L’on sympathise d’autant mieux,
Qu’on est dans le même caca :
Ayant donc remis tout à plat,
Ils sont dans le même cas qu’eux.
Mon Père, je m’accuse, en tant que voyageur,
D’avoir pu regarder, de mon train à vapeur
Les ébats licencieux d’animaux impudiques :
Un taureau, taraudé par un penchant pervers,
S’est jeté, comme fou, sur une vache au vert,
Avec une intention rien moins que catholique.
Au pied d’un long discours d’un leader politique,
Une souris s’interrogeait,
Car il était question, entre autres polémiques,
De « fromage » qu’on partageait. PASSAGE CLOUTE
C’est tout de même assez grisant
De traverser, chemin faisant,
Quand un feu stoppe les voitures :
Le pas un rien provocateur,
Sous le regard accusateur
Des motorisés, par nature.
Sûr que le dalaï-lama TIBETAIN-TIN
Est un encombrant personnage,
Insensible, et c’est fort dommage,
A notre éthique grand format.
Sait-il que la Chine est un client retors
Assuré, comme tel, de n’avoir jamais tort ?
L’HOMME QUI RETRECIT Il se dit : « tout droit dans ses bottes »
Mais il s’est tellement tassé
De par la baisse de sa cote,
Qu’on ne voit plus rien dépasser.
Quand les rois n’eurent plus la cote,
L’on découvrit les Sans-Culottes,
Mais cela ne dura qu’un temps.
En quête de potion magique,
Nous entrâmes en république,
Sans la découvrir pour autant.
ESSAI DE DIALOGUE
Hélas ! c’est la vérité crue :
Il faut descendre dans la rue
Si l’on veut émouvoir les Hommes Politiques ;
Lesquels auront à cœur d’écouter vos raisons
Pour peu que vous fassiez exploser des maisons
Et dévalisiez des boutiques.
LA GENERATION VERCINGETORIX
L’avantage, au temps des Gaulois,
C’est qu’on avait le plein emploi.
Entre ceux qui faisaient la guerre
Et ceux qui la regardaient faire,
On occupait pas mal de gens
Sans référence au « contingent ».
C’était l’époque où l’Astérix
Prenait un maximum de risqu’.
« TRAVAILLER, PRENEZ DE LA PEINE »
Le terme FLEXIBILITE
Se décline tout en finesse :
Il offre une grande richesse
Pour exploiter la pauvreté.
De nos jours il s’agit moins d’acquérir des LETTRES
que de faire du CHIFFRE.
ECLAIRCIE
L’on parle abondamment de produits DERIVES
Sans dire si le mot doit être réservé
Au domaine exclusif de la haute finance.
Ne peut-on concevoir, avec modération,
Qu’il s’applique aussi bien à quelques élections
Dont on veut souligner toutes les conséquences ?
Quand la bêtise est en faction
Aux portes d’une institution
Mieux vaut passer par les coulisses ;
Car bien souvent elle apparaît
Sous les immarcescibles traits
De l’incompétent de service.
EURO-SCEPTIQUES
Comment ne pas s’apercevoir Que l’un de nos premiers devoirs
Serait de mettre au point une langue commune ?
Développer l’espéranto
Redonnerait l’allégretto
A L’UNION que d’aucuns voient, au mieux, pour des prunes.
METRO… C’EST TROP
Le peuple des indifférents Arrive et repart en courant ;
Et l’homme est là, sans domicile.
Les rames roulent : rendement,
La pub plastronne pesamment,
Et l’homme est las d’être inutile.
Les Anglais « s’européanisent »
Dès qu’on traite de subventions :
Depuis les bords de la Tamise,
Ils agitent leurs additions.
MICOCOSMOS (film) Des monstres vivent sous nos pieds
Qu’un grossissement nous révèle.
Effrayants, direz-vous, mais si vous m’en croyez,
Ils nous paraîtraient familiers
Si nous les rapportions, tels quels, à notre échelle…
QUAND L’I DENONCE L’U C’est une simple COLLISION Qui leur fit découvrir une ample COLLUSION
Entre la police et la pègre.
Mais cela se passait du côté d’Ankara,
Où l’on connaît des embarras,
Assez loin, Dieu merci, de nos pays intègres.
LES MINISTRABLES MONNAYABLES
Ils sont tous à l’affût, l’attitude est comique,
Du signal « fort » élyséen.
Non pour changer le cours des erreurs politiques,
Sinon sur le plan théorique,
Mais pour se répartir, au mieux, les maroquins.
J’avais tâté des vermifuges,
Traqué le Vert dans le Décor,
Eh bien ! malgré ces subterfuges,
L’effort est vain, je rime encor…
Il était réputé pour sa grande habitude
De « nager à contre courant ».
Il avait donc choisi, comme sujet d’étude :
« Lorsque l’EAU manque, il faut du cran ! ».
CON-SOMMATION Comment voulez-vous que les gens dépensent
L’argent qu’ils n’ont pas ?
Ce serait, en clair, d’une imprévoyance
Digne de l’Etat…
« TEL PERE…TEL…
Lorsqu’on a décentralisé
A-t-on vraiment réalisé
Que l’on reproduisait, au niveau régional,
Le pur modèle national ?
Avec ce que cela comporte
De bavures de toutes sortes ?
« AIDE-TOI, LE CIEL… »
N’imaginez pas que le nom suffise
Pour se faire un nom.
Mieux vaut ajouter, quoi que l’on en dise,
Un coup de piston… Au nom.
Nul doute que les francophones
Défendent le français autrement mieux que nous
Qui ne savons, toujours, que nous mettre à genoux
Devant l’anglais qui fanfaronne…
Qu’est-ce qu’un épigrammatiste ?
Un vague simplificateur
Un tantinet provocateur,
Mais pas pour deux sous moraliste.
L’ART CUCULINAIRE L’autruche, semble-t-il, est un drôle d’oiseau. Alors qu’on la voyait arriver sur nos tables
Remplacer sainement les produits de l’étable,
La voici suspectée, hélas, des mêmes maux.
Ajoutons à cela son gésier atypique
Et nous aurons la clé de cette politique
Dont s’inspirent aussi, parfois,
Des élus de mauvaise foi.
L’impôt sur la Grande Infortune
Mériterait plus d’attention :
Son existence inopportune
Incite à l’expatriation
Des gens de Haute Condition…
Qui feront défaut à la Une
Des écrans de télévision.
UN « AIR » DE FAMILLE On critique les monopoles
Dès lors qu’ils constituent une affaire d’Etat.
Mais, Boeing vise-t-il un autre résultat
Quand il absorbe le gotha
De ses concurrents qui s’étiolent ?
TAILLABLE ET CORVEABLE… Pas de sécurité d’emploi Et des horaires tyranniques
Pour des salaires faméliques :
Ce libéralisme sans foi
Avait déjà sa dynamique
Au temps des princes et des rois…
QUI ? QU’ON EST…
S’astreindre à chercher des repères
Dans une quête identitaire,
Confine à l’autosuggestion
Au royaume de l’illusion. OUVRONS L’ŒIL Il nous faut, avant tout, être fort attentif
A ce qui, de nos jours, touche à l’étiquetage :
Des produits proposés à des prix attractifs
Sont l’œuvre, par malheur, d’enfants pris en otage.
Comment imaginer que nous puissions offrir
Un jouet fabriqué par un petit martyr ? GENS « EN VUE » Pour assouvir leur FAIM DE MOI,
Au petit écran ils recourent.
Pour arrondir leur FIN DE MOIS,
A la bonne soupe ils accourent.
Qu’espère, au fond, le genre humain
Par ses jeûnes et ses prières ?
Trouver, à l’instar de Saint Pierre,
La route du Ciel « clés en main. »
L’ART D’ETRE GRAND PER(dant)
Les peuples ne sont pas franchement rancuniers
Et tel politicard, de tout temps prisonnier
D’une morale réversible,
Se voit considéré comme rééligible
Par ceux qui, sans appel, l’avaient excommunié.
FAIRE SON BEURRE, AU NOIR Au Yémen les prises d’otages
Sont UN PLUS pour l’économie,
Ainsi que les droits de passage
Qu’on prélève avec bonhomie.
Pourquoi notre gouvernement
Ne s’inspire-t-il pas de ces « arrangements » ?
Qui dit Superphénix, dit Superproduction
Mais par Superintermittence.
Seuls les Supergrincheux, par Superignorance
Parlent de Superaddition…
CATASTROPHE TRES NATUELLE
Quelques centimètres de neige,
Un petit air de rien au-dessous de zéro
Et voilà l’Homme et sa Techno,
Une fois de plus, pris au piège.
Retour à la case rétro
Quand le verglas fait du bipède
Des grands problèmes qui s’annoncent,
L’un, à coup sûr, nous prend au nez :
Celui de l’eau du robinet,
Qu’on va nous mesurer à l’once.
Et l’on pourrait fort bien voir fleurir la mention,
Sur les cartes d’invitations
En guise d’alléchante annonce :
« Eau pure fraîche à discrétion ».
Pour devenir intéressant
Il faut se dire SPECIALISTE,
Fût-ce comme avéré fumiste
Ou demeuré phosphorescent.
De nos jours un homme ordinaire
N’est qu’un produit intercalaire. TELE-PATHOS
A voir comme ils se contorsionnent
Pour dire le temps préjugé,
L’on se demande, en vérité,
Qui, du ciel ou de leur personne,
Est, au fond, le plus perturbé.
Avant d’aspirer à l’hymen,
Il avait mis dans la balance
Vingt ans et plus de différence.
Eh bien ! le jour de dire amen,
Longtemps après, en l’occurrence,
Il avait gardé son avance….
On peut parler d’amour « sans bourses délier »
Mais difficilement le faire.
PROSCRIT D’une corpulence athlétique,
Flemmard, disait-on, comme un loir,
Il suscitait bien des critiques.
Et même, constat dramatique,
Lors de ses quêtes pathétique,
Une « faim… de non recevoir »
« POUR CE QUE RIRE… »
Le RIRE, quelquefois, prend un air agaçant
Que l’on a vite fait de juger malhonnête ;
Alors même qu’un PLEUR qui se paie votre tête.
Se veut toujours attendrissant.
VERTU-GADIN Le libéralisme s’applique
A garantir la Liberté
Moins de l’Homme, dans la Cité,
Que de l’Argent, dans la Boutique.
LE POUVOIR On se bat souvent pour le PRENDRE,
Plus rarement pour s’en DEPENDRE.
Il faudrait éviter que les FONDS DE PENSION,
Pris dans un FONDS COMMUN et partant anonyme,
Soient dits à FONDS PERDUS, au jeu de l’inflation,
Quand viendra l’échéance utlime…
Il faudra calmement se faire
A l’idée, on ne peut plus claire,
De la domination des marchés financiers.
Ce n’est plus le sens politique
Qui fait rouler les mécaniques,
Mais bien le jeu subtil du DELIT D’IINITIE.
Si l’accord attendu se révèle incomplet,
Tirons l’affaire au clair, plutôt qu’au pistolet…
MUSIQUE DE CHAMBRE…A PART
Est-ce qu’un trombone à coulisse
Nous cache une part de son jeu,
Tout comme un théâtre ombrageux
Dissimule ses artifices ?
Le savant est celui qui dit : « je crois savoir… »
Mais convient, sans trop s’émouvoir,
Que l’on puisse le contredire.
Quitte à poursuivre ses recherches, sans le dire,
La pollution fait des ravages
Dans les poumons, moins dans l’esprit.
Devrons-nous, bientôt, faire usage
D’un insigne où sera prescrit
Qu’à partir d’un seuil, à fixer,
Il ne faudra plus respirer ?
DEFAILLANCE DU SYSTEME DE SECURITE
Nous vivons, désormais, une drôle d’époque :
D’un côté peu d’emplois, des actifs vieillissants,
De l’autre une jeunesse aux appels incessants
A laquelle on répond par des choix équivoques.
Quand les vieux désireux de prendre leur retraite
Se trouvent mis au rang d’ennuyeux pique-assiette,
Les très jeunes enfants des pays mal lotis
Avant l’heure, au travail, sont, eux, assujettis…
L’intérêt, pour un reportage,
Bien avant d’être informatif,
C’est de présenter ses images
Avec l’étiquette : « EXCLUSIF »
Lassé de ses produits de basse qualité
Et de ses mauvaises manières,
Un client, par trop excité,
ace à la commerçante, objet de sa colère,
La traita de ROSSE CREMIERE.
Il suffirait qu’une comète,
Ayant perdu sa direction,
Vienne « embrasser » notre planète
Et nous n’aurions plus, c’est tout bête,
A nous préoccuper de surpopulation.
FIGUREZ-VOUS Nous pouvons souvent nous REMETTRE
D’un mauvais moment à PASSER ?
Mais pas toujours, sans nous PASSER…
D’en REMETTRE. META-PHTISIQUE L’infiniment petit, inculte que nous sommes
A l’échelle de l’Univers,
Vaut-il mieux l’assumer, consciemment, en tant qu’Homme
Ou l’ignorer, en tant que Ver ? PASSAGE A VIDE A notre époque d’inquiétude,
L’on se raccroche aux « certitudes »
Des gourous et des charlatans.
Ainsi naissent les intégristes,
Les dérives nationalistes
Et les histoires de Satan. Qu’attend-on pour traîner devant les tribunaux
Ces gens « en fin de droits », à s’en rendre malades,
Qui profitent du fait qu’ils en sont à ce stade,
Pour « abuser des biens sociaux » ? TOUS PAREILS La mondialisation présente l’avantage
D’étaler, enfin, sous nos yeux
Que nous sommes toujours de plus en plus nombreux
A nous précipiter sur les mêmes « fromages ». L’argent circule à flots, la technique s’y joint,
Les cerveaux et les bras sont partout disponibles,
Et la MISERE immarcescible
Reste parfaitement au point. Lui, qui proclamait à la ronde
Qu’il n’était pas de ce bas Monde,
Vous avez eu raison de ne pas l’héberger :
Il s’appelait Jésus, il était étranger.
Si les médias s’emploient à malmener la langue,
Le pays s’accommodera
D’un anglais de bazar et, malgré les harangues,
Notre français disparaîtra. Les Etats-Unis déblatèrent
Contre l’Europe des râleurs :
Ils la voudraient plus terre à terre,
Vouée au culte des valeurs…
Pioneer, l’engin sondeur, achève sa mission :
A dix milliards de kilomètres,
On va le dispenser d’émettre
Ses « bip-bip » à notre intention.
Libéré de tous liens, ira-t-il dans sa course
Troubler le ciel de la Grande Ourse ? SCENE DE LA VIE DES VEAUX
Tandis que notre agriculture
Flirte avec les hauts rendements,
Des gosses, sur des tas d’ordures,
Quêtent leur ravitaillement.
Mais pour masquer la forfaiture
Des préposés aux « écritures »
« Colloquent » régulièrement. La population croît
Plus vite qu’on ne croit ?
Mystère.
On compte, au poil, les sous,
Les hommes, l’on s’en fout.
Trop nombreux de toute manière… Il bosse, tu bosses, je bosse :
Le chômage est-il dans la fosse ?...
Au Pérou, pays de cocagne
Par ses liens avec la coca,
La drogue insidieusement gagne
Les chefs, héritiers des Incas.
Si bien qu’on nomme INCORRUPTIBLE
Le corrompu le moins visible. LES MABOULS DE KABOUL (2)
Si vous voulez vous mettre au ban D’un milieu super-intégriste,
Au doux pays des talibans,
Affichez-vous comme humaniste. PRISE DE BEC
Un merle avait pris l’habitude De siffler à tout bout de champ :
Contre un discours trop alléchant,
Ou tout autre vicissitude.
Sa compagne, dans un élan,
Lui dit : « Vois-donc ta solitude,
Te prends-tu pour un merle blanc
Otage de ses certitudes ? » MARQUE D’ESTIME Au terme d’une « avant-première »
Pour la formation des caissières,
Il fut question de fraude et de chasse aux truands.
L’une d’elles, un brin hilare,
Suggéra donc qu’un CODE BARRE
Soit imprimé sur les clients. PRENEZ VOS DISTANCES Mieux vaut rester chez soi.
Cela d’autant plus se conçoit
Que le proche voisin n’est pas de votre race
Et que l’on peut se dire, ému, devant la glace :
Le bonnet blanc, c’est lui, le blanc bonnet, c’est moi. RETOUR A LA CASE DEPART Autant une friche agricole Se refait vite une santé,
Autant l’industrielle colle
A la triste réalité.
Mais la nature est ainsi faite
Qu’elle sait, assez bien, se payer notre tête. FRANÇAIS NOUS SOMMES « FORMIDABLES » S’employer, avec enthousiasme,
A dire des banalités,
Avec l’espoir que le marasme
S’en trouvera décapité,
Relève de l’ingénuité.
Où croyez-vous que se pratique
Cet entraînement superflu ?
Sans hésiter, dans la boutique
Du tout Premier de nos élus. PLUS PLUS PLUS DONNE MOINS
Plus l’on produit,
Plus l’on détruit,
C’est la logique du Marché.
Dans les deux cas l’on subventionne
Pour montrer que cela fonctionne
Naturellement, sans tricher. On dit que la folie excite le talent,
Mais encore faut-il que ce dernier existe !
Erreur, dans tous les cas, précise l’optimiste,
Le délire, sur l’Homme, a des effet troublants. Toute énergie est polluante :
Cela vous prend aux yeux, aux oreilles, au nez.
Faut-il en conclure, au rabais,
Que la paresse est bienfaisante,
Et, poussant plus loin la logique,
En fin de compte « écologique » ? La mafia gangrène
Nombre de pays :
La Botte Italienne
A fait des petits.
Mais l’argent « facile »,
Par elle blanchi,
Pour le « droit d’asile »
N’a pas de souci
A supposer qu’un jour on CLONE
Les « élites-au-top-niveau »
Et que l’on en fasse des tonnes
Au point d’éliminer « les veaux »,
Imaginez un peu ce spectacle irritant :
Des chefs inemployés faute d’exécutants… Que pense l’homme de la rue
De la conduite automobile ?
S’il est au volant, il se rue
Pour déboiter en temps utile.
S’il est à pied, il s’attribue
Le droit d’aller d’un pas tranquille
Et de juger fort incongrue
Un chercheur voulait reconstituer un squelette
selon un PLAN D’OS ; mais comme il manquait
des pièces il en eu vite MARRE et, cela ETANT,
l’affaire tomba dans le LAC. On les voyait en super clones
Nos athlètes de haut niveau :
Naïve erreur sur les personnes !
Tout comme nous ce sont des « veaux »
Mais « vachement » bourrés d’hormones. PETITS PRINCES ET GRANDS PRINCIPES
Quand l’hypocrisie illumine
Les rapports entre les nations,
L’on peut fort bien, avec la Chine,
Nouer de bonnes relations.
Quitte à considérer Cuba
Comme le fléau d’ici-bas. Un électron c’est peu de chose,
Morphologiquement parlant,
Alors qu’il peut être la cause
De notre épanouisssement.
Mais il importe qu’on le brime :
Libre, il advient qu’il pousse au crime. Aux Etats-Unis, la tomate,
Est l’objet de soins attentifs :
On la pousse vers l’écarlate
Aux moyens d’engrais agressifs
Pour aboutir dans nos boutiques
Sous le label « écologique ». L’on peut PRENDRE beaucoup de choses,
Même PRENDRE son temps, si l’on PREND fait et cause
Pour qui, PRIS de boisson, PREND le monde à témoin
Qu’à tout PRENDRE, il peut PRENDRE soin
De celle qui saura le PRENDRE. Contre le cumul des mandats,
Les partis font cause commune,
A la Tribune.
Pour dire : « on s’en occupera
Dès que le temps le permettra »…
LES FUMEUX NE VOUS GENENT PAS ?
Quand l’Etat fermement combat
L’usage de la cigarette,
Pour, aussitôt, se mettre en quête
De « nouveaux fumeurs S.E.I.T.A »
Le cynisme fait un tabac. Sans trop savoir vers où, nous allons d’un pas sûr
Certains disent, au ciel, d’autres, droit dans le mur. Qu’un magistrat se trompe et vous envoie au « trou »,
On dit que l’erreur est humaine,
Sans qu’il en résulte une peine
Pour qui fait profession d’honnête garde-fou. Elle reviendra la Comète,
Dans quelque deux ou trois mille ans.
Elle aura gardé son allant
Et sûrement toute sa tête ;
Alors que les pauvres terriens
Ne seront, peut-être, plus rien. Il convient de savoir faire la différence
Entre l’arme offensive et l’arme de défense.
Cette subtilité nous permet, sans remord,
De vendre nos produits aux pays de tous bords,
Sans mettre l’honneur en balance. Oser parler pour ne rien dire,
Doser savamment un sourire,
C’est ce qu’exigent les partis
De leurs candidats favoris. Huit milliards de dollars vont à la production
Et presque trois fois plus à la spéculation.
Il faut être, au Brésil, vraiment très ROBUSTA
Pour cueillir le fruit mûr que fait l’ARABICA. Il faut que des gens meurent
Pour nourrir le VINGT HEURES,
L’audimat en fait foi.
Car nos âmes sensibles
Recherchent dans l’horrible
Le frisson-malgré-soi ;
Pourvu que tout se passe,
Sans être une menace,
SAUVEGARDONS LE PATRIMOINE
On risque de « casser » l’Elite,
A vouloir son éclatement :
Elle a besoin d’un lieu tacite
Avec son environnement.
D’où l’attirance que suscitent
Les G.E. de l’Enseignement
Et les clubs clos, par où transitent
Les hommes de gouvernement. On déplore que l’eau potable
Devienne un produit rare, et dans tous les pays.
Est-ce pourtant bien raisonnable
Lorsqu’on fait ce qu’il faut pour qu’il en soit ainsi ? Pourquoi donc un anticyclone
Est-il un gage de beau temps ?
Ce mystère déconcertant
Sort du cadre de l’Hexagone.
Peut-on penser que s'il tourne dans le bon sens,
celui des aiguilles d'une montre, c'est parce qu'il
subit de "hautes pressions?" Qu’elle est loin, aujourd’hui, la place Tiananmen
Où nombre d’étudiants avaient joué l’hymen
Avec la liberté qu’ils croyaient à leur porte…
La Chine, désormais, dicte ses conditions
Et l’on peut voir, à l’occasion,
Le dollar lui prêter main-forte. ELECTIONS PIEGE A CON (sommer avec mod…)
Ils sont plus de six mille à se faire la nique
Pour entrer au Palais Bourbon :
Des emplois dus aux grands patrons
Et souvent décriés sur la place publique.
Chiffre énorme qui montre à quel point le chômage
Continue, à ce jour, de faire des ravages. Ces grandes fortunes
Qui voient des lacunes
Dans l’ordre moral,
Prennent la tengente,
Dès lors que l’on tente
Si la station ALPHA qui doit remplacer MIR,
Devait souvent tomber en panne,
On pourrait l’appeler, sans esprit de chicane,
Comment donc ne pas envier
Les oiseaux de mer en plein vol
Quand, pauvre homme, il faut se plier
A tous les caprices du sol…
Peut-être que, dans cent mille ans,
Croisée avec le goëland,
Notre espèce parviendra-t-elle
A se faire pousser des ailes… Naturellement, ce n’est pas grand-chose :
Un petit merci, un bonjour Monsieur.
Mais quand on en est à remettre en cause
Les « bons sentiments » chers à nos aïeux,
Ces mots anodins sont presque audacieux. « MESSIEURS LES DEPUTES »
Nous, qui démocratiquement,
Devons garantir votre paye,
Aimerions, bien évidemment,
Que vous nous rendiez la pareille. Au doux pays des TALIBANS,
Les variations politiques
Se mesurent, dans la pratique,
Au nombre de TOURS du turban. On nous l’avait dit et nous l’avions cru :
Nous étions le cœur, le centre du Monde ;
Nos hommes d’état jouaient les grands « crus »
Et nous, les petits, marchions à la « sonde ».
Hélas, ce beau plan n’était que bévue :
La Terre s’inscrit comme particule
Dans un Univers de crottes menues
Où le « m’as-tu-vu » devient ridicule. IL FAUT CHANGER DE CHANGEMENT
Nos fins limiers en politique,
Auraient dû penser un instant
Que le vrai désir des votants
Pouvait être, en bonne logique,
De vouloir « sortir les sortants ». Une truie amoureuse à son cochon d’époux :
« Faisons un porcelet, entendu que pour nous,
En se remerciant de se remercier
On pourrait, sans fin, embellir l’échange ;
La FORME prendrait un tour singulier
Quitte à voir le FOND bouder le challenge. La course au portefeuille est un sport de combat
Où les appels du pied renforcent les coups bas. La Suisse, qui depuis longtemps
Est en paix avec la Planète,
Fabrique des armes, pourtant,
Sans trouver cela malhonnête.
Heureusement, pour compenser,
Elle apporte une aide aux blessés… On nous dit que « le fait du prince »
Existe encore de nos jours.
L’affirmation est un peu mince
Claironnée, ainsi, sans détours.
Et c’est même flirter avec la calomnie
Que d’évoquer le SEXE à propos d’Arabie :
La cliente prude hors concours… QUAND LE SUD PERD LE NORD ET RECIPROQUEMENT
L’ « herbe », en Italie, est proscrite
En tant que drogue, évidemment,
Mais sa culture, elle, est licite
On ne sait pas pourquoi, vraiment.
Aux Pays-Bas, bien qu’il en coûte,
C’est le contraire qui prévaut.
Il ne fait, pour sûr, aucun doute
Que l’Europe-Unie est en route
Pour se hisser au top niveau. Pare-chocs contre pare-chocs,
Un mode de transport ad hoc,
Le rêve, lorsque ça bouchonne :
Chacun derrière son volant,
Nez contre un pot d’échappement,
Et, dans les bus, presque personne. Le libéralisme s’affole
Dès l’instant que le Capital
Doit perdre de son monopole
Au bénéfice du Social.
C’était déjà sensible au temps d’un « Saint Louis » (d’or)
Alors, pensez donc, aujourd’hui… Dans les hypermarchés la perte de vitesse
Vient toujours de la queue aux caisses.
Et lorsque le service est trop embouteillé,
Chacun soupire d’aise… au moment de payer. L’Homme a peu de moyens quand on le met au Monde ;
Il n’en a guère plus lorsqu’il se l’est farci.
Mais comme il tourne en rond sur une Terre ronde,
On comprend qu’il en soit ainsi. Si la Lune tourne, pépère,
Sans jamais se montrer de dos,
C’est qu’elle craint fort que la Terre
Ne lui fasse un tour de salaud. L’Amérique nous enquiquine
Avec sa morale à la noix :
Nos fromages « crus »la chagrinent,
Elle veut les mettre hors la loi.
En revanche elle nous sermone
Si nous mésestimons ses poulets aux hormones. Il faut assez souvent se prendre par la main
Pour passer, sans faiblir, du jour au lendemain…
LES « SOMMETS » DE L’HYPOCRISIE
Défendre l’environnement,
A l’échelle de la planète,
C’est le leitmotiv du moment,
Même chez les plus malhonnêtes.
Pas de quoi, donc, faire la fête ! TOUR COMPLET
On oppose souvent analyse et synthèse,
Comme deux tournures d’esprit.
L’idéal, qui n’a pas de prix,
C’est d’avoir les deux… sans prothèse. Devoir « manger son fonds avec son revenu »
Convenons tristement que c’est bien con… venu. LA FESSE CACHEE DE LA UNE
Les grands hommes ont, bien souvent,
Des existences parallèles :
L’une d’elles exposée « au vent »
Des consécrations officielles,
L’autre cachée au grand public
Parce que flairant le loustic. Personnellement je préfère
Les infos sans présentateur.
La voix suffit à l’auditeur,
Un buste n’est pas nécessaire. Non, une société n’est jamais anonyme :
Il faut bien qu’elle sache à qui
Reverser, tout autant, de l’argent mal acquis
L’indépendance de la Presse
Demeure un problème épineux :
Elle doit, à la fois, éviter les bassesses
Et dénoncer les sacs de nœuds. Tout homme a besoin d’un travail prisé ;
Il ne peut, sans fin, se tourner les pouces.
Le plaisir du jeu très vite s’émousse,
Car les autres doigts ont les bras croisés. Il faut récolter de l’ivoire,
Pour satisfaire le marché.
L’éléphant est donc recherché
En tant que producteur notoire.
Mais l’on doit, tout d’abord, et c’est bien là l’ennui
Tuer le producteur pour cueillir le produit. L’absence apparemment de sources de conflits
Sur le sol désolé d’une planète austère,
Nous incite à poser la question subsidiaire :
Comment ce nom de MARS, synonyme de guerre
A-t-il, jadis, été choisi ? QUAND LES ENFANTS S’EN MELENT
« El Nino », c’est un phénomène
Qui bouleverse un océan,
Au point de réduire à néant
Nombre d’installations humaines.
Et ce nom, inspiré, qu’on pensait protecteur,
Ne semble nullement influer son humeur. DANS QUELQUES MILLIARDS D’ANNEES… PILE !
Paradoxalement, lorsqu’il s’agit d’espace,
Où l’infini est de rigueur,
Les astrophysiciens mettent un point d’honneur
A faire des calculs d’une incroyable audace. Comme il bagayait avec soin,
On le recevait dix sur cinq. EST-CE BIEN « RESEAU » nable ?
On « communique » sans problème,
Sur tous les tons, sur tous les thèmes,
A la fois plus vite et plus loin…
Et l’on s’ignore entre voisins. Comment promouvoir l’esprit d’entreprise,
Sans un minimum de sécurité ?
Quand l’Homme peut être, au fil d’une crise,
Hors de son emploi, soudain rejeté… Dans un Monde en mauvais état
La Bourse affiche un résultat
Au-delà de toute espérance.
Si les pauvres sont plus nombreux
Et même un peu plus malheureux,
C’est un signe, AUSSI, de « croissance ». QUAND LA « BALANCE » BALANCE
Que vous soyez, au fond, « puissant ou misérable », La justice aura soin d’étudier votre cas.
Mais pour vous éviter le cumul des tracas,
Affichez-vous plutôt du côté des notables. Le Temps perfore la mémoire
Comme la mite le tissu.
Devant ces trous rédhibitoires
L’esprit est pris au dépourvu
Et la culture est illusoire. « Pour bien courir, il faut, docteur,
Assurément beaucoup de SOUFFLE ?
– Oui, mais restez dans vos pantoufles
Si vous le réservez au CŒUR. Et dire que l’on continue,
En marge de toute logique,
De forcer le destin des terres anémiques
A grand renfort d’engrais qui puent !
Il est vrai que « faire et défaire »
Relèvent des mêmes critères… Dès que l’on est plus d’UN, il devient difficile
De gérer un emploi du temps.
Surtout si l’on s’obstine à traquer l’important
Pour éradiquer l’inutile. Qui pourrait employer, sinon le « Tout-Etat »,
Des personnels sans référence,
Désireux, avant tout, de durer « en l’état »,
Dès lors qu’ils ont acquis un semblant d’importance ?...
Nombre de nos élus s’accomodent fort bien
De cet estimable soutien. Grâce à Dieu, pour la bonne presse,
Il reste encore des princesses
Pour meubler bravement le vide de l’été :
Britanniques ou Monégasques
Elle savent vendre leurs frasques
Aux manipulateurs de l’actualité. « Ma divine moitié, à quoi donc pensez-vous
Pour ne pas avoir grise mine ?
–Simplement, cher ami, à ce qui vous chagrine
Mais un DEMI ton, au-dessous. » Quinze cents paires d’yeux rivés sur un pianiste
Et d’oreilles autant,
Le tout sans contre-temps,
Cela vous donne envie de devenir artiste. Quand verra-t-on fleurir, en toute indépendance,
Des magasins spécialisés
A même de fournir, en toutes circonstances,
Banderoles, slogans et produits dérivés,
Aux manifestants avisés ? Le paysage, ici, préserve l’essentiel :
Chaque plan se refuse à brouiller son image.
Il reste, toutefois, un soupçon de mirage
Car la route s’arrête où commence le ciel. Il convient de se résigner :
c’est sur les normes de Bruxelles
Qu’il va nous falloir alligner
Nos magouilles et nos querelles.
Mais au vu de nos « responsables, »
L’écart n’est pas insurmontable. « Vous voyez bien que ça bouchonne,
Prenez les transports en commun. »
S’indigne un petit importun
Face au gros des gens qui bougonnent.
Mais sait-il seulement, ce jeune écervelé,
Que privé de bagnole un homme est esseulé ? Il faut qu’en même faire gaffe
Et juger avec retenue :
Une bonne paire de baffes
Ne peut s’assimiler à des IDEES RECUES Respirer de l’air pur, c’est pas demain la veille,
Il faudra se l’offrir comme un paquet cadeau.
« Bonne fête Papy ! » -Que tiens-tu dans le dos ?
Encore une folie… UNE BONNE BOUTEILLE… PAS DE BAGNE POUR LA BAGNOLE
L’on peut tuer pour se défendre,
L’acte est pratiquement admis.
Mais en Louisiane l’ennemi
Qu’on peut occire sans esclandre,
C’est le suspect qui pourrait prendre
Le difficile, chaque jour,
C’est de trouver le texte court
Que l’on va dire à sa voisine.
Avec : « il fait beau ce matin »
Ou son contraire, aussi crétin,
Notre imagination, le plus souvent, culmine. Savez-vous que le nombre PI :
Trois, virgule quatorze-seize,
Que l’on pourrait croire précis,
Refuse toute parenthèse ?
C’est, à l’infini, qu’il étale
Son cortège de décimales. Essayez, au pont de L’ALMA
De rouler à tombeau ouvert
Sans qu’un flic se mette en travers…
A moins de s’appeler Diana. MONSIEUR LE MINISTRE DE L’EDUC
« Cesser de voir l’anglais comme une langue étrangère »
C’est prendre le Français par trop à la légère. Ils sortent des mêmes écoles,
Fréquentent les mêmes milieux,
Traînent les mêmes casseroles
Et se retrouveront, aux cieux. Voltaire a dit un jour, devant des seins faiblards,
Foin des petits COQUINS, ce sont de grands PENDARDS.
Il aurait pu le dire avec plus de mesure
Et voir le SAINT du SEIN, dans ce cas de figure. N’allons pas pleurer sur le sort
De la famille Windsor
Et gardons nos larmes sincères
Pour les vrais damnés de la Terre.
La royauté, même canaille,
Ne sera jamais sur la paille. Il faut aimer la politique
Pour risquer d’être député
Quand la violence est endémique
Dans les soi-disant républiques
Où vivote la Liberté !
Où le complet prince de Galles
Exige un gilet pare-balles… La solidarité n’est pas toujours vaseuse,
Elle peut prendre même un tour original :
Le cerveau du hold up d’un fameux train postal,
Aujourd’hui retraité des affaires véreuses,
Vient d’adresser à des braqueurs
Des félicitations qui leur vont droit au cœur. L’écart entre les FORTS et les FAIBLES
est une affaire de MOYENS. VOYEZ BIEN QUE LE GUICHET EST FERME !
Il cherchait bonnement une GARE ROUTIERE
Il tomba, pour le moins sur une ROUTINIERE. Ils ont encore bonne mine
Ces engins « antipersonnel »
Etats-Unis, Russie et Chine
Ne les jugent pas criminels
Bien que ces mines assassinent
Hors de tout temps conflictuel. Dès qu’on revêt les gens d’un quelconque uniforme,
On les sent investis d’ »autorité-conforme ». Lorsque le flot de nos échanges
Transitera par internet,
Avec, en rituel, d’innombrables gadgets
Programmés pour donner le change,
Que deviendront les « centres-villes »
Désertés par les commerçants ?
Des magasins fictifs vont-ils faire semblant
D’animer l’espace inutile ? NUANCE HORS DOGME
Pour formuler une critique, On dira : « pas très catholique ».
En restant dans le religieux :
« Pas très orthodoxe », c’est mieux. Il serait bon que l’on parvienne
A travailler gracieusement,
En se donnant beaucoup de peine,
Cinquante semaines par an.
Les deux autres, frais partagés,
Représenteraient les congés.
Dans un Marché concurrentiel,
Nous serions au septième ciel ! Mais seulement un rire à GORGE déployée
Pour élever au NU mes DEUX SEINS sans frontières. Retour sur investissements
Fait moins rapiat que bénéfice.
C’est donc tout naturellement
Que les spéculateurs usent de l’artifice. Le maïs, gros buveur, pompe l’eau sans raison
Et ce qu’il nous retourne est chargé de poisons.
Mais comme les lobbies contrôlent le trafic,
La santé perd ses droits quand domine le fric. Je sais une femme en détresse
Qui ne maîtrise pas son chien.
Dès qu’elle sort, on dirait bien
Que c’est lui qui la mène en laisse. Les talibans, ces fous de Dieu,
Sont, aussi, des fous de vitesse.
Surveillant les mœurs en tous lieux,
Depuis leurs engins ils agressent
Les piétonnes embastillées
Sous des voitures grillagées
Qui, de ce fait, peinent à voir
La route autant que les trottoirs. L’on dit que dans certaines villes,
Où les quatre roues font la loi,
Le piéton n’est souvent qu’un bonhomme aux abois
En quête d’un lieu sûr pour son automobile. Et dire que l’on subventionne
D’explicites licenciements…
En quelques mots voici comment
Le système juteux fonctionne :
L’entreprise reçoit des crédits de l’Etat,
Dépose son bilan et les gens sur le tas
Comment voulez-vous qu’on s’y prenne
Pour obliger un garnement
A travailler correctement
Lorsque l’on est, soit-même, en peine
De s’employer utilement ?
La Banque Mondiale pavoise :
La Chine entre dans le Marché.
N’allons pas lui chercher des noises
Et risquer fort de tout gâcher
Avec de futiles questions
Elle s’était fait, sans conteste,
Un semblant de virginité
Quand, au jeu de l’indignité,
L’Europe n’était pas en reste.
Hélas, la roue de la fortune
S’est bloquée insidieusement
Et la Suisse apparaît crûment
Sous une lumière importune.
Au point que Confédération
Se surprend à rimer avec compromission. Che Guevara refait surface,
Si l’on peut s’exprimer ainsi :
Ses ossements vont prendre place
Dans un lieu quasiment béni.
Mais le plus drôle de l’histoire,
C’est que ce révolté maudit
Va s’installer dans les mémoires
Parmi les saints du Paradis. On se moque, non sans raison,
Du culte que l’on rend aux despotes en place ;
Mais sait-on que des rois ont aussi leur « maison »
Où de purs courtisans, en chœur, perdent la face ?
Il paraît que certains princes orientaux
Se font accompagner de dizaines d’autos
Et trouvent exigus les plus vastes palaces. OMBRIE ET LUMIERE L’Eglise tremble, Saint François, Quand on la croyait bien Assise.
Peut-on chercher encore un abri sous son toit
Vu l’instabilité de la Terre… Promise ? La loi Pons, c’est la bonne affaire
Pour ceux qui ne savent que faire
De leur argent en or massif.
Sans trop de mal on s’exonère
Des tracasseries financières
Et, sous les cocotiers, l’impôt devient fictif. SOMMES-NOUS DES MUTANTS ?
Nous faisons, sur nos deux guiboles,
Moins d’un hectomètre par jour.
L’essentiel de notre parcours
Est assuré par la bagnole.
Le constat ci-dessus n’a forcément visé
Que les hommes « civilisés »… AVEC DIACRE ET SOUS DIACRE
Le vingt heures, c’est la grande-messe,
Il ne peut en être autrement.
La pub sous-tend l’évènement
Sans pour autant qu’elle apparaisse.
L’info doit attirer le téléspectateur
Et le fixer, comme acheteur.