En France ! L’Homme pollue à tour de bras :
Il a commencé par la Terre,
Puis a touché les autres « sphères ».
Nul ne sait s’il s’arrêtera
Mais la Nature tient sa place,
Elle le démontre à propos
Et lui rappelle que l’Espace
N’est pas un lieu de tout repos.
Il semblerait que les fourmis :
Vous savez, ces petites bêtes
Qui creusent des trous sans permis,
Auraient des mœurs des plus honnêtes.
Une espèce, en particulier,
Naturellement pacifiste,
Réduit à quia l’esprit guerrier
Des cousines militaristes.
On n’en est pas encore là
Dans nos chaotiques smalas… Est-ce que la chanson française
Reviendrait, enfin, à l’honneur
Après un long temps de torpeur
Et d’anglomaniaques fadaises ?
Espérons qu’il en est ainsi
Et que Brel et Brassens vont faire des petits. « Mais quelle mouche l’a piqué ! »
S’exclame-t-on quand l’Autre explose.
Une certitude, et pour cause,
Ce n’est pas la mouche tsé-tsé. Les experts en économie,
Planchent toujours sur la question :
Va-t-on retrouver l’embellie
Ou plonger dans la récession…
Mais comme cela les dépasse,
Autant jouer à pile-ou-face. Un pays vient à la rescousse
Des trafiquants de drogues douces
Et ce n’est pas un « sinistré ».
Bien sûr les voisins font la lippe
Préférant, au fond, ses tulipes
Tandis que l’effusion se pratique au sommet,
Les fusions se font à la base
Avec, en guise d’entremets,
Un chant d’amour en une phrase :
« Du passé faisons table rase,
Dégraissons, en chœur, désormais ». Lorsque la Télé se déplace
Avec son lot de techniciens,
Ca ne saurait être pour rien,
Il lui faut vraiment de la casse.
On ne peut déranger un grand présentateur
Pour commenter, en bref, un quelconque malheur. CE N’EST PAS MONNAIE COURANTE
Il va bien nous falloir, de temps en temps, traduire
Quelques Euros en anciens francs
Si nous ne voulons pas totalement détruire
Les rapports financiers avec nos grands-parents. On célèbre les « Droits de l’Homme »
Et je me demande pourquoi,
Alors qu’on les bafoue, encore, ou c’est tout comme,
En quelque pays que ce soit.
Une erreur d’orthographe, en somme,
Pourrait, seule, expliquer ce choix.
J’ai donc cherché dans le dico
Et j’ai compris le quiproquo :
OHM : unité de résistance électrique. LA PLASTIQUE « PLASTIQUEE »
C’était un jeune hippopotame
Qui se voulait tout feu tout flamme
Et grand copain d’un écureuil ;
Lequel l’avait toujours à l’œil
En raison de ses incartades.
C’est au cours d’une promenade
Que l’hippo s’écria soudain :
Pourquoi ne puis-je pas grimper avec des mains ?
L’ami répondit sans manière :
Tu n’as pas la cuisse légère
Et tu chausses de gros sabots,
Comment veux-tu faire des sauts ?
Vexé, le bouillant pachyderme
A cette liaison mit un terme
Et retourna dans sa tribu
Où son charme était reconnu. Un clair de Terre sur la Lune
Qui n’aspirerait à le voir ?
Il y faudrait une fortune
Et l’on n’est pas prêt de l’avoir.
Mais l’on pourrait aussi découvrir la planète
Depuis Mars, Mercure ou Vénus
Lors elle apparaîtrait impeccablement nette
Vierge de tous nos détritus :
Comme une étoile presque honnête. Jamais l’oisiveté « mère de tous les vices »
Mieux, qu’actuellement, n’a rempli son office. Que font les gens qui nous gouvernent
Face au chômage envahissant ?
Ils mettent les drapeaux en berne,
Prennent des airs compatissants,
Alors que la spéculation
Prépare le terrain de la révolution. « LES ANIMAUX (qui ne sont pas) MALADES DE LA PESTE
Aux Etas-Unis d’Amérique,
On soigne les bons sentiments,
Même entre deux bombardements
De populations faméliques.
On se réserve, ainsi, quelques précieux moments
Pour choisir les cadeaux, offerts une fois l’an,
Aux chiens et aux chats domestiques. Sachons que les gouvernements
Qui s’affichent honnêtement
Mènent souvent, dans les coulisses,
Des actions de basse police ;
Et la France des Droits de l’Homme
Fait comme les autres, en somme. Un taliban macho, mais de surcroît abject,
Dit à son épouse « sous cloche » :
« Retiens bien que tu n’as que des DROITS INDIRECTS
Auxquels, de plus, tu te raccroches »
Et sa femme lui décrocha un DIRECT du GAUCHE. OUVERTURE DU MARCHE
« L’Enfer étant pavé de bonnes intentions » L’accueil en est rendu, de ce fait, agréable.
Et si l’accès au Ciel pose trop de questions,
L’on peut se contenter d’un pacte avec le Diable… AN DEUX MILLE ET UNE NUITS
Euro, qui comme Ulysse as fait un long voyage,
Que nous apportes-tu, de FRANC, dans tes bagages ? On nous dit qu’il faut nous y faire :
Pas de courant sans nucléaire
Et pas d’atomes sans déchets.
Alors, naïvement, mais en vain, vous cherchez
Comment, de ces derniers, l’on pourrait se défaire…
La Science répond et sans ambiguïté :
Ce n’est qu’en produisant plus d’électricité
Que nous retraiterons les « cacas » réfractaires. FONDS DE COMMERCE SANS FOND
Les Anglais nous ridiculisent
Avec un plaisir évident,
Alors qu’ils se caractérisent
Par nombre d’aspects décadents.
Prenons, au hasard, dans le lot :
Leur Chambre des « pé-PAIRS », leur « presse-caniveaux »
Et le gâteau sur la cerise :
Le cours mesquin de la Tamise. UNE PRESQUE PROPOSITION ET DEUX PRESQUE
Il n’obtint rien parce qu’à la question :
« Vous avez besoin de SOUS ? »
J’avoue avoir été touché
Par une attention chaleureuse :
Dans une banlieue ennuyeuse
Mais près d’un carrefour branché,
Sur un grand panneau lumineux,
Le « Périfh'Nord » m’offrait ses vœux. Savoir parler pour ne rien dire,
Doit vraisemblablement s’enseigner à l’E.N.A.
Vu la langue de bois dont usent, sans sourire,
La plupart des hommes d’état. Ah ! ces « techniciens de surface »,
Alias « manœuvres légers »,
Qui demandent à partager
Les boulots les plus dégueulasses
Et ne songent pas aux frayeurs
Qui sont le quotidien des grands spéculateurs… Ils s’étaient vus en U.L.M. :
De quoi se mettre en appétit.
Elle avait dit : « Chérie, je t’aime »
Il lui répondit : « Moi-t-aussi ».
Ils n’eurent, dès lors, aucun mal
A mettre au point leur vol nuptial. On s’assassine assez souvent
Dans le monde des trafiquants :
Il faut donc qu’il se renouvelle.
Et là, c’est bien réconfortant,
Le chômage est inexistant :
Un cas rare, à l’heure actuelle. Les catastrophes naturelles
Augmentent d’année en année :
Les statistiques sont formelles,
Les assurances malmenées.
Et comme la population
Croît, elle aussi, sans restriction,
La planète, conséquemment
Va devoir faire face à moult emmerdements. L’Homme descend du singe, on ne peut en douter,
Même s’il faut revoir les liens de parenté.
Dans notre monde, à nous, qui marche à la godille,
On fait souvent appel au concours des gorilles
Dès qu’on veut surveiller, parce que pervertis,
Quelques drôles de ouistitis.
Et puis, rappelez-vous, cette course à l’Espace :
C’est un singe, en premier, qui testa notre race… Pour la parité : homme-femme,
Les sénateurs chenus craignent, avec raison,
Que le succès aidant, leurs compagnes réclament,
La même chose à la maison. ESCROQUERIE : SIMPLE EPURE
Vous connaissez tous les effets
Des elfes, lutins et sorcières :
Etres mystérieux s’il en est.
Eh bien ! ils le sont moins et c’est une première,
Qu’une compagnie pétrolière
Où de gros capitaux sont portés disparus
Et personne ne sait ce qu’ils sont devenus. Les sociétés de banques suisses
Ont à cœur que leurs clients puissent
Dire que leur argent est en sécurité
Pour satisfaire aux lois de l’hospitalité. Faire face aux fausses factures,
Comme aux fausses informations,
Aux faux serments, aux faux augures,
Lorsque, en outre, rien ne rassure,
Heureux celui qui, par nature,
Peut se dire, entre nous, fort de constitution. « A LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU »
Un attentat commis, en Corse,
S’apparente au délit mineur ;
Car quelle que soit son ampleur,
Le fait d’en rechercher l’auteur,
Equivaut à faire une entorse
Voyez les possédants, professeurs de morale,
Ils mettent leur sous à l’abri
Selon la tradition purement libérale
Du secret rigoureux et du « pas-vu-pas-pris ».
C’est ainsi qu’au Brésil, mais c’est valable ailleurs,
Les capitaux sont pris de soudaines frayeurs ;
Et qu’importe, dès lors, que le pays s’enlise,
Si la Bourse parvient à surmonter la crise. Un moustique, bien dans sa peau,
Prenait un bain dans l’onde pure.
Un loup survint, à jeun, et, suivant sa nature,
Sans nulle précaution se mit à laper l’eau.
« Oh, là ! dit le baigneur, de quel droit cette audace
Qui te permet ainsi de troubler la surface
De ce bucolique ruisseau ? »
Le loup, désemparé, ne sachant que répondre,
Emit un grognement qui devait le confondre.
Le moustique, aussitôt, fort de sa condition,
Bondit sur l’animal sauvage
Et lui déclara sans ambages,
Qu’il sucerait son sang jusqu’à l’indigestion.
Affaibli par le jeûne et devant la menace,
Le loup, penaud, quitta la place
Après s’être excusé de son comportement.
« Va, donc ! » dit la bête piqueuse,
Et montre, à l’avenir, une soif moins rageuse.
J’ai ma place au soleil et j’y tiens vachement. » Une tortue ayant mis gaiement la pression,
Evitait, dans un flou, les arbres de la route.
Grisée obscurément par un : « En avant toute ! »
Elle alla percuter un platane, en faction.
Un lièvre éberlué par cette fantaisie,
Signala les dégâts sur la carrosserie
Mais, prudent, se garda de provoquer la bête :
Il avait une fable en tête… LA TACTIQUE DES GENS D’ARMES
Dès que l’on accorde aux EXTREMES
Les avantages du MILIEU,
Ils investissent tous les lieux
Pour imposer leurs théorèmes.
Et quand le CENTRE a disparu,
Un vieux héron cendré trouva fort à son goût
D’aller s’inviter chez Bocuse.
Le chef, un peu gêné, mais revenu de tout,
Proposa les menus que d’emblée on récuse
En raison souvent de leur coût.
Le héron, il est dit, a mauvais caractère.
Rien ne pouvant le satisfaire,
Ni le poisson, ni le ragoût,
il s’en alla, guindé, et, sans la moindre excuse,
Courut pêcher en Saône, au sortie de l’égout…
Heureux d’avoir enfin trouvé la nourriture
Qui convenait à sa nature,
Il revient voir le chef et lui fit compliment
Sur les rejets du restaurant.
L’homme ne pipa pas mais ne put déguiser
Un bref contentement dignement maîtrisé. LEGENDE POUR UNE POITRINE GENEREUSE
Mes deux seins sans frontières. « C’EST LA SAMBA BRESILIENNE… »
Au Brésil, pour le carnaval,
L’on « s’éclate » et c’est bien normal :
Quelque deux cents morts au programme.
Passage de vie à trépas
Sous la forme d’assassinats,
Dans un grand concours d’oriflammes. Gardons-nous de moquer nos braves sénateurs :
La mémoire de la Nation ;
Encore sous le choc de la révolution
Due à la machine à vapeur. Non, ce n’est pas l’euro qui va doper les foules.
Pour que chaque pays se coule dans le moule
D’une Europe à visage humain,
Il faudrait, pour le moins, une langue commune,
Qui ne soit pas l’anglais, cela dit sans rancune,
Mais bien l’espéranto, notre cousin germain. Une campagne électorale
Se prépare dorénavant
Avec les mêmes arguments
Que la pub, chaque jour, étale.
Exemple : un candidat pour des législatives
N’est guère mieux traité qu’un paquet de lessive. FORMATION SUR LE TA-RAUDAGE
Nul besoin d’une grande école
Pour fabriquer un dictateur :
C’est pas le geste et la parole
Qu’un despote s’impose à ses administrateurs.
Et dès l’instant qu’il y parvient,
Il peut se contenter de vaillants miliciens. TELEPHONE SANS PHIL-OSOPHIE
« Allo ! Maman ! me voilà pris
Bêtement sous une avalanche.
Eh bien, si maintenant, une autre se déclanche,
Sais-tu que tu es à l’abri ?
Je t’embrasse fort, mon chéri. » L’Amérique se mobilise
Pour débusquer les fainéants ;
Ses pasteurs télévangélisent
A tour de bras les mécréants.
Sa monnaie ignore la crise
Quand d’autres sont dans le néant
Et ses P.D.G. rivalisent
Dans des paris entre géants.
Comment refuser un tuteur
Si globalement protecteur ? Chez Murdoch, super prédateur,
Les scrupules n’ont pas de place.
Seul l’argent rémunérateur
Auprès de l’homme trouve grâce. C’est sûr, il va falloir s’y faire :
La Bourse et le Social marchent en sens contraire,
La première sourit quand l’autre est enterré.
La morale n’est pas en cause,
Ici l’on ignore la chose :
L’argent seul est considéré. Jamais autant qu’à POMPEI
Les morts « découverts » au pays
N’auront comblé leur descendance.
Il faut espérer, néanmoins,
Que le Vésuve prendra soin
D’en rester là de l’expérience… C’était un taureau de Camargue
L’un de ceux que les hommes narguent
Pour l’unique plaisir de la provocation.
Lui n’avait qu’une idée en tête,
Celle de bien faire la bête,
La bête de reproduction.
Comme il ne voyait jamais rouge
Quand on agitait un chiffon,
Il riait de ses compagnons
Qui fonçaient sur tout ce qui bouge…
Il fut, par des experts, déclaré daltonien
Et, Dieu merci, s’en trouva bien. Il aimait étaler ses états de service,
Tous au service de l’Etat.
Mais d’aucuns parlaient de sévices,
Ce qui le mettait au supplice
Et, partant, dans tous ses états.
Lui qui déclarait sans malice
Qu’il rendait des tas de services
Dont il ne faisait pas état. Nous sommes, de nos jours, à l’ère du jetable,
Les produits concernés sont toujours plus nombreux :
Du stylo bas de gamme à l’ouvrier exploitable,
La mondialisation est passée aux aveux.
Et que dire du fric, jeté par les fenêtres,
Œuvre des gens connus comme ne pouvant qu’être
Des gestionnaires rigoureux… Dire que l’Everest croule sous les ordures
Est, pour l’heure, une absurdité.
Il n’en reste pas moins que certaines mesures
Prises par les autorités
Démontrent sans ambiguïté
Que du respect des lieux, certains grimpeurs, n’ont cure,
Oubliant qu’une fois le triomphe exploité
On redescend « sa pomme » avec les épluchures… Ah ! ces grands ténébreux qui courent la planète
A la recherche de leur MOI
Et le trouvent, avec émoi,
En enfilant une chaussette… Un oisillon tombé du nid
S’efforçait d’appeler à l’aide.
Un chaton, en catimini,
A cet état facheux, voulut porter remède.
Il proposa donc au merlot
De le transporter sur son dos
Jusqu’à son douillet domicile :
Ce ne fut pas chose facile.
Parvenus au but, malgré tout,
Le chaton s’attendait à quelque récompense,
Mais, dans le nid, nulle pitance
N’attirait le jeune matou.
Il lui restait la solution
De croquer le fol oisillon.
Fort heureusement la tendresse
Même chez l’animal suscite des prouesses :
Le héros fatigué retrouva sa maman
Qui le félicita pour son comportement. L’EX-TERNE
Ce fut un homme politique
Réélu de nombreuses fois
Mais qui, non sans regrets, dut céder sa boutique.
Victime, ouvertement, d’une extinction de voix. L’O.T.A.N. est la force de frappe
Au service de Washington
Qui, de ce fait, donne le ton
Au jeu des « farces-et-attrapes » ;
Où, malgré les qu’en dira-t-on,
La morale passe à la trappe. Les armes se singularisent,
Gagnent en efficacité.
Seule, la cible, en cas de crise,
Garde au cœur de l’adversité
Son « humaine » simplicité. ET LES SOCIALISTES S’EN TAPENT
Il est des tableaux tape-à-l’œil
Des musiques tape-à-l’oreille ;
Et ceux qui tapent notre oseille
Sur le livret de l’Ecureuil. A Jérusalem, les chrétiens,
Etalent au grand jour leurs mesquines querelles :
Le Saint Sépulcre, objet d’un grand culte en parcelles,
D’un arabe et d’un juif appelle le soutien.
C’est donc un musulman qui contrôle, en pratique,
La porte de la basilique.
Une sorte d’œcuménisme
Dans le champ de l’obscurantisme ! CONFLIT QUAND TU NOUS TIENS…
Commencer une guerre exige de l’audace,
L’arrêter demande un effort
Car le perdant se doit, au prix de quelques morts,
D’éviter de perdre la face. Il va pleuvoir, sans aucun doute,
Fini le beau temps pour un temps.
Disons que ce qui nous attend
C’est du soleil…AU COMPTE GOUTTES. LE COUT DE L’ECOUTE
Les infos on les manipule
Selon les besoins du moment,
Quitte à friser le ridicule
Quand s’y prête l’évènement.
Mais il en est aussi de très particulières
Et qui vont droit à l’essentiel :
Parler benoîtement d’une autre vie, au Ciel,
Pour mieux vous exploiter sur Terre. Lorsque les verts des frondaisons,
Prennent le pas sur les marrons,
L’on dit que la Nature, à nouveau, se réveille.
Mais ce n’est là qu’une illusion
Masquant l’intime évolution
D’un Univers obscur qui jamais ne sommeille. C’est dans le rire franc que l’humaine nature
Des rapports amicaux prend la juste mesure. Un vieux canard chauffait ses plumes
Près d’une mare attribuée
Par la force de la coutume
A cette espèce bafouée…
L’oiseau, très affecté par les plaisanteries
Que l’Homme, sur son nom, changeait en vacherie,
Méditait.
Survint un jeune veau qui, sans trop de manières,
Vint patauger dans la vasière,
Eclaboussant de-ci de-là.
Le canard furieux s’écria :
« Arrêtez ! »
Le jeune n’en fit rien, car c’était de son âge,
Mais l’oiseau, fulminant contre notre langage
Commit alors l’erreur d’ajouter au gros lot
De nos incongruités : « A vau-l’eau ! » Le bousier est un coprophage,
Un éboueur spécialisé.
Celui que nous avons croisé,
Roulait sa boule sans tapage.
L’entretien fut direct et de courte durée,
On ne peut abuser du temps d’un scarabée.
« Ce métier, lui dis-je, mon brave,
Vous convient-il parfaitement
Ou bien estimez-vous que certaines entraves
Vous gênent ostensiblement ? »
Le technicien eut un sursaut.
On ne s’était jamais penché sur ses problèmes.
« Détenez-vous, Monsieur, quelque pouvoir suprême ?
Avez-vous le désir de soulager nos maux ? »
Mon silence ne fit qu’exciter son audace.
« L’Homme est pour nous une menace ;
L’excrément, aujourd’hui, n’est plus de qualité,
Vos vaches folles anémiques
Rejettent des antibiotiques
Qui dégradent notre santé. »
Je n’eus pas le loisir de pousser plus avant.
Le bousier, tout en s’activant,
Me dit sans autre commentaire :
« Excusez-moi, Monsieur, j’ai de la route à faire. » Le seul désir humain, vierge de toute honte,
Qui, jamais, pour autant, ne sera pris en compte,
Peut se résumer comme suit :
« J’aimerais savoir qui je suis. » Un oisillon oisillonnait
Au bord du nid.
Un papillon papillonnait
Autour de lui ;
Et le soleil ensoleillait
En plein midi :
Avec deux heures d’avance… N’allez pas croire aveuglément
Que notre galaxie tourne comme une horloge.
A ce niveau là tout déroge
A nos règles et règlements.
Il pararaît même que Pluton,
Dans sa solitude invivable,
Sur son orbite, nous dit-on,
Est carrément incontrôlable.
Et notre Lune, pensez-vous,
Elle, au moins, s’attache à la Terre,
Elle est toujours fidèle à chaque rendez-vous…
Eh bien ! non, elle, aussi met lentement les bouts,
Sans qu’on ne puisse rien y faire. LA BARRIERE DE « L’ARRIERE »
Est-ce que les générations
Prennent en considération
Le futur lointain ou le proche ?
L’on va, sans contredit, jusqu’aux petits enfants,
Mais au-delà, le plus souvent,
C’est à de simples vœux que chacun se raccroche. Les Américains nous arnaquent ;
Vous nous direz : « C’était écrit ».
Certes, mais là, c’est leur barbaque
Qu’ils veulent nous vendre à tout prix.
Or nous avons la vache folle
Et la tremblante du mouton,
De quoi, suffisamment, nous donner des boutons ;
Nul besoin d’ajouter une prime au pactole.
Alors, braves Yankees, gardez vos transgéniques
Et vos hormones mirifiques
Pour vos restaurants dernier cri. C’est avec du film étirable
Qu’il s’était fait un caleçon,
Car il le voulait déformable
Quand il côtoyait un jupon. Le mariage, en fait, est une étrange affaire :
Il unit, pour la vie, et dans un temps record,
Deux êtres opposés par le sexe et, plus fort,
Bien souvent par l’argent et par le caractère. Evoquez l’Europe sociale :
Les gouvernements font la moue.
Pronez l’Europe libérale :
Et les financiers font la roue. Agent de la circulation
Il dut donner sa démission
Pour avoir contrôlé près de quatre vingts fois
Sa belle maman, en trois mois. Ne nous y trompons pas, nos banques nationales
Gèrent des intérêts anglo-américains.
C’est le domaine des requins
Où la loi de la jungle ignore la morale,
Où les licenciements sont toujours bienvenus
S’ils peuvent, sans danger, gonfler les revenus. A Bruxelles, où les lobbies
S’interdisent toutes lubies,
C’est une lutte d’influences.
Moins pour placer des convictions
Que pour toucher des subventions…
Promeneur obstiné, quant à l’itinéraire,
Rien ne l’arrêtait en chemin ;
Il allait d’un pas sûr, une canne à la main,
Pour se protéger des vipères.
Or il était acquis, de mémoire de vieux,
Que jamais on ne vit de serpent en ce lieu :
Les mines antipersonnels,
Sont des engins de « guerre lasse, »
Pour ne pas dire dégueulasses,
Qui frappent en dehors du temps conflictuel,
Traitreusement, quand tout va bien,
Lorsqu’on est toujours sur la brèche,
Il faut compter avec la dèche
Qui peut surgir au coin du bois :
Qu’un scribouillard distrait, égaré dans ses livres,
Vous coupe tout à coup les vivres
Et vos projets sont aux abois. Une grue espérait pouvoir, sans dérapage,
Atteindre la hauteur d’un engin de levage.
L’Homme n’avait-il pas usé du même mot
Pour nommer la machine et désigner l’oiseau ?
Convaincue, en tous points, de la similitude,
Elle se lança dans l’étude
De l’adéquate solution
Susceptible d’agir sur ses mensurations :
Tractions avant, tractions arrière,
Surélévation du derrière,
Allongement du cou par anneaux empilés,
Talons aiguilles effilés.
N’ayant pas ménagé sa peine,
Elle conclut que la déveine
Pouvait seule expliquer le piteux résultat
De son héroïque combat.
Hélas, fort mise à mal de la proue à la poupe,
Répudiée, aussi, par son groupe,
Sensible, comme l’autre, aux caprices du vent
Mais sans le secours des haubans,
Elle finit sa vie, amère, au pied de celle
Qu’elle avait prise pur modèle,
En ayant négligé, dans sa douce folie,
Les dangers de l’homonymie. NE NEGLIGEONS PAS LES TRANQUILLISANTS
C’était le démon de midi
Qui, ce jour-là, l’avait saisi
Alors qu’il mangeait des quenelles.
Par un réflexe calculé
Il avait ouvert la télé
Et retrouvé, sans mal, sa langueur naturelle
A l’heure, ô combien platonique,
Des informations politiques. POUR L’AUTRE MILLENAIRE ?
Traiter d’égalité des chances
Face au Tiers Monde en perdition
Sans provoquer de réaction
Est la preuve que l’espérance
Sous tous les cieux, en l’occurrence,
Mieux que bien des médicaments,
Reste le meilleur des dopants. Au temps jadis où Pompidou,
A l’auto, faisait les yeux doux,
Il fallait adapter la ville
Aux humeurs de l’automobile.
Aujourd’hui le ton a changé
Car la bagnole nous agresse
Par constructeurs interposés
Et par les fous de la vitesse.
Au temps jadis de Pompidou,
L’ozone, qui plus est, n’avait pas fait son trou. Rien de tel qu’un chapeau pour rendre ridicule
Le visage le plus serein,
Voire, aussi, le plus « souverain ».
Collez-vous sur le crâne un petit édicule
Et vous pouvez, sans peine, avoir l’air d’un serin.
Il va de soi que l’Angleterre
Ne saurait dire le contraire… Lorsque les hommes se tabassent
Sur des sommets himalayens
Pour quelques arpents de caillasse,
L’esprit déraille bel et bien.
Vous me direz, jamais la guerre
N’a pu démontrer le contraire ;
Mais chez des gars si « haut placés »
On aurait pu le croire un peu moins ravagé. Tant va la cruche à l’eau,
qu’à la fin elle boit la tasse. Le vieux sultan de BRUNEI
A la fortune exubérante,
Ne sait que faire en son pays,
Des pétro-dollars de sa rente.
C’est donc en toute ingénuité
Qu’il les dépense sans compter :
Et si quelque costume a gagné sa faveur,
Il en commande cent de la même couleur. Vous connaissez de ces personnes
Qui fréquemment vous téléphonent
Pour vous dire qu’elles vont bien
Et vous font la faveur suprême
Après avoir parlé longuement d’elles-mêmes
De vous questionner sur un rien… DES VERTES ET DES PAS MURES
Qu’est-ce que la ruralité :
C’est une confuse entité
Sur un faux air d’hymne à la vie.
Une politique arrimée
Plus à quelque chasse gardée
Qu’à la pêche assidue à la démocratie. Notre Marine Nationale
Vient de subir un coup tordu,
Une opération sans égale
Dans le registre farfelu :
Elle vient d’acheter des bombes dangereuses
Moins pour celui qui les « reçoit »
Que pour celui qui les conçoit
Où les manipule « en veilleuse ».
Et les Etats-Unis, vendeurs matelassés
Refusent, goguenards, de les lui rembourser. Vous connaissez le « pantouflage » ?
Un simple jeu de relations :
Vous vous formez aux frais de l’Administration
Et le Privé vous offre un plateau de « fromages ». Les paradis fiscaux, aujourd’hui, prolifèrent,
Internet, pour le moins, est un relais précieux :
L’argent le plus véreux librement y prospère,
Puis, honnête et blanchi, s’investit sous nos cieux.
Tout contrôle, à ce stade, à l’échec est voué,
On parle de loi du Marché. C’EST LE FONDS QUI MANQUE LE PLUS
Du temps, jadis, de la Fontaine,
Le Travail était un trésor.
De nos jours il est plus encor,
Puisqu’il résulte d’une aubaine. La fête devait garantir
Un splendide feu d’artifice,
Mais la Nature, par malice,
Avait prévu d’intervenir :
L’orage, brusquement, éclata sur le tard,
Juste au moment où l’Homme allumait ses pétards :
La concurrence déloyale
Entre les feux du ciel et les feux de Bengale
Propre à vous flanquer le cafard. Lorsqu’un gouvernement gère dans l’impuissance
Les grands problèmes en suspens,
Il va mettre tout son talent
A maîtriser les contretemps
Pour durer dans l’indifférence. Altesses, Saintetés, médiocres éminences
Commandeur, P.D.G. : fausses protubérances
Qui marquent le champ clos des pouvoirs établis
Souvent légitimés par le fait accompli. On ne peut qu’être sidéré
Par l’élan de perversité
Qui pousse des savants sur des voies infernales :
Se tourmenter le carafon
Pour rendre performante une bombe à neutrons
Prouve que le « génie » a perdu les pédales.
Car la « Belle » tue à foison
Mais sauvegarde les maisons. Comment se fait-il que la Presse,
Pendant les vacances d’été,
Réduise l’actualité
A proportion, souvent, de sa propre paresse ?
Faut-il conclure hardiment
Que c’est elle qui crée, en fait, l’événement ? ETES-VOUS SATISFAIT, MEDOR ?
On est très heureux de l’apprendre,
Il existe, faut bien comprendre,
Des super-hôtels pour clébards,
Avec confort ultra moderne,
Multiples services internes,
Musique aux heures de cafard.
Ah ! ces gosses qui pour un rien
Hurlent contre leur vie de chien ! La société américaine
Sait fort bien que tout se monnaie.
Même les causes les plus vaines
Trouvent des avocats, sans peine,
Du moment que le client paie.
Et c’est presque un sport national
Que d’affronter un tribunal. Pour quelques instants de barrage,
Le branlebas est général :
Un phénomène maximal
Dont l’astre pourrait prendre ombrage ;
Et pour marquer alors son mécontentement
Nous priver de soleil définitivement. C’est fou ce qu’un sourire a des effets sublimes :
Un visage meurtri dans ses moindres recoins
Révèle tout à coup un peu de son intime
Qu’il dissimulait avec soin… Comme nous avons l’habitude
De nous déplacer à cheval
Sur des principes plutôt prudes,
Le « cru » nous sape le moral ;
Et nous ne sommes pas remis
De voir la mante religieuse,
Aux convictions plus que douteuses,
La surface de l’eau prédispose à l’arnaque.
Sous des reflets changeants et parfois aguicheurs,
Elle cache aussi bien la minceur d’une flaque
Que d’insondables profondeurs. UNE ATTITUDE PEU « SPORTIVE »
A propos de l’éclipse, il paraît que la Lune
A refusé, d’autorité,
Tout accord d’exclusivité
Malgré les offres de la UNE. Aux Etats-Unis, plus qu’ailleurs,
Les marchands d’ « avenir meilleur »
Font d’incontestables affaires.
Au Kansas, en Alabama,
L’obscurantisme grand format
Dans les écoles prolifères :
Et c’est ainsi que les enfants
Apprennent mécaniquement
Que Dieu créa le Monde en six jours ordinaires.
Le septième, il se reposa :
il avait bien besoin de ça ! Elle était forte, il était gros,
Tous deux mangeaient plus qu’il ne faut
Et s’étonnaient de leur bedaine.
Ils se disaient à l’unisson
Pour la bouffe et pour la boisson,
Sur la même longueur dondaine,
Sur la même longueur dondon. Ce sont les retraités anglo-américains
Qui contrôlent, de fait, nos banques nationales.
Le socialisme aidant, avec l’appât du gain,
On laisse de côté les contraintes sociales. Dans notre monde policé,
Le problème majeur est celui des limites,
Celles à ne pas dépasser ;
Lesquelles, forcément, sont toujours hypocrites… La solidarité demeure relative
Entre le Pôle et l’Equateur.
C’est pourtant le même moteur
Qui d’un même élan les active ;
Mais l’un fonce comme un fada
Quand l’autre tourne à la papa. Quitte à vivre en truand, mieux vaut être Italien
Quand l’Etat verse une retraite ;
Car la vie en prison ne modifie en rien
Le cours des droits acquis quand vous étiez honnête. De Gaulle coûtait cher en tant que chef d’Etat,
Mais comme porte-avions, c’est le même constat. Deux poulets gavés de farines
Méditaient sur leur condition :
« Je sais, disait l’un d’eux, que la vie en usine,
Chez l’Homme a suscité maintes révolutions ;
Pourquoi ne pas nous syndiquer
Et refuser tout net ce qu’on nous fait bouffer ?
Nous mourrons, c’est certain, mais l’éleveur aussi
Et nous nous vengerons, ainsi. »
L’idée eut vite fait, entre oiseaux identiques,
De gagner toute la boutique.
Il n’y eut, nous dit-on, pas un seul opposant ;
Et l’Homme, pris de court, déposa son bilan
Victime, comme en politique,
D’une folle pensée unique. Qui parle d’Université
Evoque de longues études,
Sauf si l’on ajoute : « d’été » :
Trois jours qui viennent en prélude
Aux querelles que les partis
Vont développer sans répit. Que pourrait dire un agnostique
Aux intégristes de saison ?
« Sachez qu’en religion, tout comme en politique,
Les Evangiles c’est : « selon… ». Il faut multiplier les obstacles,
Si l’on veut freiner les chauffards.
Le risque d’érafler leur précieux habitacle
Est plus dissuasif que tout autre avatar. Qui va dire que les avions
Sont un facteur de pollution ?
Le grincheux, incurable ou presque.
Comment ne pas goûter, sous l’azur éclatant,
Les traînées au cordeau des gaz d’échappement
Dont le dense réseau forme des arabesques…
Quand cinquante pour cent des lignes, en partie,
Empruntent notre ciel par pure courtoisie… Revenons à l’O.N.U., quelque deux cents nations
La prennent pour tribune en toutes occasions,
Sans que leurs vains propos tirent à conséquence.
L’organisme fonctionne, au fond, en vase clos,
Consomme du papier pour imprimer des mots,
Dans la plus grande indifférence.
Sauf à considérer que le système, en soi,
Constitue, au sommet, un vrai bassin d’emplois. Un melon ça ne parle guère,
Et pourtant…
Il pourrait se plaindre amplement
De tous les mauvais traitements
Qu’il subit durant sa carrière.
Oyez, manants !
Avant qu’à votre goût il vienne s’en remettre,
On le contraint sept à huit fois
A s’exposer au chaud, au froid,
Comme un vulgaire thermomètre.
Etonnez-vous, alors, qu’il juge inopportun
De développer son parfum… Lorsqu’on joue avec lui, mon chien « donne la patte »,
Puis, il insiste lourdement.
Lors, on dit : « Pouce ! » en fait, pour qu’il se carapate ;
Erreur ! Il comprend : « Puce ! » et sitôt il se gratte
Convaincu des progrès de son entendement. Un pêcheur voulait prendre une carpe muette
Avec un matériel des plus sophistiqués :
Canne légère ad hoc, aguichantes mouillettes,
Hameçons dûment astiqués ;
Et pour faire une sieste honnête,
Une couverture douillette.
La carpe connaissait l’homme et ses habitudes,
Elle le fréquentait depuis plus de dix ans ;
Ayant fait, par ailleurs, de solides études,
L’assaut prémédité lui parut affligent.
Elle flaira l’appât, le jugea sans attrait,
Et méthodiquement sectionna le crochet,
Puis poussa le tout dans la vase :
C’était sa tactique de base.
Ecartant le danger, elle tira le fil,
Fit semblant de se laisser prendre.
Le pêcheur réveillé, mais fatigué d’attendre,
Se trouva soudain sur le gril.
Il se lève d’un bond, attrape l’épuisette,
Et soupèse déjà la bête.
La carpe prit plaisir à sortir hors de l’eau,
S’agita pour donner le change,
Puis, en souriant in petto,
Se laissa couler dans la fange. Au bout d’un certain temps, la télé me fatigue,
Je prends des kiwis pour des figues
Et je peine à me repérer.
Vous me direz : « Quelle importance,
Image et son tout est truqué. »
Certes, mais entre nous, comment donc expliquer
Cette quotidienne carence
Qui me pousse à confondre Allègre avec Mickey
Et l’Amérique avec la France ? LA VILLE DES « BOUCHONS »
Bon nombre de Lyonnais adorent leur voiture,
Même quand elle roule au pas.
Prendre le bus, pour ces gens là,
Est un acte contre nature.
Ainsi la pollution peut fort bien, désormais,
A la belle saison, atteindre des sommets. LA POLITIQUE « A LA CORBEILLE »
Nos politiques gesticulent
A défaut de pouvoir prendre des décisions.
Le Haut Commandement, c’est les fonds de pension
Qui rendent nos vœux ridicules ;
Ceux-là gèrent nos biens en toute impunité,
Garants de l’embonpoint de Yankees retraités. On le donnait pour mille pattes,
Mais c’était fort exagéré ;
En les recomptant bien il n’en fut retrouvé
Que pour vingt paires de savates.
L’erreur était énorme et pouvait donc surprendre ;
La science, dès lors, mise à contribution,
Sans la moindre imagination,
Le catalogua : scolopendre :
Un nom peut-être sur mesure,
Mais qui ne dit plus rien au marchand de chaussures. QUAND L’ERUPTION FAIT IRRUPTION
La Terre on la cultive et même on la bichonne,
L’on sait la protéger contre les érosions,
Mais dès qu’elle éternue ou bien qu’elle frissonne,
Nous n’avons nul moyen de soigner l’affection ;
Et comme nos efforts sont voués à l’echec,
Le globe tremble et nous avec. Il rêvait de trouver un ailleurs quelque part,
Qu’il ne parvenait pas à découvrir sur place :
L’amour qui se dessine et qu’on suit à la trace,
Ou l’écoute d’autrui, rassurante et sans fard.
Mais comme le garçon craignait pour ses godasses,
Il rangeait ses pulsions dans le fond d’un placard. BEAUCOUP DE BRUIT POUR RIEN
Dans une course automobile,
Ridiculement inutile,
On ne tient pas compte du coût.
Quant au sens de l’épreuve, en somme,
Il se résume, ou c’est tout comme,
A s’arrêter avant le « sens dessus-dessous » Ses stock-option étaient à vendre
Et le bénéfice réel,
Mais l’appât du gain était tel
Qu’il préférait toujours attendre.
Après la messe du dimanche,
Bien que riche comme Crésus,
On le voyait faire la manche
Pour rentrer chez lui, par le bus. PLUS ALIGNEE QUE MOI… TIMOR
L’Australie aurait vocation
A régenter son hémisphère ;
Mais ses voisins ne l’aiment guère
Et la tienne en suspicion.
Il n’est pas suffisant, pour jouer les cyniques,
De se vouloir, en tout, l’adjoint de l’Amérique. Savez-vous bien pourquoi telle sonde martienne
S’est écrasée au sol, tous panneaux repliés ?
La NASA nous le dit : une erreur à l’ancienne :
Les METRES se sont tous conduits comme des PIEDS. C’était une puce savante
Comme il s’en trouve rarement :
Elle piquait un éléphant
Sans que la bête s’en ressente.
Forte de l’expérience acquise,
Elle voulut étendre aux chiens
Le succès de son entreprise
Afin d’améliorer son menu quotidien.
C’était compter sans l’Homme, ami des animaux,
Qui les désire à son image.
Si Médor acceptait de se gratter la peau
Son maître y voyait un outrage.
C’est ainsi que la puce, à son premier essai,
Comprit qu’elle allait au suicide
En lisant sur la niche où le chien reposait
Une publicité pour un insecticide. Il faut TENIR le coup lorsque l’on TIENT à l’œil qui a de qui
TENIR.
Tout cela s’articule.
Si l’on peut MAIN-TENIR on ne peut PIED-TENIR
Pas plus que SOUS-TENIR n’appelle SUR-TENIR.
Mais l’on peut CON-TENIR
« AU QUATRIEME TOP IL SERA »…
La notion de temps est très subjective,
Nous le savons bien.
Notre horloge interne est sur le qui-vive,
Nous n’y pouvons rien.
Comment oublier que l’esprit se leurre
Magistralement
En cherchant midi près de quatorze heures
Nous sommes quelques six milliards,
Pas de quoi sabler le champagne.
Combien, parmi le lot, n’ont même pas un liard
A mettre à la Caisse d’Epargne ? Lorsque Attila voulut s’emparer de Paris,
C’était bien avant Tibéri,
Il mesurait sa progression
A l’aune de ses destructions :
« Là où mon cheval a passé,
L’herbe ne va pas repousser ».
Mais de nos jours, le chef de guerre
Perdrait vite tous ses repères :
L’herbe qui le guidait à vue,
Est depuis longtemps disparue. AMOUR QUAND TU NOUS TIENS
« Voudriez-vous que je vous faxasse
Mon amour,
Où préférez-vous que je fasse
Le détour ?
Dans la première option le tarif est réduit
Dans la seconde… c’est fortuit. » Les droits de l’Homme l’on s’en tape
Quand le commerce fait la loi.
Le fric est la force de frappe
Dont usent les grands chefs chinois ;
Lesquels roulent, mine de rien,
Dans les carrosses londoniens. Quinze pays forment l’Union,
Si l’on peut dire ;
Autant cognent au portillon,
C’est du délire.
Va-t-on choisir, au moins, une langue commune
Pour se disputer, sans rancune,
En réunion ? Pour pouvoir supporter leurs mesquines limites,
Les Anglais ont besoin de se foutre de nous :
La seule occupation qui, partant, leur évite
De philosopher dans le flou.
Faute d’y voir très clair, du moins en politique,
Leur Presse, sur nos mœurs, exerce sa critique. Dès le matin il est au pré,
Auprès, aussi, de la maison,
Car il a vite repéré
D’où pouvaient venir les croutons.
Sa robe presque de curé
Frisotte à la belle saison ;
Nul ne pense à le tonsurer
Même si parfois on le tond.
Le cri dont il est pénétré
Le classe loin du baryton ;
Tout essai pour l’améliorer
Les enfants viennent l’embrasser,
Il bougonne, un peu, mais répond ;
Et s’ils savent le caresser,
Il consent « à califourchon ».
On le sent quand même esseulé :
Pas une ânesse à l’horizon ;
Pourtant il semble résigné
A vivre en brave CADICHON. VERTUS THEOLOGALES
A qui peut-on faire confiance ?
A quelques gens autour de soi
Ou bien à ceux que l’on ne voit
Qu’en de très rares circonstances ?
Mais la question ainsi posée
Reste sans réponse appropriée.
Une affaire à suivre, ma FOI,
Par CHARITE pour l’ESPERANCE… Comment analyser cet art contemporain
A base de « caca-boudin » ?
Certains vont s’extasier et dire : « C’est fort bien »
Et d’autres, plus nombreux, : « C’est l’art comptant pour rien ».
Nous sommes, bien sûr, pour la paix,
Contre les armes nucléaires,
Mais les autres engins de guerre
Suscitent toujours des projets ;
Si bien que nos exportations
Nous classent parmi les champions.
Fort heureusement tout indique
Que nous réservons ces hochets
Aux collectionneurs authentiques… On ne sait pas pourquoi l’eau plate nous fascine :
Elle coule de source, on la veut Christ-Staline…
Un étrange rapprochement
Qui ne s’impose pas vraiment. Qu’est-ce donc qu’un « effet d’annonce »
Au niveau du gouvernement ?
Un grand discours tonitruant
Pour démontrer que l’Etat fonce
Dans les mots courageusement.
C’est la rose piquée au beau milieu des ronces… QUAND LA MOUSSON MOUSSE TROP
Il faut craindre pour les Maldives :
Ces îles sont sur le qui-vive
De part leur site au ras des flots.
Que l’océan fasse des siennes,
Juste au-dessus de la moyenne,
Et les gens ont les pieds dans l’eau… Il est certain que la « Technique »
Précède, à tous les coups, notre consentement ;
C’est pourquoi, en bonne logique,
La charrue a le pas sur les bœufs hésitants. L’Homme descend du singe, en clair, depuis toujours,
Mais il lui doit aussi des traits de caractère :
Il tient du chimpanzé son penchant pour la guerre,
Du cousin bonobo l’art de faire l’amour. Avec une voyelle et des tas de consonnes,
Les Polonais, mieux que personne,
Vous fabriquent un nom qu’ils savent prononcer
Mais que nous ne pouvons, au mieux, que regarder. Polluer n’est pas un problème,
Il suffit d’avoir des dollars :
On achète le droit et puis, père peinard,
On asticote les ringards
Qui font peu d’efforts sur eux-mêmes. Foin de vieux monde prolétaire,
Plus besoin de « petites mains » ;
Quelques grosses têtes vont faire
Que la robotique, sur Terre,
Soit l’avenir du genre humain.