CELLE QUI A PERDU LE NORD La Corée, elle, assume encore Le culte du chef de l’état. Rien à voir avec le folklore, C’est le régime qui veut ça. Tout juste si son homme fort, Ne ressuscite pas les morts…
Il semblerait que la Science, Sans même lui forcer la main, Puisse, bientôt, donner naissance A des morceaux de corps humain : Dans une sorte de bouteille, Des techniciens super-branchés Feraient naître, un cœur, une oreille Que l’on mettrait sur le marché ; Au risque, un jour, d’être cocus Si l’on peut, aussi bien, fabriquer des faux culs.
FORCE DOIT RESTER A LA FOI La Justice internationale, Sans moyens de coercition, Face aux criminels en cavale, Procède par incantations ; Pour éviter que la Morale Ne perde incontinent toutes ses illusions.
Huit garçons affublés de tuniques bleu clair, Saluaient, alignés, l’autocar des touristes. Deux autres, à cheval, pour faire réaliste, Jouaient, sans conviction, les hommes du désert. C’est dire que l’hôtel, qui soigne son logo, Au niveau de l’accueil, est un piège à gogos.
Les Anglais, l’affaire est cocasse, Euro-râleurs de formation, Voudraient que l’on se décarcasse Pour permettre, sans restriction, Le transit de leur production. Et de faire appel, indignés Aux traités qu’ils n’ont pas signés.
C’est une mode ridicule Qui nous vient des Etats-Unis Et qui, sans beaucoup de scrupule, Dans nos écoles fait son nid. Un commerce de la citrouille Que l’anglomania tripatouille.
Un magistrat soupçonné d’avoir eu des relations intimes avec la prévenue se vit rappeler par la défense « Qu’on ne peut être juge et… PARTIES. » JUGEMENT DERNIER Ayant osé trouver « bizarre » Une expo d’art contemporain, Je fus vite traité d’ignare Par les occupants du terrain. J’en conclus que pour faire un critique averti, La périphrase était l’indispensable outil. La vie est propre à Singapour, Le sacré n’est pas dans les vaches Mais dans le fric. Tout est fait pour Pour que le Monde entier le sache. Qu’est-ce que le libéralisme ? L’aura de l’individualisme Appliquée à l’économie. Avec, quand même, la ressource Lorsque l’on est en bout de course De chercher, dans l’Etat, une contrepartie. SUR L’ »HOTEL » DE LA PATRIE Evitons de parler de cumul des « mandats » Le terme, assurément, est par trop équivoque. On sait bien que l’argent, les titres et breloques Sont étrangers au choix de tous les candidats ! L’on va, bientôt, pourvoir, sans peine, Nous remplacer le cœur, les veines, Peut-être même le cerveau. Ce sera d’autant plus facile Que de Gaulle a mis dans le mille En nous as similant… aux veaux. Dans l’ex-Yougoslavie, on réapprend l’histoire, Mais chaque ethnie a sa leçon, Afin de cultiver la meilleure façon De pouvoir, au plus tôt, ressortir les « pétoires ». Si l’on imaginait, assez stupidement, Que l’on puisse mondialement Stopper les débours inutiles Et que cet argent, sans erreur, Soit investi pour le bonheur Des bipèdes les plus fragiles, On nous traiterait d’imbécile, L’on écrit dans l’espoir de se faire une place Dans le monceau de paperasses Qui s’accumulent tous les ans. C’est dans le cadre d’une enchère Qu’il faudrait pousser son affaire Lorsqu’on est dans les moins disants « Vous prendrez bien un thé, ma chère CharloTTe ? –J’en prends même DEUX, mais sans sucre. Parler de « citoyenneté » Aux jeunes que la ville incite A croupir dans l’oisiveté N’est-ce pas, un brin, hypocrite ? Quand donc cesserons-nous de singer l’Amérique, Dans ce qu’elle a de plus navrant : Sa consommation boulimique, Ses gaspillages effarants Et ce besoin pathologique D’écarter les copains, pour être au premier rang ? LE DOUTE N’EST PLUS PERMIS Prenez une philosophie, Quelle que soit sa consistance, Saupoudrez-la d’intolérance Et vous retrouvez l’infamie. Pour n’être pas assez « flexible » Face à la mondialisation Le lampiste joue les fusibles Quand vient la restructuration ; Vu qu’il est bien plus sain, boursièrement parlant, D’éliminer des bras que les cerveaux du « plan ». CORRIDA, UN CRAN AU-DESSUS Si les lois de nos jours permettaient les combats Avec mort d’homme, à la romaine, La foule, avec entrain, remplirait les arènes Comme au temps d’un Néron ou d’un Caligula. Nous sommes enclins à nous dire Que rien n’est pire que le pire Quand nous ne savons toujours pas Ce qui nous pend au nez après notre trépas… Ah ! ce PERMIS, quelle trouvaille ! Il suffira de l’acheter Aux pays quasi sur la paille, Pour avoir toute liberté, En faisant une bonne action, D’ajouter à la POLLUTION. Si vous rêvez d’une BONNE ACTION, ne croyez pas, pour autant, qu’elle a des chances Lorsque tous les courants ont perdu leur vitesse, Dans l’enceinte de l’Assemblée, On ne distingue nos « altesses » Qu’unissent les mêmes promesses, Que par la place de leurs fesses Arbitrairement rassemblées. Certains chantiers, nous dit-on, traînent, Et l’on se demande pourquoi : Le travail étant rare, il arrive parfois Qu’allonger ce plaisir fait oublier la peine. La forêt brûle en Australie De même qu’en Indonésie Quand la pluie envahit les côtes d’Amérique. « El Nino », cet enfant Jésus, Serait le coupable absolu De cette inversion climatique. Et que fait l’Homme, dans ce cas ? Il accuse le ciel et pollue à tout-va. Pauvres peuples aborigènes, Durant des siècles à la peine Et sauvagement méprisés ! –Leur sort, de nos jours, s’améliore, Disent les Blancs. On les honore Puisqu’ils sont commercialisés. Quand l’homme pleure sa pitance, Les Bourses reprennent confiance. On ne connaît jamais le FIN MOT d’une histoire, Il faut envisager les rebondissements. Telle affaire jugée indiscutablement Retrouve, un beau matin, le chemin du prétoire. Quant aux biographies, autrement arbitraires, On doit les ravaler à chaque anniversaire. Mars n’étant pas une planète Du genre à nous offrir espace et belle vie, Evitons de nous mettre en tête Que nous pourrons, sous peu, partir à sa conquête Avec le seul recours à la psychologie. Quand deux camps jouaient à se faire peur, Il fallait opter pour l’un ou pour l’autre. C’était clair et net, nous avions le nôtre, Et Moscou servait de grand prédateur. Rien de tout cela n’existe aujourd’hui ; Il nous faut, dès lors, chercher les ennuis Plutôt dans le champ de la concurrence : De nos amis, en l’occurrence… Les Etats-Unis d’Amérique Nous pompent l’air et notre argent. Croyez-vous que nos dirigeants Esquisseraient une réplique ? Rien de tel, bien sûr, bonnes gens : L’usage de l’anglais, chez nous, ravit Allègre Quand celui du Français quasiment tourne à l’aigre. Nous savons, d’après un sondage, Qu’un quart de nos concitoyens Préfère aux astrophysiciens Les astrologues de village. Il ne faut donc pas s’étonner Si pour ces gens, à vue de nez, Et sans autre point de repère, Le soleil, chaque jour, tourne autour de la Terre. La télé, Dieu merci, sait avec élégance Passer d’un sujet grave à des futilités : Du marché de la neige, en ces temps de vacances, A la traite d’enfants dûment étiquetés. CA VOUS LAISSE DE MARBRE ? La grosse réflexion est souvent douloureuse Et l’effort parfois surhumain. La mine, pour le moins, est rarement rieuse, Voyez le « penseur de Rodin »… Le renvoi d’ascenseur est assez légitime Entre simples particuliers. Cela devient moins régulier Quand l’acte de situe à la hauteur des cimes ; Voire confine au nirvâna Pour peu qu’on se retrouve entre anciens de l’E.N.A. Le rêve américain a vraiment bonne mine : C’est le village fortifié. Un sain isolement pour faire sa cuisine Dans un cadre réunifié : On sélectionne les voisins, A la fois bon genre et bon teint Pour laisser croire qu’il menait Une existence trépidante L’homme, dès qu’on le regardait, Appelait l’horloge parlante. Les petits boulots, ça prospère ! L’Egypte en voit naître un nouveau : C’est le « faux témoin de carrière » Qui se loue à tous les niveaux. Il ne saurait être question De relever, chez nous, semblable aberration… A quoi peut servir le Sénat ? Certains parlent d’un mécénat Pour retraites complémentaires… D’honorifiques honoraires… Bref, le problème est en débat. Une retenue à la source Permet à l’Etat, sans effort, Dans un maximum de confort, De tenir, un peu mieux, les cordons de la bourse. La demande est plus délicate Lorsqu’il faut, à quatre pattes, Aller prier le Capital De faire un geste libéral… Ah ! comme tout serait pépère, Si les spéculateurs étaient des fonctionnaires… Bien que déjà nombreux sur Terre, Il va falloir que l’on se serre Si l’on se met à nous cloner. Mais reproduire à l’identique, Les gens, mal installés, déjà, dans la boutique, Cela s’appelle « déc(l)onner. La Thaïlande a décidé D’offrir a ses exclus des obsèques gratuites. On en vient à se demander Combien d’entre eux vont donner suite A cet avantage accordé Et si c’est là l’ultime choix Pour les chômeurs en fin de droits. L’Inde affiche souvent le meilleur et le pire Sans aucun complexe, il est vrai. Mais soupçonneriez-vous l’attrait Qu’elle peut avoir pour le RIRE ? Eh bien ! nous dit en clair, un aimable docteur, C’est là le secret du bonheur. Pourquoi certains évènements, D’une importance dérisoire, S’impriment-ils dans la mémoire Quand d’autres, vécus amplement, S’y refusent obstinément ? Si vous connaissez un remède, Je solliciterai votre aide. Faut-il, vraiment, dans un poème, Disséquer les vers, à tout prix ? Il suffit de dire « je t’aime » Pour démontrer qu’on l’a compris… On peut se figurer la Terre Sous les traits d’une belle sphère : C’est ainsi qu’on nous l’enseignait. Pourtant ce n’est qu’une patate Qui se contracte et se dilate Parfois, hélas, sous notre nez. Les gens célèbres, sur un point, Ne sont pas, par ailleurs, toujours recommandables : Tel, peut être un savant humainement minable, Tel autre un poète chafouin. Dans le cas des chefs de haut rang, Le risque est encore plus grand. Tant que les intérêts convergent, Les esprits, de concert, gambergent ; Mais dès que les susdits divergent, Chacun réajuste ses verges. « UN SOT TROUVE TOUJOURS… » Ne croyons pas que la bêtise Occupe sagement un terrain limité. C’est à tous les niveaux de notre société Que son effet se concrétise. Et le parcours du surdoué Ne saurait, on l’a vu, bien sûr, le déjouer. La lutte pour la vie est pour l’humble un combat, Elle est pour le nanti, tout au plus, un débat. Prendre une morale élastique, Un bon morceau de politique, Assaisonner de juridique, Et vous obtenez la réplique D’une magouille économique. SANS CHERCHER LA PETITE BETE Dans l’Univers connu, la pagaille est la règle, L’ordre demeure l’exception. Et l’Homme d’aujourd’hui, qui se prend pour un aigle, Complète le chaos par ses institutions. AIDE A LA VACHE ALLECHANTE L’Italie a toujours pour la fraude fiscale Un engouement quasi divin. Mais parquer, à l’étage, en pleine capitale, Quinze cents têtes de bovins Traduit un exploit surhumain. Ainsi qu’on l’a dit maintes fois, Si le Christ revenait sur Terre, En quelque pays que ce soit, Il se ferait traiter de dangereux faussaire. Autant dire qu’il vaut bien mieux Qu’il reste encore dans les Cieux. On l’appelle la MAISON BLANCHE Dès qu’on la voit de l’extérieur ; Un réflexe que ne déclenche Nulle vision de l’intérieur. Le risque nul n’existe pas ; Dès que l’on avance d’un pas L’issue est bien souvent confuse. Faut-il, alors, rester assis Dans l’attente d’être ranci Au point de s’en faire une excuse ? Mieux vaut encore, par ma foi Accomplir, en son temps, à fond, ce que l’on doit. Lorsque l’ascenseur est en panne, Qu’il soit mécanique ou social, Il ne reste, parfois, que l’appui d’une canne Pour vous remonter… le moral ; Ou la technique du dopage Si l’on cherche, tout seul, à gravir les étages. Je me suis fait un BLEU sous le BLANC de mon front ; Une goutte de sang a chu de la blessure : Accident tricolore à la juste mesure D’un « nationalisme » profond. Quand le droit de grâce est lié A la marche vers l’élection, Au Texas, en particulier, Mieux vaut ne pas compter sur une absolution. « Vous dites que je papillonne Parce que, sans arrêt, je vais de fleur en fleur Et vous donnez à ce labeur Une connotation brouillonne ! » L’insecte se plaignait, il avait bien raison : N’est-ce pas ce que nous faisons Quand le chômage nous talonne ? Dans l’ancienne Union Soviétique, Il n’existait qu’un seul parti ; Avec la mafia qui s’implique Dans les rouages politiques, Il semble que c’est reparti Pour un monopole identique. Pour qu’un lien s’établisse entre Paris et Londres, Il faut vraiment faire un effort. Chacun soupçonnant l’autre et pas toujours à tort, De vouloir simplement le tondre. On en vient à se demander Comment les deux tunnels ont pu se rencontrer… On est très heureux de l’apprendre, L’Orégon n’est pas le Texas : La condamnée à mort peut, là-bas, se reprendre ; Une chienne a vécu la minute sensass. Il est vrai que le tribunal N’a fait jouer le droit de grâce Qu’en raison des folles menaces Lancées par les amis de ce pauvre animal. –Jeune homme, retenez, au moins, cette leçon Et renvoyez vos connaissances : La saucisse n’est pas, malgré la ressemblance, Le « Titanic » est un fromage Pour les médias de maintenant ; Qui doivent regretter pourtant De n’avoir pu filmer, EN DIRECT, le naufrage. Il semblerait, on en dispute, Que l’homme de Néandertal Ne serait pas la sombre brute Alliée au monde animal ; Mais un prototype en rodage Simplement brut de décoffrage. D’autant qu’on le retrouve, encore, savez-vous ? A peine rectifié, chez nombre d’entre nous. Entre les multinationales Et les monopoles d’Etat, La différence est marginale, C’est toujours le même combat : Eliminer la concurrence Pour agir à sa convenance A petit bruit, dans tous les cas. Cela revient comme une scie : Rien ne va dans la galaxie Contrairement aux apparences. On nous parle de collisions, De gigantesques explosions, D’astres toujours en deshérence. Et la Terre ? me direz-vous ; Elle est forcément dans le coup… « A LA VILLE, VILLE , VILLE, VILLE » (comptine) Il faudra bien qu’on les remise, Ces bagnoles de grand format, Par manque de terre promise Pour satisfaire à leurs ébats ; Et réapprendre, comme avant A marcher un peu plus souvent. La Roumanie à court d’espace Y remédie avec bonheur. Les toilettes cèdent la place A des commerces sans odeur. Ainsi les « petits coins » publics Se changent en lieux de trafic. Gageons que l’affligé d’un besoin très pressant Saura bien découvrir l’astucieux commerçant Qui, pour augmenter sa recette, Fera resservir la cuvette… Quand l’Homme est obligé de disputer la terre A tous les animaux, Il peut, tant bien que mal, éliminer les gros Mais souvent ne sait plus que faire Lorsque les petits prolifèrent. Dans le cadre élargi d’un forum des métiers, Un stand fut même ouvert à l’apprenti SORCIER : A celui qui ne sait arrêter promptement Ce qu’il a déclenché, tout seul, stupidement. C’était un homme très, très pris Traître épris de son arrogance. Méprisé pour son parti pris Mais prisé pour son influence. En poussant le nationalisme Dans ses derniers retranchements, On en arrive forcément A rencontrer le népotisme. Lorsque notre MOI se déglingue, L’on peut avoir recours aux fringues Pour masquer son identité. Et, sauf à s’attifer foldingue, Essayer de rester sourdingue Aux rappels des infirmités. Il ne vit qu’avec son « portable » L’homme prétendument pressé ; Et lorsqu’il n’est plus repérable Le voilà, soudain, angoissé. Sachez qu’il est toujours joignable Même reclus, dans les vécés. Prendre le mors aux dents, lorsqu’on est édenté Relève de l’exploit technique ; Mais avoir le bras long, la quenotte identique, Prédispose aux grands jeux de notre société. Le génie, on l’a vu, n’est pas indispensable, Il suffit d’un crayon et d’un bout de papier. Le tout est biodégradable, Y compris le texte, en entier. Le clown qui fait trop de grimaces, Perd, assez vite, ses atouts. Le spectateur, dès lors se lasse Et ne rit vraiment plus du tout. Peut-on, sans faire fausse route, S’aligner sur son quant-à-soi ? Autrement dit, où que ce soit, Se mettre sur table d’écoute ? Il semblerait qu’on ne le puisse Même sorti droit de la cuisse D’un Jupiter de bon aloi. Au Nigéria, la symbolique, Trouve un terrain d’application : Pour marquer l’équilibre entre les religions Clochers et minarets, sont, en bonne logique, Mis à des hauteurs identiques. Vrai : « le malheur des uns… » vous connaissez la suite, Ainsi pense COCA COLA. Depuis qu’ « el Nino » facilite les vagues de chaleur, du côté de Lima La catastrophe, peu ou prou, Pour lui c’est vraiment… le Pérou. LA MAIN VA-T-ELLE PASSER LA MAIN ? Il va falloir que l’on fasse Quelque chose de nos dix doigts Quand les robots, à notre place, Essaieront, sans beaucoup d’audace, De mettre le Monde à l’endroit… La main va-t-elle évoluer Et devenir, à terme, un pied dévalué ? « A chaque jour suffit sa peine » Nul besoin, donc, d’en rajouter. S’il vous advient de redouter Qu’un trop plein de bonheur ne gêne L’épanouissement de votre humilité, Pensez à la fin de semaine. Ah ! ces combats de chefs, au nom du bien public, Quand il s’agit, au mieux, de pouvoir et de fric… Une entreprise britannique Ayant le sens de l’esthétique Pour ne pas dire du social, Offre aux chômeurs qui se négligent Un déodorant qui corrige En amont, un effet assurément fatal A la préparation d’une embauche, en aval. DEVINETTE COULE, en français, c’est autre chose Qu’un adjectif passe-partout. Les moines le savent. Et vous ? L’anglais, pour une fois, ici, n’est pas en cause. OUI, C’EST MOI ! Etre salué par la garde Sur le perron de l’Elysée Quand la caméra vous regarde : La photo personnalisée, Pour le petit chef, quel qu’il soit, C’est la promotion au grand choix. On sait bien que le dévouement Est-ce qui prime dans l’Affaire. D’où l’héroïque acharnement A demeurer Monsieur le Maire. Et l’on ne sera pas surpris Que cela se passe à Paris, Une ville très ordinaire. COYOTE Au Texas, les cons font merveille : Un dénommé John Pitt, député de combat, Aimerait que l’on rabaissât Jusqu’à l’âge où l’ado s’éveille, La peine de mort qu’il conseille. Onze ans lui paraissant le moment adéquat Pour passer de vie à trépas. Un clébard ayant chu dans un semblant de puits, Un quidam se dévoue et le titre d’affaire. Aussitôt rassuré, son heureux propriétaire Ramène l’animal chez lui Mais laisse au fond du trou le sauveur téméraire. Cela ne vous rappelle rien ? Le Renard et le Bouc, voyons, vous savez bien ! Il est venu le temps où le printemps s’éveille, Du moins chronologiquement. Les jours ont rallongé, mais le soleil se paye Des erreurs de comportement. Et la pluie accrochée à la nouvelle Lune Se fait comme un devoir de n’en rater pas une. Si vous avez besoin d’argent, Tout en ayant quelque entregent, Pensez à la haute finance. Vous connaissez le F.M.I. ? Il prête sans être soumis Quand un grand stade est à la UNE, Pour une affaire de ballon, On joue encor, sur le gazon, Mais l’on se bat, dans les tribunes. Les prisons, divine surprise, Se révèlent d’un bon rapport. Les grandes sociétés qui les commercialisent Affichent des chiffres records. Et les propriétaires d’actions Tablent sur un marché toujours en expansion. Après avoir commandé : « halte ! » Pour un contrôle de routiers, Les gendarmes de Rivesaltes Faisaient gentiment leur métier : Une modeste commission Evitait les contraventions. Tout le monde y trouvait son compte, De l’homme de base au grand ponte ; Et quand l’Etat voulut leur rappeler le Loi, Ils ne comprirent pas pourquoi Les gendarmes de Rivesaltes. Pourquoi va-t-on chercher ailleurs Ce que l’on peut trouver sur place : Les gens propres, les dégueulasses, Le pire comme le meilleur ? Est-ce affaire de pourcentages Ou bien la quête d’un mirage ? Le bonhomme s’était mépris ; Il avait donc fait le pari D’escalader à tire-d’aile La plus haute tour de Paris Par la face la plus rebelle. Il est mort sans avoir compris : Pour une « économie d’échelle ». Au Brésil l’esclavage existe, Les négriers ont fait des petits. Officiellement aboli, En Amazonie, il persiste. Les droits de l’homme c’est zéro En face des « pistoléros » « La parole est d’argent et le silence est d’or », Et ceci d’autant mieux que l’écran-télé dort. QUAND LE PRESIDENT PRESIDE Ses discours con-venus, qui repartent de même Ressassent les poncifs à la sauce suprême. Tataouine a ses dinosaures Depuis longtemps fossilisés ; Mais, ici, pas de métaphore, Il ne saurait s’agir de gens politisés. Et même si parmi ces restes vénérables Il existe l’équivalent De nos sénateurs flageolants, Rien de cela n’est discernable. LES LORDS GARDENT LA CHAMBRE Gagnés assurément par l’ostéoporose, De leurs génuflexions ils ont réduit la dose ; Mais conservent, bien sûr, perruques et chapeaux, Pour donner, pensent-ils, du poids à leurs propos. On a sorti le parasol Par habitude. Le ciel est gris comme le sol Le coup est rude. Misère ! Maman, même en Mai On ne fait pas ce qu’il nous plaît… On peut se demander, sans être pessimiste, Comment va fonctionner notre Communauté : Avec des chefs coupés de la réalité Et l’euro rejeté bien avant qu’il n’existe. Il nous faudrait, au moins, une langue commune Pour supporter, en chœur, notre lot d’infortunes. Des gaz lâchés dans l’atmosphère Développent l’effet de serre ; Les ruminants, en bloc, sont les premiers visés. Mais, pur respecter les critères, Va-t-on devoir se satisfaire De convenables mammifères L’épigramme, en bref, s’apparente Au compliment à contrario. Gardez-vous d’évoquer « l’épigramme d’agneau » En tant qu’aimable variante. C’était un film en noir et blanc Avec des beaufs et des amants… Et des envies. Il s’est terminé bêtement Avec des pleurs et des serments… ESSAIS A NE PAS TRANSFORMER L’Inde fait exploser des bombes nucléaires, Pour entrer dans le club des « grands ». L’Occident vertueux s’indigne sans mystère, La Chine, même, est sur les rangs. Un festival d’hypocrisie Dont les politiciens, en chœur, se rassasient. Les chiffres que l’on donne Sont approximatifs : Recenser les personnes Serait prohibitif. Alors on se contente De dénombrer les sous, Les achats et les ventes, Les astrophysiciens, toujours prêts à l’emploi, Recherchent les exoplanètes, Celles qui, repérées au bout de leurs lunettes, S’accomoderaient de nos lois. Faut-il y voir déjà la planche de salut ? Ce serait, pour le moins, quelque peu farfelu On nous parle de production Mais jamais de répartition, C’est pourtant là que le bât blesse. Entre ceux qui manquent de soins Et ceux qui crèvent d’embonpoint, Dure, dure, la mise au point. AU NOM DU PERE ET DU FRIC L’Eglise d’Angleterre A le sens des affaires Puisqu’elle est actionnaire D’usines d’armements… Et chez « Viagra », Maman ! La Corse, de tout temps, saura nous étonner : Tel ce ramassage scolaire : Deux cars sur un circuit, l’un pour les abonnés L’autre, vide, suivant, quasiment débonnaire. L’ensemble du convoi dûment subventionné. AFGHANISTAN-QU’ILS-SERONT-IA Pour les purs talibans il n’est pas de mystère Et tout s’explique on ne peut mieux : A chaque tremblement de terre Correspond, forcément, un tremblement de Dieu. Les Euro-députés se veulent bons-vivants Et leur statut y prédispose. De nos contributions largement ils disposent Sans contrôle, le plus souvent. Les infos, à l’heure présente, Ne sont crédibles qu’à demi Car avant leur mise en vente Elle sont passées au tamis. « Tous les grands ont leurs petitesses Et les Petits ont leur grandeur. –Plus par moins, ça fait quoi, maîtresse ? –Toto ! Tu fais le raisonneur. » MES DESSEINS SANS FRONTIERES Washington peste en abondance Contre l’imprévisible France Et ses problèmes culturels, Alors que tout est si facile Avec l’anglais à domicile CONFLITS, CONFLITS, CONFUS Dieu s’étant avisé que notre genre humain, Avec obstination, cultivait la bêtise, Essaya, parait-il, de dénouer la crise, Mais jugea l’effort « surdivin ». Les polars russes se déchaînent Et leur succès va grandissant. Ce, d’autant plus qu’ils sont le reflet saisissant De l’existence quotidienne. Quoi de plus affligeant qu’une couche d’ozone Qui vous joue la fille de l’air : Alors que, dans les cieux, nos savants la bichonne Dans l’espoir d’un échange au pair, Lâchée au sol elle déconne. On peut « faire le point » de deux façons très sûres : On les met sur les i, ou bien dans la figure. L’ARME A GAUCHE… ET A DROITE Pourquoi traquer les migrateurs, Ces oiseaux qui, sans bruit, traversent notre espace Sans rien nous demander et sans laisser de traces A l’inverse de nos chasseurs ? C’était l’heure de grande écoute. J’écoutais donc, coûte que coûte, Le présentateur de faction Quand on vit surgir un trublion : « Pourquoi diable de grands garçons Se disputent-ils un ballon ? » Il faut en faire des efforts Pour ne pas succomber aux tentations funestes… Exemple : retourner sa veste Dans l’espoir d’obtenir un surcroît de confort. Le danger, pour un procureur, C’est d’abuser du jeu que sa fonction procure. Un homme ayant pris l’habitude De redire tout bas ce qu’il pensait tout haut, Devint vite un sujet d’étude Et de thèses de haut niveau. Le « contexte concurrentiel » Excuse toutes les pratiques : L’on vend du salaire partiel, Ou l’on déplace la boutique. L’idéal toutefois étant D’user des deux en même temps.RENOMMEE On est heureux assurément Que les livraisons d’armements Augmentent d’années en années. Cela compense grandement Notre absence d’engagement Dans le commerce des idées. « Y-A-T-IL UN PILOTE DANS… ? » Si la N.A.S.A. nous le révèle Il faut admettre que c’est vrai : Le pilote, tout seul, parfois s’endormirait Quand l’avion file à tire-d’aile. Les passagers, heureusement, Nos énarques, dans leurs harangues, Défendent vaillamment LA LANGUE : Las ! l’anglaise, franco de port. Trop heureux de faire étalage De leur richissime bagage. Si prisé dans l’import-export. La Terre, assidûment, tourne autour du soleil Mais l’astre, pour autant, ne fait pas du sur place ; Il entraîne son monde au fin fond de l’espace Et dans le plus simple appareil. QUESTION POUR UN CHAMPION Il serait fort intéressant, D’aucuns diraient divertissant, De connaître l’impact qu’aurait sur le chômage La suppression des gaspillages. Et de savoir combien de bras et de cerveaux Font, quotidiennement, d’inutiles travaux… COURT-CIRCUIT DANS LE LONG Qu’un satellite tombe en panne Et le monde informatisé Se retrouve paralysé En quête, quasi, d’une canne. Combien d’individus habitent notre Monde, C’est un problème déroutant. Trois êtres naissent par seconde, Il en disparaît presque autant. Encore s’agit-il d’une approximation, Les inscrits nulle part se chiffrent par millions. L’Angleterre cultive une spécialité, Allez donc lutter contre ça : Ses chasse-d’eau pour les « vécés » Sont les seules qui ne fuient pas. Ah ! ces conflits de propriété Qui développent la chicane Quand la mesquinerie a le droit de cité Et que le bon sens est en panne… « Voisin, ce sentier sans issu Vous appartient, je le concède ; Mais retenez que je possède Sur cette voie un droit de vue Qu’il n’est pas question que je cède. » On dit les micro-organismes Incapables de réflexion. Mais les virus et les prions Se battent avec héroïsme Contre nos multiples potions. Et quand, de leurs calculs, nos clercs perdent le fil, L’infiniment petit, peut-être, sourit-il… Connaissez-vous « le point Lagrange ? » C’est un endroit assez étrange Où la Terre, en dépit de sa constitution, Dispute à son soleil son pouvoir d’attraction. Durant les « trente glorieuses » C’est grâce aux « masses laborieuses » Que notre pays progressait. Mais aujourd’hui les monétaires Ont remplacé les prolétaires Pour le résultat que l’on sait. Lorsque les enfants sont partis, Ce que chacun trouvait petit Devient trop grand, Pour les parents. Et les surfaces « agrandies » Se voilent de mélancolie. Nous mangeons ce que nous voyons, En fait, une approximation De ce qu’indique l’étiquette. Les produits sont préfabriqués Afin qu’ils tombent, « éduqués », Subtilement dans notre assiette. Lorsqu’on n’a vraiment rien à dire Mais qu’il faut quand même produire Sous peine de mort absolue, L’on se répète ou l’on dilue. La carpe, un jour, dit au lapin : « Quand veux-tu que l’on se marie ? » Devant semblable hypocrisie, Le gambadeur de la prairie Pensa lui poser un lapin. Nos sens nous trompent tous les jours Bien qu’ils soient à notre service. Tel objet qui, de loin, apparaît dur et lisse Peut être aussi mou qu’un discours. Mais comment pourrions-nous garder nos illusions Sans le secours fortuit de ces imperfections. Quatre canetons en bas âge, De l’espèce collet monté, Suivaient mère-cane à la nage En respectant, dans son sillage, Les règles de sécurité. Mais un pêcheur, avec sa canne, Vint troubler l’exercice au point ; Aussitôt la famille en panne L’abreuva de propos insanes Dans le vieux dialecte coin-coin. Réflexe qu’on eût dit humain.LE « SCOOP » DE l’ETE Quand viennent les grosses chaleurs, Les journalistes se défilent Mais le « Monde », qui sait retenir ses lecteurs, Leur décrit, parexemple, et sans fausse pudeur, Comment se reproduit la mouche drosophile. Nous avons dit NON aux enfants Qui demandaient un éléphant Comme animal de compagnie. Mais pouvions-nous faire autrement Alors que notre appartement, Sans monte-charge, évidemment, A ses pièces mal réparties ? PARTIR DE LA CAISSE… NOIRE Il est des fonds qu’on dit secrets Parce que leur premier objet Est de naviguer en eaux troubles. Ainsi l’Etat, toujours radin Avec le simple citoyen Rémunère-t-il l’agent double. Vous pouvez devenir gourou Sans formation particulière, Il suffit de quelques atouts : Une propension au bagout Des appels fréquents au mystère Plus un auditoire un peu flou. Un bon tiers de l’Humanité Ignore l’électricité Et le confort qu’elle confère. La technique existe… et les sous Mais notre Monde est bien trop fou Pour rogner d’un chouia les budgets de la guerre. La détresse étant ce qu’elle est : Un produit consommé, sous tous les cieux, en masse, On peut s’étonner, en effet, Qu’elle n’ait un rayon dans les grandes surfaces. Il avait encor les pieds plats Qu’il mettait, hélas, dans le plat Avec le souci de déplaire. Jusqu’au jour où son médecin Ayant repris, ses pieds, en main Rétablit leurs voûtes plantaires. Elle a dit « c’est dur de vieillir » La star la moins économique Qui joue à fond de son physique Et voit son capital faiblir. De « neuve » passer d’ « occasion »… L’argus cote sans concession. Comment, sans nuire à son destin, Flemmarder, au lit, le matin ? : Une alerte à la bombe auprès de l’entreprise Et vous misez, peinard, sur l’effet de surprise. Mais notre homme, en aval, avait sous-estimé Des gendarmes actifs la perspicacité. Il fut donc tiré de sa couette Au beau mitan d’une ronflette Et prié, au nom de la loi, De se chercher un autre emploi. Il ne faut pas confondre, en douce, Sous prétexte d’affinité, Les petits cafés, sur le pouce, Et les sournois pousse-café. OISEUX Une oie, encore blanche, eut l’idée incongrue De quitter son enclos et de jouer les grues. Parée aux petits soins elle alla se planter, Sur une seule patte, au cœur d’une cité. Le succès ne fut pas ce qu’espérait la belle : Après avoir subi des remarques cruelles, Tenant aux malfaçons de son académie, Elle quitta les lieux atterrée et meurtrie Quand elle s’avisa que sa masse de graisse Séduisait bien plus que ses fesses. Parlons peu, parlons bien des effets de la sieste Et ne négligeons pas ses aspects positifs ; Bien que, de la journée, elle ampute l’actif, Elle permet, au moins, de supporter le reste. « SCIENCE SANS CONSCIENCE… » Parvenir à se contredire Tout en parlant pour ne rien dire, Cela peut paraître inventé. Pourtant il n’en est rien, nombre de gens célèbres, Désireux de sortir des communes ténèbres Aux yeux d’un public convoité, Divaguent, par moments, en toute impunité. Cela peut paraître tout bête : Mais pourquoi ne pas simplement, Faire d’une journée un non-évènement Et le vivre comme une fête ? De part et d’autre d’un ruisseau, Poussaient deux superbes roseaux, Chacun voulant, à sa manière, Privilégier sa roselière. Survint un vieux brochet qui, c’était manifeste, Cherchait un abri sûr pour entamer sa sieste. Les herbes, aussitôt, virent là l’occasion De mesurer leur ambition. Fort opportunément une brise aigrelette Vint favoriser les courbettes Au point que le poisson ne sut de prime abord De quel côté chercher son port. Las ! comme des pêcheurs le surnommaient Armand Et qu’il crut percevoir ce prénom dans le vent, Il prit la poudre d’escampette. « Sachez, mon bon ami, que je n’ai pas la tête à faire l’amour maintenant. –Qu’importe, ma chérie, si vous avez le reste… » On ne peut tout prendre au PIED DE LA LETTRE, surtout quand celle-ci n’en a pas. C’est se mouiller inutilement que de chercher Les Etats-Unis d’Amérique S’imaginent qu’ils sont uniques Ce qui leur donne tous les droits ; Y compris, selon la formule, Celui d’être fort ridicules Quand ils pensent devoir nous imposer leurs lois. L’on taxe le travail mais pas le capital, Ce dernier craint la conjoncture ; Comme il fait des petits, il est donc bien normal Qu’il veille assidûment sur sa progéniture. L’on sait que dans les temps anciens L’on s’entretuait pour un rien Faute de formation civique. Désormais, grâce à l’instruction Développée à profusion, Nous pouvons déjouer cette absurde pratique Et faire en sorte, heureusement, Qu’on se batte intelligemment. Toi, le Français moyen, Tu payes tes impôts Et l’Etat dit : « Très bien, Tu es au « top niveau ». Mais tu pourrais aussi rester bon citoyen Sans te charger de ce fardeau. Il suffit, pour cela, question de numéro, D’être au bas de l’échelle ou, bien mieux, tout en haut. DE LA COUPE…AUX LEVRES Mon fromager m’a demandé : « Préférez-vous un fromage courant ou un coulant ? » J’ai montré celui qui était à l’arrêt. EXECUTION ! Au Texas le productivisme Bat des records d’activité : Dans ses prisons, où l’incivisme Est traité sans ambiguïté, Le couloir de la mort est un créneau porteur où l’on soigne, avant tout, l’accueil des spectateurs. Les aménagements sont, eux, exécutés Par les bienheureux condamnés Et pendant les travaux, l’affaire est entendue, Les exécutions continuent. L’homme dut subir un BRIN DE CONDUITE pour avoir confondu l’état de bonheur avec l’état A force de TIRER AU FLANC il s’était MIS SUR LE FLANC et prêtait LE FLANC A LA CRITIQUE. Eh bien, il en était resté COMME DEUX RONDS DE FLAN. Les Anglais l’ont trouvé sans peine Le motif d’un nouveau rejet : L’Euro n’a pas prévu la tronche de leur reine Sur ses nouveaux billets. Peut-on réellement avoir des idées neuves Quand tout semble avoir été dit ? Il paraît bien que non et la meilleure preuve C’est ce que chaque jour j’écris. Pourquoi L’Y s’apparente-t-il à un oiseau ? Parce que c’est un I-BIS. Sur internet tout est possible, L’extravagance a libre cours Et ce que l’Homme sait produire de nuisible, S’y fraye aisément un parcours. C’est ainsi que, grâce à la Toile, On peut vous vendre des étoiles. Il paraît qu’on se sent MOINS JEUNE quand le temps est PLUVIEUX… C’est un type à grosse voiture, Gros cigare et gros embonpoint Mais incapable néanmoins De régler sa propre voilure. Alors il fait beaucoup de bruit, Occupe aussi beaucoup de place Et finalement ne déplace Avec quelques crédits et maintes relations, On peut faire beaucoup de choses : Par exemple servir une mauvaise cause, Ou bien gagner une élection : Deux actes toujours susceptibles D’être entièrement compatibles. « RACONTE-NOUS, GRAND-PERE » -Le combat fut épique, au Sénat, mes enfants, Pour l’accès à la Présidence. Deux papis s’affrontaient, sans aucune prudence, Un duel presque au premier sang ». Occuper le petit écran Est le rêve des politiques Et cela, bien sûr, se comprend, Puisque l’on y peut, sans réplique, Laisser croire que l’on est GRAND Sur le plan moral et … physique. Que d’hommes tués sans raison Pour la gloire d’un pauvre con, Pour sa médaille. Parce que fort de son galon Il voulait reprendre un piton Parler d’étoiles à neutrons, Lorsque l’on n’est qu’un électron C’est entrer dans le champ des flops astronomiques ; Où nos calculs savants ne servent plus à rien, Tant nous sont étrangers les ballets aériens Des catastrophes galactiques. ECHAPPEMENTS LIBRES DE TOUTES CONTRAINTES Vous aimez sûrement la course automobile, On en a prévu tous les ans. C’est dangereux, bruyant, futile, Polluant, mais quand même utile, Pour distraire nos grands enfants. D’autant qu’en prime, pour les « sourds » Un escargot, nouvelle drague, Rêvait d’amour un soir d’été : Coquille de travers et cornes dans le vague, Il savourait sa puberté. Survint, si l’on peut dire, une jeune limace Heureuse semblait-il de le suivre à la trace. Le baveux la jaugea non sans quelque mépris : Elle était toute nue et n’avait pas compris Que sans dot sur le dos, contre toute espérance, Elle n’avait aucune chance. Moralité : La belle toutefois n’en tomba point malade Et trouva son bonheur au pied d’une salade. Il peut paraître raisonnable De se METTRE EN QUATRE, et pourtant, Que tous les gens, d’un coup, veuillent en faire autant, Et cela devient invivable. QUAND ON SE SENT SANS SENTIMENT « Faut-il que je m’ôte la vie, Sylvie ? –Il est certain que tu me gênes, Eugène. –Mais qua vais-je faire sans toi, Ni toit ? –Va finir de boire tes sous, On comprend qu’il soit nécessaire D’avoir toujours les pieds sur terre Dans la cabine d’un grutier : Nul doute que la République, Prend soin de ses grands serviteurs ; Ainsi, pour éviter d’ennuyeuses suppliques, Un pouvoir d’achat destructeur, Seuls les intéressés, mais avec discrétions, Gèrent leurs rémunérations.
Date de création : 05/11/2007 * 18:25
Dernière modification : 10/01/2009 * 21:02
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