interrogeait : « Pourquoi faut-il Que nous soyions toujours fermées Pour être vraiment estimées » ? La réponse vint aussitôt D’un coquillage incognito. Elle apprit, alors, qu’en premier, L’HOMME cherchait la PERLE en ouvrant le « boîtier ».
Imaginons un Parlement, Où, Juifs, Chrétiens et Musulmans, Tous intégristes authentiques, Auraient pour rôle œcuménique De légiférer sainement… Encore un « verset satanique » !
Si l’on sait choisir son trottoir, On peut, bien sûr, marcher à l’ombre, Mais encore faut-il pouvoir Distinguer le trop clair du sombre : Type même d’information Qui n’est nullement pris en considération.
Les gens du Midi se racontent, Ils vous posent peu de questions, La plupart du temps ce qui compte, Ce sont leurs propres réflexions.
ON VOUS EN DONNE L’ASSURANCE Dans ce beau pays d’Amérique, Le Social est au rendez-vous : Un décès se calcule en « points économiques » Et les indemnités itou. La mort d’un cadre performant A nettement le pas sur celle d’un enfant.
Nous avons échangé quelques banalités, Pour être au diapason des relations humaines. Le ciel était au beau, ce fut là notre aubaine, Mais la pluie aurait eu la même utilité Dans le jeu des temps morts que l’on meuble avec peine.
Tous ces gens disparus et sans laisser de traces Sont-ils dans le Cosmos ? Ou bien tombés, ultime crasse, Etre PERSONA NON GRATA, diplomatiquement, c’est louche mais, hygiéniquement, c’est bien.
I « Chéri, puis-je t’aider à faire quelque chose ? –Assurément ma bonne amie : Rester à la maison, mais soutenir ma cause En veillant sur mon linge avec économie. »
II « Chérie, puis-je t’aider à faire quelque chose ? –Assurément mon bon ami : Rester à la maison et prendre fait et cause Pour les menus travaux, partagés à demi. »
LE PETIT SOUPER AUX CHANDELLES… Tandis que les serveurs s’affairent poliment, Les bâfreurs attestés s’installent bruyamment, La cigarette au bec, la bedaine pesante. Puis, la boisson aidant, le rire franchouillard, Ponctue en l’aggravant le propos combinard Jusqu’à ce que, la nuit devenant plus présente, Le cycle digestif calme, enfin, les braillards.
POUR QUELQUES MARKS SEULEMENT Un nouveau CD.ROM est mis sur le marché Qui, selon un barème, efface vos péchés. C’est un produit BIO, longuement éprouvé, A base uniquement de PATER ET D’AVE.
« LA REPUBLIQUE NOUS APPELLE… » Craignons pour notre LIBERTE Si l’absence d’EGALITE, Un acte courtisan suppose, chaque fois, D’être METRE PLIANT, itou MAITRE DE SOI.
LE « SEL » DE LA TERRE(2) Avec les fruits qui se refusent A contrôler leur production, Le maîs qui, sans eau, s’excuse De sa faible constitution, La vigne de tout temps obtuse Qui se nourrit d’insolation, Je crois bien, si je ne m’abuse, Qu’on reparle de subventions.
Quand les médias n’ont rien à dire, Que nos chefs, parce qu’au repos, Parlent de baisser les impôts, Gardons-nous un temps pour sourire, Avant de nous laisser « remener » en bateau.
C’était parti d’un BON NATUREL pour aboutir au PIRE ARTIFICIEL.
On expulse des gens honnêtes, Pour une histoire de papiers, Mais on garde, au chaud, les banquiers Qui se sont payés notre tête.
L’INTERET GENERAL EST PARTICULIER Le « privé » récuse les pertes Et prend les gains sur le « public ». L’économie est dite ouverte, Le libéralisme grand chic. Ce n’est pas une découverte, Mais « ça craint » et c’est là le hic.
A s’en tenir aux paysages, Il est clair que tous les voyages Offrent du rêve, à volonté. Un ennui, mais il est de taille, C’est qu’à chaque fois il nous faille Prendre en compte les à côtés.
Comment peut-on parler « d’Empire du Milieu » Quand les niveaux de vie opposent les extrêmes ? Le Centre, dans ce cas, n’est-il pas un non-lieu Une sorte de faux emblème ? Dans un pays où règne : La Liberté dans l’Economie et L’Economie dans la Liberté…
Que de gens, ici bas, n’aspirent qu’au bonheur ! Ils sont les plus nombreux, de loin, mais par malheur C’est la minorité qui veut mener la danse Sans en avoir, hélas, la moindre compétence.
On dit bien que la girouette Symbolise les Chefs d’Etat ; Nous en connaissons, des vedettes, Sensibles aux micro-climats… Il est vrai que certains, qui ne « tournent » qu’un temps, Sur la mauvaise « option » se coincent bêtement.
Si vous découvrez un terrain MEUBLE, vous pouvez l’occuper en toute légalité : « En fait de MEUBLE possession vaut titre » (article 2279 du code civil).
Quand quelqu’un qui ne casse rien S’obstine à vous casser les pieds, Faites en sorte, pour son bien, Qu’il se casse, sur vous, le nez.
La Technique fait des prouesses Mais l’Ethique, en gros, ne suit pas : Tente-t-elle de faire un pas Qu’elle titube et puis s’affaisse. Si bien qu’à ce niveau de notre évolution, Nous devançons de peu Grand-Papa CRO – MAGNON.
Cinquante pour cent des missiles Sont censés atteindre leur but. L’autre moitié : les imbéciles, Sur les populations civiles, Se dispersent tous azimuts. Ce qui ne trouble nullement Les grands chefs de gouvernements.
SI VOUS NE VOULEZ PAS FAIRE TAPISSERIE Evitez d’aller danser avec un gilet « pare-bal »
L’INTERPRETATION FAIT MINIME Il faut avoir perdu la tête Pour consacrer grande vedette Une gamine de cinq ans. Il eut été bien plus honnête De lui donner une sucette, Quitte à vexer Papa-Maman.
Non, l’Etat ne va pas « purger » Le R.M.I., c’est impensable : Revenu-Maxi-Imposable, Il est à l’abri du danger.
La Suisse applique une recette Quand la morale la bouscule : Elle fait la sourde OREILLETTE Dès qu’on touche à son VENTRICULE.
Pourquoi donc les traiter de folles Alors qu’elles n’y sont pour rien ? La coupable, on la connaît bien, C’est notre science agricole.
Soyons-en convaincu, l’appel à la mémoire Joue un rôle réconfortant : Celui d’entretenir la réserve d’histoires Qui nous servent de passe-temps.
CON :PRIS Le « politiquement correct », C’est-qui-qu’on-a-cloué-le-bec.
LE LOUP DU LARZAC Il s’était égaré, l’on ne sait trop comment, Loin de son environnement Naturel. Mais que peut faire un loup, tenaillé par la faim, Sinon arriver à ses fins : Rituel. Evidemment, bien sûr, notre gent chasseresse, Pour les moutons a des faiblesses ; D’où l’action, Menée à grand renfort d’hommes de toutes sortes, De ceux que leur nature porte Le résultat fut nul, l’animal s’éteignit, Ne laissant aux nemrods qu’un squelette terni Par l’été ; Que l’on identifia, néanmoins, comme étant L’ennemi que traquaient les braves combattants Dépités. MORALITE : Il est dur, quels que soient les moyens engagés, De se débarrasser, parfois, d’un étranger…
C’est dur de se faire connaître, Surtout lorsqu’on n’est pas connu. Certains n’en sont pas revenus. Ils devraient insister, peut-être… Pour ce faire un scandale est toujours bien venu.
AU TEMPS DES « AFFAIRES » Le jour d’une grande revue, Un bidasse fut mis au trou, Pour avoir crié : « garde à vue ! » A la place de : « garde à vous ! »
Il parait que les soutiens gorge, Ceux qui sont armés jusqu’aux dents, Sont responsables d’incidents, En des lieux où pourtant se forge La sécurité du « dedans ». Ils déclencheraient les alarmes, Au même titre que les armes.
L’on a prévu deux sens pour le mot HEROINE : L’un fleure le héros et l’autre la débine.
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