Les épigrammes de Léo
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A lire directement - 07 - Septième volume

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SEPTIEME VOLUME
 
RESUMONS-NOUS
 
Dire ce que l’on sait mais le faire en UN MOT
Au lieu d’user de CENT, n’est-ce pas méritoire ?
La paresse y rejoint l’absence de mémoire :
Serait-ce là DELITS JUMEAUX ?
 
LA QUESTION DES GRANDES SURFACES
 
Quelle que soit la conjoncture,
Le paysan, en Beauce, est comblé
Avec l’aide de la nature
Et des fonds pour l’Agriculture,
Il récolte toujours du « blé ».  
 
GAGATERIES 
 
Après un certain âge, on se « déplie » moins bien,
Au moral autant qu’au physique ;
Et l’on découvre, alors, qu’il suffirait d’un rien
Pour détraquer la mécanique.
 
 
 
ICI ET LA ET AU-DELA
 
Le Mormon baptise à longueur d’année
Les morts inconnus, les âmes bien nées,
Pour leur éviter un séjour infâme.
Mais l’opération gratis pro Deo
Gagnerait sans doute un peu de brio,
Si Noirs et Indiens étaient au programme. 
 
PRECHI-PRECHA 
 
Peut-on vraiment être sincère
Lorsqu’on nous parle au nom de Dieu,
Alors qu’on n’a, pour tout repère,
Qu’une fausse voûte des cieux ?
 

 
CHER AMI, JE SUIS... 
 
Si la DESOLATION engendre la tristesse,
L’adjectif, né du mot, ouvre un autre horizon :
Fort hypocritement il fait des politesses,
Lorsqu’on est DESOLE d’avoir toujours raison. 
 

LES DESSOUS DU DESSUS DU PANIER  
 
Quand les milliards de francs que génère le Crime,
Nous reviennent, blanchis, avec souvent en prime,
La connivence des banquiers,
L’on peut se demander si la haute finance
Qui gère la planète en toute indépendance,
N’est pas pourrie en son entier.

 
TABLE D’ORIENTATION
 
La banlieue pourrait disparaître
Si l’on voulait bien reconnaître
Qu’il n’est point d’autre solution
Que d’en faire le cœur de l’agglomération.
 
 
POUR LE MEME PRIX
 
La star de la télé profondément diffère
De l’étoile, au zénith, que l’Art nous garantit.
Dans un cas le talent est pris comme repère,
Dans l’autre, en général, le baratin suffit.
 
PRESQUE UN AVION A REACTION
 
Savez-vous pourquoi la COMETE
Est un objet considéré ?
C’est parce qu’il est avéré
Qu’elle garde toujours et sa QUEUE et sa TETE.
 
ESPRIT D’EQUIPE
 
On rêve que les gens s’inspirent
Des simples COURBES DE NIVEAU :
Toutes égales, sans se nuire,
Tranquillement elles s’étirent
Un peu plus bas, un peu plus haut,
Dévolues au même boulot.
 
DENI DE JUSTICE
 
L’on se moque des étourneaux
Et de leur cervelle d’oiseau ;
Pourtant, à voir leurs performances
Lors de leurs vols en formation,
Ils gèrent leurs évolutions
Mieux que la Patrouille de France.
 
SANS TRAIT D’UNION
 
La vie implique « des cadences »,
Qu’on écrit, d’abord, en deux mots.
Puis, quand s’accumulent les maux,
Un seul suffit, en l’occurrence.
 
PREUVE PAR … NEUF
 
Pour souligner un fait, pour en marquer le prix,
Autrefois l’on disait, en bref, : « C’était écrit »
De nos jours, le constat autrement formulé
Nous renvoie au slogan : « C’était à la télé ».
 
EN VEDETTE
 
Comment peut-on vraiment se sentir rassuré
Lorsqu’on vous dit, un jour, vous voici CON SACRE ? 
 
EURO-VISION
 
L’Europe va-t-elle
Rester sous tutelle
Des Etats-Unis ;
Ou bien disparaître
Pour enfin renaître
Etats-REUNIS ?
 
PREMIER DE CORVEE
 
Classé « faible d’esprit », un tantinet voleur,
On l’appelait « marteau-piqueur »
 
DROGUE DURE
 
Nous devrions, pourtant, comprendre les Banques :
Parées à GROGNER.
Elles craignent d’être en état de manque,
De manque à GAGNER.
 
LIVRET A… LUI… MEME
 
Il faut bien que l’Etat en crise
Rançonne les petits porteurs,
Puisque sur les grands prédateurs
Il n’a toujours aucune prise…
 
LA RETRAITE AUX FLAMBES
 
Si vous n’avez aucune chance
D’être réélu député,
Tournez-vous vers la sous-traitance :
Le Sénat reste très coté…
 
REMISSION
 
Mettre une chose au POINT est une solution
Pour autant que le point est d’INTERROGATION.
 
BIO (il) LOGIQUE
 
Quand deux ou trois pour cent marquent la différence
Qui nous met au-dessus du cousin chimpanzé,
Ce ridicule taux ne peut qu’indisposer
Notre brillante intelligence.
 
Im (POT DE L’AMITIE)
 
A vous tous, mes compatriotes,
J’adresse mes vœux LES PLUS CHERS,
Et pour ôter leur goût amer,
J’ajoute quelques papillotes.
 
CANARDAGE
 
La Télévision élimine
La Presse écrite à petit feu.
Tous les journaux font grise mine,
Dès que la pub fait les gros yeux ;
Un seul échappe au traquenard :
Notre véritable « Canard »
 
DISTRAITEMENT VOTRE…
 
Les politiques nous l’on dit,
Privilèges et droits acquis
N’ont plus aucune raison d’être.
Principe auquel les Députés,
En votant leurs indemnités,
Ont oublié de se soumettre.
 
« SUIVEZ-MOI VOUS AUREZ UN BIEN MEILLEUR DESTIN »
 
C’est par le Verbe qui la roule
Que se laisse entraîner la foule.
 
TRAITEMENT DE CHOC
 
La fraude fiscale est la cause
De la dérive du Budget,
Mais, à ce mal, rien ne s’oppose,
La corruption est au sommet.
Alors il ne reste à l’Etat
Qu’à surimposer… par le bas.
 
EURO-MISCIBLES
 
Deux peuples, pour le moins, en Europe, s’opposent :
L’anglo-saxon pur jus et le gréco-latin.
Chez l’un, par tradition, l’honnêteté s’impose,
Pour l’autre, la combine, offre un attrait certain.
Et suivant le moral, le moment ou l’enjeu,
Nous nous rattachons à l’un d’eux.
 
MICRO-ORDONNATEUR  
 
L’Homme enclin à trouver la vie : informe, à tics,
Espère pour « l’Après » au moins un LOGIS CIEL.
 
AU GRATTAGE ET AU TIRAGE
 
L’intérêt bien compris, pour un marchand de mines
Réside dans le fait d’être sollicité
Pour désamorcer les « machines »
Qui n’ont plus leur utilité.
 
MOTUS ET BOUCHE COUSUE
 
L’esclavage, nouvelle mode,
Est bien au cœur de nos cités,
Clandestin, certes, mais commode
Pour qui détient l’Autorité :
Soutirez les « papiers » à qui cherche un emploi,
Il devient prisonnier en étant hors la loi.
 
MEDECINE DOUCE
 
Prendre un type abruti par la télévision
Et l’étendre au soleil, avec persévérance,
Devrait être l’épreuve à prévoir, en urgence,
Dans les stages de formation.
 
JE NE VEUX PAS LE SAVOIR !
 
Dire la vérité n’est pas chose facile
Lorsqu’elle vient, d’un coup, combler un trou béant
Et que l’intéressé ne juge pas utile
D’être sorti de son néant.
 
FRANC COMME L’OR
 
En France, au moins, l’on commémore
Pour tenter de rendre indolore
Les effets du « serre-la-vis » ;
Et là, plus rien ne nous arrête,
Nous allons tous faire la fête
Pour le baptême de CLOVIS
 
CELA VA SANS DIRE
 
Mieux vaut chuter dans les sondages
Que tomber dans les escaliers :
Deux altérations de l’image.
L’une affecte le personnage,
l’autre la personne… EN ENTIER. 

 
 
EPARGNONS LA CAISSE
 
Il faut admettre qu’on nous tance
Pour notre fâcheuse tendance
A miser sur le livret A.
Spéculation d’autant plus grave
Qu’à ce jeu pervers l’on entrave
La Renaissance de l’Etat.
 
OPIUM DU PEUPLE
 
Pour un trafic du « stup », un jour, intercepté
Et que tous les médias mettront en évidence,
Combien vont aboutir, en toute impunité,
Au terme de circuits d’une honnête apparence,
Par les « Voies du Silence »
Comme aurait pu l’écrire une célébrité…
 
C’EST POUR CELA QU’ILS LA MAINTIENNENT
 
Entre une balle dans la peau,
La piqûre pour grand repos,
Le flash de la chaise électrique,
Et la corde, comme à l’antique,
La peine capitale offre, aux Etats-Unis,
Un choix qualitatif dont on est démuni.
 
QUESTION D’ORTHOGRAPHE
 
Dans une économie où la lutte s’impose,
Il faut, pour triompher, une âme de TUEUR,
Que l’on peut acquérir, des stages le proposent,
Et qui sait bien choisir termine grand SAIGNEUR.
 
A MI-COURSE
 
Un petit travail sédentaire,
Un penchant pour la bonne chère,
Il n’en faut pas plus, l’âge aidant,
Pour garantir, sans anicroche,
La prospérité d’une BRIOCHE
Dont le fessier est le pendant…
 
GRAND-MESSE
 
On est le vingt, il est vingt heures,
Température vingt degrés.
Le soleil, là-haut, fait son beurre,
Faisons le nôtre sur le pré…
 
LA PRESSE QU’ON PRESSE
 
Le « Monde » se transforme avec rapidité
Mais il ne s’améliore guère :
A quoi bon ce portrait d’un criminel de guerre,
Ces photos en couleurs de personnalités ?
Alors que, par ailleurs, l’espace est limité :
Le courrier des lecteurs, les infos régionales ;
Quant à la Radio, sa place marginale
Ne facilite pas un choix précipité.
 
EN CARTE
 
Avant d’aller solliciter
Une pièce d’identité
Vérifiez la date et le lieu
De naissance de vos aïeux. 
Et s’ils ont commis l’imprudence
De venir au jour hors de France,
Prenez votre mal en patience…
 
HONNEUR ET PATRIE
 
Cherchez un minuscule îlot,
Sans aucun intérêt pratique,
Plantez-y un petit drapeau,
Des armes, aussitôt, rappliquent.
 
« A MOI COMTE, DEUX MOTS »
 
Nous voyons, à peu près, ce qu’est l’AGE MOYEN
S’il s’agit, tout au plus, d’un simple citoyen,
Mais inversons les mots et le flou artistique
Perturbe gravement la rigueur statistique.
 
RATAPLAN !
 
En France on commémore
Avec obstination ;
Tout autant l’on décore
Avec ostentation ;
Bien que cela dévore
Une part d’attention,
Le peuple crie :  « encore ! »
Avec délectation.
 
ECLIPSEE L’ECLIPTIQUE
 
Si la Terre, sans prévenir,
Faisant fi de notre avenir,
Décidait de changer d’orbite…
Avec l’espoir, chez Jupiter,
Sans télé ni grand reporter,
D’accéder, comme supporter,
Au rang de Premier satellite…
 
LE ZERO ET LE FINI
 
Il semble que l’ESPION ne fasse plus recette,
Celui, du moins, toujours classé
Dans quelques œuvres du passé
Comme incontestable vedette.
Les querelles de chefs frisant le sous-produit,
Il est clair qu’il devient difficile aujourd’hui
De jouer, pour de bon, les hommes de la nuit.
 
« LA MARINE FRANCAISE VOUS DIT M... »
 
Un porte-avions poussif qu’il faut remodeler,
Défaut, qu’à tous les coups, un ennemi remarque,
Avec un tel produit, comment chercher ses marques,
Sans craindre, pour le moins, de faire rigoler…
 
« UN POUR TOUS, TOUS POUR UN »
 
Le « parti unique » est partout
Et juge qu’il est dans son rôle,
D’avoir à s’occuper de tout,
Y compris de vous mettre en taule,
Si, par une petite toux,
Vous désapprouvez son contrôle.
 
SUR LA BONNE VOIE
 
On ne peut que se réjouir
De voir la Corse réussir A
« canaliser » la violence ;
Il lui reste, dorénavant,
A pousser un peu plus avant
Les règles de la bienséance.
 
NOS ANCETRES LEGAUX…
 
C’est un détail, mais capital :
L’ancêtre du Néandertal
Le serait en ligne directe.
Il nous reste à faire l’effort,
Pour commémorer cet apport,
De choisir la date correcte…
 
SAINTE AISE PRIEZ POUR NOUS
 
L’on peut faire le tour du Globe,
Sans bouger de son rocking-chair,
Tant les médias qui nous enrobent,
Dans le but de nous pomper l’air,
On investi notre Univers.
Seule, encore, l’odeur échappe à leur emprise,
Mais ce n’est que partie remise.
 
LE GRAND CHOIX
 
La France accueille, Mère Poule,
Les nuisances de nos voisins :
Les poids lourds que Berne refoule,
Le plutonium de nos cousins.
Comment donc encore exiger
Qu’elle héberge des étrangers…
 
BANLIEUE A PROBLEMES
 
Lorsqu’on traite d’astronomie
Et de distances infinies,
Il est de mots qui font sourire :
Désigner par « groupe local »
Un vaste ensemble sidéral
S’apparente à de la satire.
 
CAS D’INCONSCIENCE
 
L’Iran est un pays où l’islam fanatique
Trouve des bases de repli ;
D’où les cris étouffés d’indignation cynique
Contre le régime établi ;
Qu’il faut évidemment ménager malgré tout,
Pour une question de gros sous.
 
CHASSE GARDEE
 
L’avantage du diplomate,
Reconnu persona grata,
C’est d’être étranger à l’Etat
Qui lui ménage des pénates.
Ce qui lui permet d’employer
Des domestiques sous-payés.
 
AUTODERISION
 
Edulcorer son quant-à-soi,
N’est pas une chose facile,
Tant il s’implique dans un MOI
Qui se veut étranger au flot des imbéciles ;
 
ECHO DES COTES
 
La Bourse des Valeurs a sa propre morale :
Quand le chômage baisse, elle perd les pédales.
 
FORCE D’AME
 
Ils sont patrons de grosses boîtes
Rémunérés au taux maxi, Restructurateurs endurcis,
Persuadés que tout s’exploite.
Partant de là les esprits sages
Les surnomment : « tueurs à gages. »
 
ANKARA UN EFFORT
 
La Turquie a du mal à refaire surface,
Pour régler ses conflits démocratiquement :
L’intégrisme agressif et le Kurde tenace,
Prennent le contre-pied de son gouvernement.
 
FAUX HERITAGE
 
Ignorant l’existence et le mode d’emploi
Du langage martial dont usaient les Gaulois,
Nous voyons s’appauvrir notre vocabulaire.
Comment redonner force à nos gauloiseries,
Patrimoine fragile au cœur de la patrie,
Quand nous sommes privés de ce lien terre à terre ?
 
PAPOU : RIEN
 
Que peuvent les arcs et les flêches,
Pauvres gens !
Lorsque la technique et l’argent
Sont de mèche…
 
DERIVE
 
J’aime le choc des mots qui, sans se faire mal,
Suivent, de temps à autre, un parcours anormal.
J’aime le son qui dort, peinard, au fond de MOI,
Souvent prêt à doper l’hémistiche en émoi.
 
TEMPS PRESENT
 
La pluie écoule encor son trop plein de nuages,
Quand le soleil brillera-t-il ?
En dépit d’échanges subtils,
Le ciel, de parti pris, reste sourd aux sondages.
 
 
LE SEL DE LA TERRE
 
Pourquoi dire que la CULTURE
A son budget bien mal en point
Avec un Etat qui prend soin
De lui donner de l’envergure ?
AGRI, préfixe rebondi,
N’augmente-t-il pas son crédit ?
 
MAITRES DES RE-QUETES
 
Il est clair que les lois, en Corse,
Ont le même impact que chez nous ;
Hormis quelques vaches retorses
Qui se cantonnent dans le flou
La collecte des subventions
Y prospère sans restrictions.
 
ASSISTANCE SOCIALE
 
Ne nous faisons pas trop de bile
Quant à l’avenir du BANQUIER.
Il connaît la force tranquille
Des exercices cachottiers ; 
Et la seule fracture à lui faire du tort
Est celle de son coffre-fort.
 
PRETIUM DOLLARIS
 
Pour les américains, l’Etat n’est qu’un fardeau
Que l’on doit alléger en toutes circonstances.
C’est ainsi qu’affublés d’un simpliste crédo
Ils comptent sur le ciel pour calmer la souffrance.
Sauf dans le pur combat contre la concurrence,
Où l’appui fédéral doit aller crescendo.
 
EURO-GOGOS
 
Quand donc aurons-nous le courage
D’arrêter, dans les cas gênants,
De jouer les Vieux Continents
Atteints par la limite d’âge ?
 
CYBER-LUE
 
Nous faisons voyager les sons et les images
Après avoir subi l’effet de compression ;
Il faut imaginer que, vers la fin des âges,
L’on vous déplacera les gens et leurs bagages
Dans d’identiques conditions.
 
PHILOSOPHISTIQUE
 
L’Humanité, quoi qu’elle fasse,
Demeure toujours dans l’impasse
En vertu d’un « droit » mal acquis,
Par Dieu sait qui…
 
FOCALISONS
 
Les phoques-moines sont en passe
De disparaître corps et biens
Si l’Homme, aujourd’hui leur gardien,
N’assume un soutien efficace.
Et pourtant, chez eux, pas question
D’une baisse des vocations…
 
COUCOU, CHANNEL !
 
Entre nous, pour faire la tare,
La Nature a placé la Manche.
Mais quant à ce qui nous sépare,
C’est une autre paire de manches…
 
HORLOGE PARLANTE
 
Pour passer de la zone FRANCE
à la zone francHe,
le difficile est de trouver
l’heureux H.
 
RAYES DE LA CARTE
 
Dans un pavillon de banlieue à risques,
Madame et Monsieur stockaient leur ennui.
Ne parvenant pas à changer de disque,
Ils se morfondaient le jour et la nuit ;
Quand survint l’Etat et son projet fol :
Un plan d’occupation… du sol.
 
OUTRANCES D’OUTRE ATLANTIQUE
 
Allons, plaignons, ne vous déplaise,
Ces Nord-Américains obèses
Victimes de malnutrition
Par excès d’alimentation.
A leur surcharge pondérale,
S’ajoute encor le poids des taxes fédérales...
 
BETE COMME CHOU DE…
 
Un agriculteur peu fûté,
Comptait sur des indemnités
En provenance de Bruxelles.
Il s’était donc étiqueté,
Sur sa carte d’identité :
« Eleveur exclusif de vaches virtuelles ».
 
CHOME TOUTE
 
Que dirait Jean de la Fontaine ?
« Que le travail est un trésor ? »
Assurément et plus encor :
Qu’en trouver, de nos jours, est vraiment une aubaine.
 
JEU DE PISTE
 
Quand on ne pourra plus faire un pas sur la Terre,
Sans montrer, aussitôt, sur les pieds du voisin,
Avec un ciel bouché par les hélicoptères
Et la Mer occupée à nourrir les requins,
Saura-t-on, au délà du système solaire,
Découvrir le relais d’un petit pied-à-terre ?
 
SOUS L’EMPIRE DU MILIEU
 
Il faut vendre, quitte à se vendre,
Pour gagner des parts de marché.
Au besoin même se déprendre
Des droits de l’Homme trop léchés.
C’est ce que la Chine apprécie,
Au nom de la démocratie.
 
FAUX CONTACTS
 
On n’a plus grand chose à se dire,
Lorsqu’on est resté très longtemps
Sans se parler et sans s’écrire…
Sur la pluie… et sur le beau temps…
 
DAME-OISEAU
 
Lorsque le goëland est las d’un voisinage
Près du nid où s’ébat son oiselet pataud,
Il fonce sur l’intrus, non sans quelque dommage
Pour le cuir chevelu de l’imprudent badaud.
 
ARNAQUE
 
Les jeux télévisés ont pour mission, Bobonne,
Sous le couvert d’un règlement,
De gonfler, dans la joie et subrepticement,
Ta facture de téléphone.
 
NE VOUS « MOSQUEZ PAS »
 
Vive le sport à l’iranienne,
Hommes et femmes séparés
Dans les gradins et sur le pré :
Une victoire sur l’obscène,
Dans un grand pays libéré
Des contraintes républicaines.
 
CA COCOTTE SOUS LES COCOTIERS
 
La France d’Outre Mer n’est pas, à l’identique,
Un hexagone en réduction.
Au droit strict s’associe un parfum exotique
Qui l’incite aux compromissions : A
insi de Saint Martin, territoire français,
Où le maire, en conseil, se produit en anglais.
 
« NOUS ALLONS NOUS RESTRUCTURER… » 
 
Si le patron vous complimente
Sur vos réelles qualités,
Gardez-vous, de votre côté,
D’une attitude triomphante.
Ayez donc à l’esprit que nombre d’évictions
S’accompagnent d’extrême « onction ».
 
JAPONIAISERIE
 
Vous, qui pensez que les toilettes
Sont un adjuvant du transit,
Vous pourrez monter au zénith
Si vous ne perdez pas la tête :
Des avions japonais, moyennant supplément,
Offrent le grand confort à votre FONDEMENT.
 
PIED DE NEZ
 
Une ampoule, il en faut toujours.
Pas au pied, mais pour une lampe ;
Sauf à voir la question sous un tout autre jour,
Si vous pensez au PIED DE LAMPE.
 
CONSEIL DE REVISION
 
Pourquoi dépenser tant d’argent
Pour garder avec nous des gens
Qui veulent leur indépendance ?
Autant réserver ces crédits
Pour venir en aide aux proscrits
Qui rêvent de rester en France !
 
POINT D’ORGUE ?
 
Et pourquoi serions-nous un aboutissement
Dans le lent processus d’évolution obscure ?
Penser l’Homme « achevé » serait une imposture,
Ainsi que le verront nos lointains descendants.
 
HAUT RENDEMENT
 
Tout se mesure à la seconde
Dans la logique du profit.
C’est dire le peu de crédit
Qu’on accorderait à VINCI
Pour réaliser, sans souci,
Le Sourire de la Joconde…
 
HEUREUX VIKINGS !
 
La Norvège, hors de l’Europe,
Du moins, de sa Communauté,
Affiche une bonne santé
Que les hydro-carbures dopent.
Elle peut donc tranquillement
Faire face aux évènements,
Ce qui nous met, par réaction,
A l’abri d’une autre invasion…
 
A HORACE
 
« Rome, l’unique objet de mon ressentiment ».
Ne pourrait-on trouver un solide argument
Qui puisse faire CD-ROM ?
 
T’Y VOIS-TI
 
On nous dit que Paris est notre capitale :
P’têt ben qu’oui.
Que l’esprit y reçoit les vertus cardinales :
P’têt ben qu’non. 
 
ON ET O.N.G.
 
En Corse le dialogue est, dit-on, reparti.
On ne sait pas vers où…on parle de maquis.
 
FRACTION DE FRACTURE
 
Pas le moindre désir de reprendre contact :
Tentative avortée, oubli, manque de tact,
Toujours est-il qu’ainsi des amitiés s’estompent
Les intérêts communs ont, bien sûr, disparu
Et leur rappel, alors, peut paraître incongru.
Les liens trop distendus finalement se rompent.
 
« IL FUT TOUT HEUREUX ET TOUT AISE… »
 
Un jour, sur un grand pied, allait je ne sais où,
Elkabbach tenaillé par des questions de sous.
Il marmonnait une prière :
« Ondes-à-audimat, ai-je encore un recours
Contre le mauvais œil, les faux amis d’un jour,
Vous à qui je dois ma carrière ? »
 
PLUS ( ?) D’IMPOT
 
Pourquoi l’Etat ment-il ? C’est un état mental
Propre à l’Etat banquier comme à l’Etat bancal.
 
IDEM
 
Toute répétition agace au plus haut point,
Qu’il s’agisse d’un mot, d’une action ou d’un geste.
Voyez le candidat, collectionneur de vestes,
Le boxeur fatigué des flots de coups de poing ;
Ne parlons pas de Dieu, qui jamais ne proteste,
Mais voit rééditer nos plaintes indigestes…
 
PANNEAU URBAIN
 
 Un être amoureux, trop timide
Pour s’attirer quelques faveurs,
Avait cru mettre au point un guide
Qui pourrait capter l’âme sœur.
Sur la face de son polo,
Il avait écrit : « Plan au dos ».
 
CLO (vis + tilde)
 
Ah ! si les télés avaient été là
Quand Clovis fut fait un saint prélat,
Ce bon roi chrétien que la France honore !
Le Monde aurait pu suivre en temps réel,
Dûment commentée avec naturel,
L’inauguration des « Jeux » tricolores.
 
SOYEZ LES « BIENS » VENUS
 
Pour peu qu’un tourisme de masse
Engendre un tourisme de crasse,
L’autochtone appelle… l’agent ;
Et rêve au tourisme de race
Qui ne laisse, lui, que les traces,
Propres ou sales, … de l’argent.
 
PAR ICI LA BONNE SOUPE
 
Que peut valoir une chanson
Qui casse les mots et les sons
Pour hurler la désespérance,
Mais qui prospère, sans pépin,
Et fait d’un grand brailleur un cynique rupin
Qui planque son fric hors de France ?
 
LES ANNEES « FOLLES »
 
A vouloir, à tout prix, pousser les rendements,
On débouche sur le grotesque ;
Et faire un carnivore avec un ruminant
Donne un résultat ubuesque.
 
LE « GRAND HOMME »
 
Se disant investi d’une vaste mission,
A mener, de surcroît, bien sûr, sans rémission,
Il exige, au départ, une ample commission
Pour ne pas succomber à des compromissions.
 
NE LUI METTONS PAS TOUT SUR LE DO
 
La pollution de l’  « AIR » présente un avantage,
Si l’on peut s’exprimer ainsi,
Elle se garde bien de faire le partage.
Entre RE MI FA SOL LA SI.
 
 
LE TON FAIT LA CHANSON
 
Il faut convenir que les gens qui chantent
Prennent, bien souvent, un faux air méchant.
Le tordre-la-bouche-à-tout-bout-de- « chant »
Montre, de l’effort, la face éprouvante.
 
SINGAPOUR-VU-QUE-SA-DURE
 
Singapour est la ville-phare,
L’Etat-nation providentiel,
Pour qui prétend que l’essentiel
Dans notre vie-de-vivipare,
Est le commerce de l’argent.
L’île est là pour vous, bonnes gens. 
 
« FORTUNE »-FETE
 
Comment procède-t-on pour un licenciement ?
Un hebdomadaire l’explique :
Aux Etats-Unis, en pratique,
Cela ne se fait guère avec ménagement.
Certaines firmes, Dieu merci,
Savent prévoir, encore, un « départ » en taxi.
 
CRUDITES
 
De Gaulle a dit de nous : « Les Français sont des veaux ».
On pourrait ajouter : « et nés de VACHES FOLLES. »
 
PROTECTIONNISME
 
Lorsque les Grands Chefs se déplacent,
Les gardes du corps sont compris ;
Que ne prévoient-ils quelques places
Pour de vrais « gardes de l’esprit »…
 
 
FRIC-ACTION
 
Le chômage augmente Dangereusement,
L’Etat se lamente Hypocritement,
Mais la Bourse enfante
D’heureux placements.
 
GRAND FORMAT
 
Un grand homme souffrait de sa petite taille,
Il s’appelait Lawrence, on le fit d’Arabie.
La personne, dès lors, par le film agrandie,
Sous les traits d’un acteur, sortit de la piétaille
Et s’en vint s’insérer dans l’encyclopédie.
 
JALOUSIE
 
« Je m’en vais, devant tout le monde »
Dit la MENATE à son mari.
Car la pauvrette avait mal pris
Qu’il chantât : « Auprès de ma blonde… »
 
 
ART POETIQUE II
 
Comme on écrit d’abord pour soi,
Autant faire un TRUC qui vous plaise,
Quitte à mettre entre parenthèses
Quelques MACHINS de « bon aloi ».
 
ERREUR D’ORIENTATION
 
Le Mexique, dit-on, est corne d’abondance,
Son dessin, sur la carte, en serait le témoin,
Qui se déverserait, hélas, de préférence,
Sur le voisin du Nord qui n’en a nul besoin.
 
MONDA (ina) NITES
 
Elles caquettent les cocottes,
Richement caparaçonnées,
Et même, quelquefois, bien nées,
Prêtes à jouer les « mascottes ».  
Tandis que leurs-époux-épais
Epient-à-part-les-pas-suspects.
 
PONTS ET CHAUSSEES
 
Sur les chemins de vie où, contraint, l’Homme roule,
Une épigramme, en bref, souligne un nid de poule.
 
VIDE-POCHES
 
« La bourse ou la vie » osaient les truands
Qui mettaient « les deux » presque en parallèle.
La spéculation, aujourd’hui, nous tend
Un piège, après tout, bien plus révoltant
Puisqu’il se déploie à très grande échelle.
 
EN QUETE D’HAUTEUR
 
Comment retrouver la frimousse
De notre France pure et douce,
Celle d’avant l’immigration…
Quand nos ancêtres les Arvernes
Résidaient encore en cavernes
Et refusaient la « pollution »…
 
EVITONS DE SUPERMARCHER
 
On ne peut pas être assuré
De la parfaite inocuité
Des mets qu’on achète en boutique.
Le doute devrait s’instaurer :
-Ceinture de sécurité-,
Comme il s’impose en politique.
 
RESIDUS DE RESIDENTS
 
Que va-t-il donc rester, dans les futurs lointains
De nos petits pâtés, de nos petits potins,
A même d’occuper notre « case » historique…
L’Image aura vécu, le Son passé la main ;
Peut-être lira-t-on dans le génome humain,
L’esprit de nos mœurs politiques…
 
EFFET-MERITE
 
Faut-il laisser voter l’électeur immature ?
On peut se poser la question,
Vu les « bons résultats » obtenus sans bavure
Par l’ELITE de la Nation…
 
ZOOLOGIQUE
 
Il faut se souvenir que la reproduction,
Pour les animaux sans défense,
Est la seule façon d’assurer leur présence
Dans un Monde régi par la compétition.
Tout ceci, bien sûr, n’a pas cours,
Si l’on fait référence aux BETES A CONCOURS.
 
MONUMENT HYSTERIQUE
 
Il n’a pas fini de faire des vagues
Le site-à-déchets du Cap de la Hague,
On parle, à présent, de milliers d’années.
Ainsi s’enrichit notre patrimoine,
Par le simple jeu des progrès idoines
Et d’une prospective raffinée.
 
LE PERE AUGUSTE
 
« Autrefois, bien sûr, c’était autre chose,
On mangeait plus sain, on faisait la pause,
On allait partout et sans sauf-conduit.
Parler de « bon temps », c’est une autre histoire,
Fallait pas compter sur des gros pourboires,
Mais ce n’était pas pire qu’aujourd’hui. »
 
CLOVIS
 
Il avait le front national
Sûrement le regard martial
Et peut être la bouche amère.
Le langage on ne peut plus FRANC,
C'est à dire avec un accent,
Mais dû, tout naturellement
A son origine étrangère…
 
LE COUT DE L’ECOUTE
 
Il est parfois avantageux
D’avoir l’ouie calamiteuse :
Quand le discours calamiteux
Prend une pose avantageuse.
 
L’INCONNUE DANS LA MAISON
 
Une huître ayant l’esprit subtil
S’interrogeait : « Pourquoi faut-il
Que nous soyions toujours fermées
Pour être vraiment estimées » ?
La réponse vint aussitôt
D’un coquillage incognito.
Elle apprit, alors, qu’en premier,
L’HOMME cherchait la PERLE en ouvrant le « boîtier ».
 
PIS QUE PENDRE
 
Imaginons un Parlement,
Où, Juifs, Chrétiens et Musulmans,
Tous intégristes authentiques,
Auraient pour rôle œcuménique
De légiférer sainement…
Encore un « verset satanique » !
 
SYNDICAT SANS INITIATIVE
 
Si l’on sait choisir son trottoir,
On peut, bien sûr, marcher à l’ombre,
Mais encore faut-il pouvoir
Distinguer le trop clair du sombre :
Type même d’information
Qui n’est nullement pris en considération.
 
SOLILOQUE
 
Les gens du Midi se racontent,
Ils vous posent peu de questions,
La plupart du temps ce qui compte,
Ce sont leurs propres réflexions.
 
ON VOUS EN DONNE L’ASSURANCE
 
Dans ce beau pays d’Amérique,
Le Social est au rendez-vous :
Un décès se calcule en « points économiques »
Et les indemnités itou.
La mort d’un cadre performant
A nettement le pas sur celle d’un enfant.
 
VERS DE CONTACT
 
Nous avons échangé quelques banalités,
Pour être au diapason des relations humaines.
Le ciel était au beau, ce fut là notre aubaine,
Mais la pluie aurait eu la même utilité
Dans le jeu des temps morts que l’on meuble avec peine.
 
YA QUELQU’UN ?
 
Tous ces gens disparus et sans laisser de traces
Sont-ils dans le Cosmos ?
Ou bien tombés, ultime crasse,
Sur un os…
 
PARASITISME
 
Etre PERSONA NON GRATA, diplomatiquement,
c’est louche mais, hygiéniquement, c’est bien.
 
COLLABORATION ETROITE
 
I
« Chéri, puis-je t’aider à faire quelque chose ?
–Assurément ma bonne amie :
Rester à la maison, mais soutenir ma cause
En veillant sur mon linge avec économie. »
 
II
« Chérie, puis-je t’aider à faire quelque chose ?
–Assurément mon bon ami :
Rester à la maison et prendre fait et cause
Pour les menus travaux, partagés à demi. »
 
LE PETIT SOUPER AUX CHANDELLES…
 
Tandis que les serveurs s’affairent poliment,
Les bâfreurs attestés s’installent bruyamment,
La cigarette au bec, la bedaine pesante.
Puis, la boisson aidant, le rire franchouillard,
Ponctue en l’aggravant le propos combinard
Jusqu’à ce que, la nuit devenant plus présente,
Le cycle digestif calme, enfin, les braillards.
 
POUR QUELQUES MARKS SEULEMENT
 
Un nouveau CD.ROM est mis sur le marché
Qui, selon un barème, efface vos péchés.
C’est un produit BIO, longuement éprouvé,
A base uniquement de PATER ET D’AVE.
 
« LA REPUBLIQUE NOUS APPELLE… »
 
Craignons pour notre LIBERTE
Si l’absence d’EGALITE,
Inhibe la FRATERNITE.
 
L’ART D’ETRE GRAND PAIR
 
Un acte courtisan suppose, chaque fois,
D’être METRE PLIANT, itou MAITRE DE SOI.
 
LE « SEL » DE LA TERRE(2)
 
Avec les fruits qui se refusent
A contrôler leur production,
Le maîs qui, sans eau, s’excuse
De sa faible constitution,
La vigne de tout temps obtuse
Qui se nourrit d’insolation,
Je crois bien, si je ne m’abuse,
Qu’on reparle de subventions.
 
SOIR D’ETE
 
Quand les médias n’ont rien à dire,
Que nos chefs, parce qu’au repos,
Parlent de baisser les impôts,
Gardons-nous un temps pour sourire,
Avant de nous laisser « remener » en bateau.  
 
DERAPAGE
 
C’était parti d’un BON NATUREL
pour aboutir au PIRE ARTIFICIEL.
 
FRANCE … ASILE…DE…
 
On expulse des gens honnêtes,
Pour une histoire de papiers,
Mais on garde, au chaud, les banquiers
Qui se sont payés notre tête.
 
L’INTERET GENERAL EST PARTICULIER
 
Le « privé » récuse les pertes
Et prend les gains sur le « public ».
L’économie est dite ouverte,
Le libéralisme grand chic.
Ce n’est pas une découverte,
Mais « ça craint » et c’est là le hic.
 
GRAND ANGLE
 
A s’en tenir aux paysages,
Il est clair que tous les voyages
Offrent du rêve, à volonté.
Un ennui, mais il est de taille,
C’est qu’à chaque fois il nous faille
Prendre en compte les à côtés.
 
LA CHINE(im) POPULAIRE
 
Comment peut-on parler « d’Empire du Milieu »
Quand les niveaux de vie opposent les extrêmes ?
Le Centre, dans ce cas, n’est-il pas un non-lieu
Une sorte de faux emblème ?
 
Dans un pays où règne :
La Liberté dans l’Economie et
L’Economie dans la Liberté…
 
« LE BATEAU IVRE »
 
Que de gens, ici bas, n’aspirent qu’au bonheur !
Ils sont les plus nombreux, de loin, mais par malheur
C’est la minorité qui veut mener la danse
Sans en avoir, hélas, la moindre compétence.
 
« TOURNEZ MANEGES »
 
On dit bien que la girouette
Symbolise les Chefs d’Etat ;
Nous en connaissons, des vedettes,
Sensibles aux micro-climats…
Il est vrai que certains, qui ne « tournent » qu’un temps,
Sur la mauvaise « option » se coincent bêtement.
 
SANS LOGIS
 
Si vous découvrez un terrain MEUBLE,
vous pouvez l’occuper en toute légalité :
« En fait de MEUBLE possession vaut titre »
(article 2279 du code civil).
 
LE « CASSE » : ROLES
 
Quand quelqu’un qui ne casse rien
S’obstine à vous casser les pieds,
Faites en sorte, pour son bien,
Qu’il se casse, sur vous, le nez.
 
A HUE ET A DIA
 
La Technique fait des prouesses
Mais l’Ethique, en gros, ne suit pas :
Tente-t-elle de faire un pas
Qu’elle titube et puis s’affaisse.
Si bien qu’à ce niveau de notre évolution,
Nous devançons de peu Grand-Papa CRO – MAGNON.
 
IRAK-CIBLE
 
Cinquante pour cent des missiles
Sont censés atteindre leur but.
L’autre moitié : les imbéciles,
Sur les populations civiles,
Se dispersent tous azimuts.
Ce qui ne trouble nullement
Les grands chefs de gouvernements.
 
SI VOUS NE VOULEZ PAS
FAIRE TAPISSERIE
 
Evitez d’aller danser avec un gilet « pare-bal »
 
L’INTERPRETATION FAIT MINIME
 
Il faut avoir perdu la tête Pour consacrer grande vedette
Une gamine de cinq ans.
Il eut été bien plus honnête
De lui donner une sucette,
Quitte à vexer Papa-Maman. 
 
ENTENDONS-NOUS BIEN 
 
Non, l’Etat ne va pas « purger »
Le R.M.I., c’est impensable :
Revenu-Maxi-Imposable,
Il est à l’abri du danger.
 
A CŒUR OUVERT
 
La Suisse applique une recette
Quand la morale la bouscule :
Elle fait la sourde OREILLETTE
Dès qu’on touche à son VENTRICULE.
 
AH ! LES VACHES !
 
Pourquoi donc les traiter de folles
Alors qu’elles n’y sont pour rien ?
La coupable, on la connaît bien,
C’est notre science agricole.
 
IL ETAIT UNE FOIS…
 
Soyons-en convaincu, l’appel à la mémoire
Joue un rôle réconfortant :
Celui d’entretenir la réserve d’histoires
Qui nous servent de passe-temps. 
 
CON :PRIS
 
Le « politiquement correct »,
C’est-qui-qu’on-a-cloué-le-bec.
 

LE LOUP DU LARZAC
 
Il s’était égaré, l’on ne sait trop comment,
Loin de son environnement
Naturel.
Mais que peut faire un loup, tenaillé par la faim,
Sinon arriver à ses fins :
Rituel.
 
Evidemment, bien sûr, notre gent chasseresse,
Pour les moutons a des faiblesses ;
D’où l’action,
Menée à grand renfort d’hommes de toutes sortes,
De ceux que leur nature porte
Aux missions.
 
Le résultat fut nul, l’animal s’éteignit,
Ne laissant aux nemrods qu’un squelette terni
Par l’été ;
Que l’on identifia, néanmoins, comme étant
L’ennemi que traquaient les braves combattants
Dépités.
    MORALITE :  
Il est dur, quels que soient les moyens engagés,
De se débarrasser, parfois, d’un étranger…
 
AUTO-RISEE
 
C’est dur de se faire connaître,
Surtout lorsqu’on n’est pas connu.
Certains n’en sont pas revenus.
Ils devraient insister, peut-être…
Pour ce faire un scandale est toujours bien venu.
 
AU TEMPS DES « AFFAIRES »
 
Le jour d’une grande revue,
Un bidasse fut mis au trou,
Pour avoir crié : « garde à vue ! »
A la place de : « garde à vous ! »
 
MATON DIT  
 
Il parait que les soutiens gorge,
Ceux qui sont armés jusqu’aux dents,
Sont responsables d’incidents,
En des lieux où pourtant se forge
La sécurité du « dedans ».
Ils déclencheraient les alarmes,
Au même titre que les armes.
 
LE POUR ET LE CONTRE
 
L’on a prévu deux sens pour le mot HEROINE :
L’un fleure le héros et l’autre la débine.
 
Date de création : 29/08/2007 * 10:40
Dernière modification : 10/01/2009 * 21:01
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