La météo venait d’annoncer :
« Ciel de traîne ».
Mais Toto qui avait compris :
« Ciel d’étrennes »
réclama son dû bruyamment. Chaque religion a son dieu
Et chaque dieu son répertoire
Que l’Homme a façonné tout au long de l’Histoire
En se référant aux aïeux.
Mais pour éradiquer toute contestation,
C’est au nom du sacré qu’on fait ses dévotions. Un sourire de convenance
Dans un cercle de bienséance
Peut permettre, parfois, d’apaiser des tensions :
Un début de compromission… Si vous voulez mettre une entrave
Au fil de quelque événement,
Faites donc que « ça freine grave » :
C’est ainsi qu’on cause à présent. Le capitalisme sauvage
Recherche tous les avantages
Du strict monopole d’Etat
Evoquer un « retour de flamme »
N’implique pas fatalement
La menace d’un accident,
La perspective d’un vrai drame :
On peut imaginer aussi, sur le retour,
Un regain de flamme… en amour. Si les Israëliens et les Palestiniens ne parviennent pas à
s’entendre, c’est parce qu’ils y ont mis trop du LEURR’ Comme elle était bonne laitière,
Elle croyait pouvoir mener une carrière
A l’instar de tous ses parents,
Sans excès d’enquiquinements.
Surtout que son maître normand
La traitait de belle manière.
C’était compter sans le prion
Que l’Homme traque à sa façon.
Un jour vint un vétérinaire
Et ce fut le coup de tonnerre :
Tout le troupeau contaminé
Quand elle se voyait en parfaite santé.
Alors elle s’enfuit et, prise de colère,
S’en alla d’un élan frapper au presbytère
Soumettre au vieux pasteur une proposition :
S’installer dans la crèche au milieu des santons.
Que pouvait le curé, si ce n’est satisfaire,
La soudaine piété d’une bonne laitière… Alors que leurs excès s’inscrivent dans les rites,
Nos chefs ignorent tout de ces débordements :
C’est ainsi qu’un ministre, auteur d’un accident,
Eh bien ! ne savait pas qu’il roulait aussi vite. UN CHANGEMENT DE MILLENAIRE POUR RIEN
Que des enfants aient tout, quand tant d’autres n’ont rien,
Préoccupe assez peu le monde des affaires :
Seuls les premiers ont les moyens
D’acheter, toujours plus, de produits éphémères.
En face des LASSES d’un clinquant mirifique,
L’univers des LAISSES à leur manque chronique. Ils en ont vraiment de la chance
Les Parisiens petits et grands :
Qu’entre deux candidats leur pauvre cœur balance,
On peut le comprendre aisément.
A gauche, à droite, les programmes
Offrent un riant avenir :
Ce ne serait donc pas un drame
Pour ceux qui voudraient s’abstenir. Il suffit d’y mettre le prix
Et l’on peut polluer sans se faire de bile.
Voyez donc les Etats-Unis :
Ils prêchent côté face et souillent côté pile. Pour compliquer beaucoup ce qui l’est déjà trop,
On vient de découvrir le soi-disant tombeau
D’un dénommé saint Jean Baptiste.
L’ennui c’est que les gars du coin,
De part et d’autre du Jourdain,
Se disputent à mort le crâne fantaisiste. On gère, aujourd’hui, la main d’œuvre,
Comme les stocks, en « flux tendu ».
Il s’agit, surtout, des manœuvres
Et des immigrés confondus.
C’est ainsi, d’après le M.E.D.E.F.
Qu’on peut augmenter les bénefs :
Une politique sociale
Riche d’essence médiévale. Il boit,
Il doit,
C’est l’engrenage.
Le fonds
Qui fond
Dans le ménage…
Ni foi,
Ni loi,
Le dérapage.
Maison,
Prison :
Entre trop et trop peu,
Peu, fait la différence.
Une différence de peu
Qui peut avoir de l’importance… Un nombre multiplié par lui-même s’accroît
Sauf, UN, qui se refuse à respecter la loi. QUAND LE PENTACONE DEGONE
A quoi peut bien servir l’O.T.A.N. ?
C’est la question que l’on se pose :
Elle bouleverse des choses
Mais ne résout, en rien, les conflits pour autant. La Silicon Valley, chez elle,
Où l’esprit fait des étincelles,
N’a pu prévoir, et c’est raté,
Son manque colossal en électricité. J’aime les allitérations
En voulez-vous un exemplaire ?
Peut-être pensez-vous que la proposition
Procède quelque peu de la provocation
Et n’est, en rien, prioritaire… Si le singe devient fluo,
Comme l’on fonctionne en duo,
Nous allons être sa réplique.
Et nous pourrons, alors, bipèdes vers luisants,
Nous repérer, la nuit aidant,
Et garder pour le jour l’énergie électrique. Même si cela nous épate,
Depuis qu’il marche sur deux pattes,
L’Homme ne fait pas de progrès,
Entendu que sa comprenette
L’attachera jusqu’à perpète
Aux mêmes centres d’intérêt Assez souvent je me demande,
A propos de télévision,
Si le clou de cette invention
Ce n’est pas la télécommande… Il en est des retours de flamme
Comme des retours de bâton ;
A ceci près que les seconds
Ont rarement des états d’âme. Téléphoner en conduisant
C’est tellement plus amusant
Que de se taire…
Dire que bientôt l’on pourra
Voir aussi bien qu’au cinéma
Son partenaire…
Fini l’ennui d’être contraint
D’avoir à surveiller la route et les voisins :
Il est des jobs vraiment qu’on ne soupçonne pas
Comme « vendeur d’accès à des files d’attentes ».
Les places mises à la vente
Concernent la course aux visas.
Et c’est devant les ambassades
De pays dits développés
Que se joue, à guichets fermés,
Cette écoeurante mascarade. La spéculation outrancière
S’épanouit sur un terrain
Où règnent nombre d’aigrefins :
Celui des matières premières ;
Là les produits voient leurs valeurs
Liées à celles des voleurs. Dépenser sans compter, sans avoir rien à faire,
N’a vraiment rien de surhumain ;
Le premier venu des crétins
Peut, sans effort, faire l’affaire.
Cela dit évitons de nous apitoyer
Sur le malheur d’autrui, quand il se fait piéger
Par un afflux d’argent faussement débonnaire. Il est tombé quelques flocons :
Ils ont même l’air un peu cons,
Dans la verdure.
Tout cela n’est pas très malin
Quand on veut mettre le grappin
Vous êtes-vous déjà posé cette question :
A quoi sers-je, donc, ici-bas ?
Après avoir compté vos gènes en action
Et même ceux qui n’y sont pas ?
Il paraît que le RIZ est plus riche que nous :
Il cachait bien son jeu, jusque-là, le grigou… Pourquoi nier l’intelligence
Des virus et des bactéries,
Ceux qui défient avec constance
Nos offensives en série ?
On devrait même offrir aux plus vieux résistants
Le statut d’anciens combattants. Le Vatican, à l’évidence,
Entretient avec complaisance
Des rentes de situation.
A l’instar du vieux Saint Office
Qui conserve dans ses coulisses
Des fanas de l’Inquisition. Dès l’instant que l’on considère
Que « tous les torts sont partagés »,
Il ne reste plus qu’à refaire
La même opération avec les « droits » stockés. Rien dans les mains, tout dans les poches
Avec un plus dans la sacoche ;
L’impartialité du regard.
Dès qu’il flaire anguille sous roche
Sa vigilance se raccroche
Aux fluctuations du hasard.
Il a des « contacts » fréquentables,
Voire même recommandables,
Très haut placés pour la plupart ;
Jusqu’au jour où, pris dans les sables,
Victime d’un dessous de table,
Il tombe dans un traquenard. On se bouscule au portillon
Pour entrer en compétition :
C’est la fortune.
Mais au vu de la partition,
L’on perd toutes ses illusions,
Avec les thunes.
Et l’on se surprend à rêver
Au ciel d’automne, au soir d’été
« LA FEMME EST L’AVENIR DE… »
Neuf personnes sur dix, parmi les détenus,
Sont du sexe dit fort : une image obsolète.
Cela démontrerait, pourtant qui l’aurait cru,
Que la Terre, sans l’homme, apparaîtrait honnête. L’Etat va s’endetter pour compenser la baisse
Promise des impôts.
Et les banques vont mettre à profit ces largesses
Pour augmenter leurs taux.
Quant aux pays ruinés, en quête de finance
Parce que sans moyens,
Ils paieront, au prix fort, un regain d’abondance
Porcs, vaches et moutons étaient embastillés
Et regardaient, de loin, leurs morts incinérés,
Tandis que les virus qui relevaient la tête
Avaient pris, bien en main, le contrôle des bêtes.
Et l’Homme, dans tout ça, que faisait-il, peuchère !
Il attendait, penaud, que le miracle opère. L’eau s’étale à perte de vue
Dans une étrange nonchalance
Et seules quelques éminences
Semblent tenir le pied de grue.
C’est la Saône qui fait sa crue
Et nous ressort ses références
Pour nous rappeler, sans bévue,
Qu’elle est toujours en résidence.
Puis elle regagne son lit
Sans perdre ses bonnes manières,
Et, pour peu toutefois qu’on demeure poli,
Elle reprend son cours de paisible rivière. Le nucléaire est bon marché,
Proclament les nucléophiles ;
Pourtant, si l’on veut bien chercher,
Ce n’est pas la force tranquille :
Il faut ajouter au cachet
L’élimination des déchets
Et le coût des gardes mobiles. Mon Dieu qu’il est petit cet homme vu de loin,
Celui qu’on appelle grand homme…
Et quoique mis pourtant avec un très grand soin,
Il n’est pas plus haut que trois pommes. A L’ECHELLE D’ « ECHELON »
Les Yankees espionnent le Monde
Comme d’infâmes malotrus :
Nuit et jour, à chaque seconde,
Pour décourager les intrus.
Et ce sont, bien sûr, les Anglais
Qui font office de relais… La Bourse se nourrit, narquoise,
Des licenciements réprouvés :
Mettez des gens sur le pavé
Et les actionnaires pavoisent. Le plus souvent elles glandouillent,
Sous une chaise ou sous un lit,
Avant de partir en vadrouille
Accompagner des pieds flapis.
On les voit un peu niquedouilles
Avec leur profil avachi,
Mais, au fond, c’est leur bonne bouille
Qui fait qu’on les garde à tout prix. L’Homme n’a pas de prédateur
Si ce n’est la petite bête,
Celle qu’il ne voit pas, celles qui se permettent
De l’attaquer de l’intérieur ;
Alors qu’il tient à sa merci
Tout ce qui vit autour de lui… Il serait, paraît-il, deux Frances,
L’une d’en haut, l’autre d’en bas.
L’argent ferait la différence
Avec l’accès libre au médias.
M’est avis que le second groupe
Formera, pour longtemps encor, le gros des troupes. Avec Bush, il faut faire gaffe,
Eviter l’erreur d’orthographe :
Ainsi « le processus de paie »
S’écrit avec un e, comme dans le mot haie… Il était seul, rien à se mettre
Sous la dent.
Eve vint, ouvrit la fenêtre
Si l’on veut éviter que la démagogie
Ne mène tout droit au désordre,
Il faut déterminer dans la démocratie
Un ordre de grandeur à la grandeur de l’ordre. Nous aidons fort peu le Tiers Monde,
Mais bien d’autres font comme nous.
En revanche, et c’est un atout,
De belles armes on l’inonde :
Ce qui démontre, à notre actif,
Que le solde total sur lequel l’on se fonde
Il me faut trouver une astuce
Pour clôre cette page-ci.
Je la tiens, je crois, la voici :
Sûr que les pharaons aimaient les papys russes. Ses cheveux sont en noir et blanc,
C’est la version originale.
Mais elle veut absolument
Les coloriser violemment
Et la couleur leur est fatale.
Pour faire que sa beauté tranche,
Elle aura du pain sur la planche. Ce qui coûte le moins et rapporte le plus,
C’est le rire, dit-on ; cela paraît bien vu. Imaginons un court instant
Que l’Univers inconsistant
Soit peuplé de planètes Terre ;
Et reproduise à l’infini
Des Jospins ou des Sarkosy
Ou même des Noël Mamère…
Sûr que nulle bondieuserie
N’offrirait de contrepartie
Elle est là, la pie enjoleuse,
En noir et blanc, l’œil aux aguets,
Que l’on dit quelque peu voleuse
Sans autre forme de procès.
Mais pour l’instant elle n’a cure
De mes pensées à son égard
Et seul accroche son regard
Ce que je lui jette en pâture ;
Car tout là-haut, dans le sapin,
Les oisillons font du potin. Il portait des bas blancs dans un style propice
A jouer brillamment les valets d’opéra.
Mais la comparaison, bien sûr, s’arrêtait là :
Ce n’étaient que des bas pour soigner les varices. « NOUS SOMMES TRES PREOCCUPES… »
Au pays des mots convenus,
L’on place tout d’abord l’O.N.U.
Mais il serait vraiment sectaire
D’ignorer nos grands ministères,
En particulier l’un d’entre eux :
Celui du langage pompeux
Et des Affaires Etrangères. Si la beauté des yeux et la beauté de l’âme
Allaient toujours de pair,
Nous pourrions éviter, entre l’homme et la femme,
Un grand nombre d’impairs. Il ne s’agit pas de confondre :
« Je me tiens sur mes jambes » et « Je suis sur pied ».
Dans le premier cas l’on s’effondre
Si l’on vous pousse sans pitié,
Dans le second on peut répondre. « Que la lumière soit ! et la lumière fut »
C’était la belle vie…
Rien de tel de nos jours, c’est la panne de jus,
On est heureux, on est euro
De faire une bonne manière
Aux grandes places financières
Si sensibles à nos sanglots.
Un élan vers l’Europe Unie
Dans une ample cacophonie. Comment ne pas rêver d’Arabie Saoudite,
Pays des mille et une nuits,
Où la femme n’a pas a gérer sa conduite
ELLE n’étant, au mieux, qu’une portion de LUI.
Nulle crainte que cela change,
Tant que Washington s’en arrange. L’éthique est une réflexion,
Sur qui ? sur quoi ? sur toute chose.
Elle n’apporte pas vraiment de solution
Mais permet à cette occasion
Que la conscience se repose… Quand l’Homme naît, les pieds au sol,
L’Oiseau vit libre, dans son vol,
Avec ivresse.
Et quoique nous fassions contre la pesanteur,
Comme à chaque conflit, prendre de la hauteur,
La terre, hélas, nous colle aux fesses. Le ciel vire au pesant
Comme la politique.
Tant est si bien que ce faisant,
Il rend la sieste bénéfique. Un rat passe et repasse. Un rapace s’en saisit et dit : « Qui très passe
Prenez un homme politique,
Bon père, bon époux, tel qu’il s’affiche en clair ;
Posez lui des questions, pour tout dire pratiques,
Aussitôt il brasse de l’air. Mère Poule, toujours en butte
Aux sarcasmes de ses poussins,
Devait cultiver en son sein
L’art de la cocotte minute.
Jusqu’au jour où, mal à propos,
On la déclara poule-au-pot. « Vous avez aimé, vous adorerez »
Quels mots restent-ils pour la surenchère ?
Super est usé, hyper dégénère :
La Pub va devoir mettre le paquet. C’était un brave hippopotame
Qui se prélassait corps et âme
Dans un marigot tout à lui.
Survint un intrus malhonnête,
Du genre serpent à sonnette,
Méprisant à l’égard d’autrui.
Notre hippo maudit cette peste
Qui par son bruit gâchait sa sieste
Sans excuse, bien entendu.
D’autant plus que ledit crotale
Quant à lui n’entendait que dalle :
D’oreille il était dépourvu.
C’est alors que le quadrupède
Recherchait, en vain, un remède
Qu’il ouït rire l’oiseau vert :
« Eh, bouboule, t’es vraiment gourde,
Mets des boules dans tes esgourdes
Et tu pourras pioncer super ! » Sachez que dès la tendre enfance,
L’Anglais, dans notre douce France,
Est la langue qu’il faut parler.
Le Français survivra pour quelques patoisades
Pour enclancher des rigolades
Les soirs de panne de télé… Quand les grands esprits se rencontrent,
Les petits sont priés de demeurer entre eux.
Comment pourrait-on être contre,
Ils nous laissent avec nos jeux.
Et c’est d’autant plus méritoire
Qu’on va dans le sens de l’Histoire. Avez-vous, sur une passoire,
Ecossé de vieux petits pois
Quand les gousses font des histoires
Pour s’éclater au bon endroit
Et que les grains, dans la combine,
Se cavalent dans la cuisine ? LA TRINITE PAS AU POINT
Dès qu’un gouvernement s’enlise
Dans un problème capital,
C’est à « la cellule de crise »
Qu’il a recours en temps normal.
Ce, qu’en vain, ont tenté de faire,
L’Esprit, le Fils et Dieu le Père. Que ne ferait-on pas pour être enfin connu
De tous les gens qui nous ignorent…
Passer à la télé, même en tant que cocu,
Permet d’améliorer le score. Nous n’avons pas le même nez.
Alors, dites, que dois-je faire
Quand mon maître pris au collet
Par le cumul de ses affaires
Me promène au pas cadencé
ELLE FINIT PAR DES CENDRES
Après sa sortie de l’ETNA,
La lave hésite sur sa route :
Dans sa carrière elle s’encroûte :
La gloire du sommet, hélas, ne dure pas. Il faut que les Américains
Bouffent, au moins, jusqu’au trop plein
Pour que la planète respire.
Sinon toute l’économie
Bascule, en bloc, dans l’anémie
Et le Tiers Monde craint le pire. La mondialisation n’a guère d’attirance
Hormis chez la Haute Finance,
Celle des juteux placements.
Mais pour les braves gens qui manquent d’envergure
Pour exploiter les sinécures,
L « euro » suffit d’emblée à leurs emmerdements. Quand le Sud-Est asiatique,
Avec la Chine pour « parrain »,
Aura, pour toute politique,
D’avoir l’Occident bien en main,
Nous n’aurons plus, dans la pratique,
Qu’un tout petit bout de terrain
Pour cultiver notre jardin. Un plan épargne-logement
N’est pas le souci permanent
Du citoyen bernard-l’ermite.
Lui qui doit chercher prestement
A chaque mue, apparemment,
Une bicoque à la va-vite. Comment peut-on vouloir, en dépit du chômage,
Pousser à consommer chaque jour, davantage ?
L’Etat va-t-il devoir verser une pension
Aux actifs, désormais, contraints à l’inaction ? La sieste est le moment où l’homme, indisponible,
Est, de toute évidence, en fait, le moins nuisible. Clic ! clac !, c’est quoi ? c’est tout :
Toute une vide de bout en bout. Un avion n’est, au fond, qu’une bombe volante,
Un missile sophistiqué
Dès lors qu’il est domestiqué
Par une main polyvalente. Traiter de rentabilité
Sans inclure une part de rêve,
Voire même des jours de grève,
C’était dans la publicité :
« Il élimine les corps gras »
Les obèses furent vexés,
Le produit ne se vendit pas. Pendant que les Yankees bombardent
L’Afghanistan, sans conviction,
Les terroristes les regardent,
De loin, à la télévision.
Et des millions de malheureux
Attendent, chaque jour, qu’Allah s’occupe d’eux. Je voulais simplement me retrouver en forme.
Fort bien, mais en forme de quoi ?
Le médecin m’a dit : « Raccrochez-vous aux normes ».
J’ai pris des gouttes pour la foi. La police proteste et descend dans la rue ;
Elle voudrait des sous, de nouvelles recrues :
Classique revendication
A la veille des élections.
Mais comment mesurer l’impact du mouvement
Lorsqu’on est, à la fois, flic et manifestant ? Comment peut-on se dire libre,
Quand on n’écoute qu’un seul livre
Surtout s’il se veut « révélé » ?
L’on sait bien que ce sont des hommes
Qui l’on conçu puis mis en somme
Il n’est pas dit que les bévues
Soient l’apanage des bécasses
Ou des ballots à courte vue,
On en trouve dans la hors classe.
Où l’on sait vous tourner le dos
Quand vous cherchez un face à face,
On l’appelle Vénus, la-haut, cette planète,
Voire l’Etoile du Berger.
Et pourtant c’est l’Enfer, disent les gens honnêtes,
Ceux qui connaissent ses dangers.
Il est vrai que sur notre Terre,
Les Vénus ont, parfois, un côté délétère… Ah ! ces platanes qui s’arc-boutent
Pour vous agresser sans égard
Ces intimidables motards,
Toujours respectueux du Code de la Route… On cherche une exoplanète
Pour accueillir le genre humain
Dans le cas, probable, où, demain,
La Terre aurait perdu la tête.
Reste à savoir si Dieu-le-Père,
Après une expérience amère,
Va consentir, encore, à nous reprendre en main… Le conditionnel est commode :
Il permet à l’info de paraître sur pied.
Le journal, lui, se met en code,
Tout en noircissant du papier. Lorsque l’Homme a fini de brûler tous ses cierges,
Il s’accroche aux fils de la vierge. Il faut savoir parfois s’écarter de la ligne,
Non pas celle du droit chemin,
Mais de celle qui veut qu’on suive les consignes
Des grands-chefs-le cœur-sur-la-main.
Bien que, nous disent-ils, pour aller de l’avant,
Il faut sentir d’où vient le vent ;
Et qu’en leur laissant carte blanche
Ils se comporteront, promis, comme des manches…
Miner et déminer sont tâches bucoliques
Et qui peuvent rapporter gros
Dès lors qu’on fait appel à la même boutique
Pour effectuer les travaux ;
Concrétisant ainsi le dicton populaire :
Au fond , « Faire et défaire… » Vive l’Arabie Saoudite,
Ce pays où l’on décapite
Les éléments perturbateurs.
Où l’on a, grâce au fait du prince,
Même si la morale grince,
Pétrodollarisé les mœurs. Prendre le train, en Angleterre
Confine à la témérité :
Au casse-tête des horaires,
S’ajoute l’insécurité.
C’est la parfaite illustration
De ce que peut donner la privatisation. Le Printemps s’émut d’un Hiver tenace,
D’un Eté dans tous ses états :
« Il faut que les saisons se fassent,
Il faut respecter les quotas. »
L’Automne intervint : « Que m’importe
Si d’un tout autre arrangement,
Je tire un même rendement
En soupirs comme en feuilles mortes… » HALTE AU TERRORISME !
Grâce à Dieu, le « Charles de Gaulle »
Surveille l’Océan Indien.
Pour les pêcheurs il tient le rôle
D’une sorte d’ange gardien.
Et si jamais, à l’hameçon
Ils prennent un mauvais garçon,
Le porte-avions est là pour, en un tournemain,
Le livrer aux Américains. L’Amérique a connu et le Père et le Fils
A quand le Saint… d’Esprit ? Toi, qui pour toi prend fait et cause,
Lis-tu dans le ciel zodiacal
Le lent cheminement des êtres et des choses
Vers le chaos paroxismal ?
ACCORD DU VERBE ET DU SUJET
A-t-on mis vraiment dans le mille
En mettant les points sur les i ?
Il pourrait paraître inutile
De perdre de l’encre à l’écrit :
Un accent, même circonflexe
Change un peu le chant de la voix
Mais le point… c’est plus par réflexe
Qu’on le rajoute chaque fois.
Oralement, c’est autre chose :
Si, plaidant une juste cause
Quelque importun vous contrarie
On achète des haricots
Venant du Burkina Faso :
C’est très tendance.
Mais ce serait plus rigolo
D’exporter des noix de coco
Tiens, regarde un peu cet homme qui passe,
Penché sur ses pieds pour sauver la face,
C’est peut-être toi…
Le malheur, vois-tu, c’est que des chaussures,
Même lorsqu’on a la bonne pointure,
Ne font pas un toit.
Il doit regretter ses vieilles pantoufles
Où, sans hésiter, il reprend son souffle
Et sait se tenir.
Mais la vie est là qui le tarabuste
Et le prédispose à pencher le buste
La guerre sévit sans encombre
Au travers de l’Humanité.
Nul besoin, pour revoir son ombre,
« Veux-tu qu’on joue au BONOBO ? »
Demanda l’amant à sa belle.
–Est-ce différent du loto »
S’enquit, sitôt, la demoiselle. « VOLATIL » est un mot qui coiffe, en général,
Un produit à durée instable,
Ou même biodégradable,
Comme un programme électoral. Huit pages du « Robert », bien plus que pour AVOIR
Et ne parlons pas d’ETRE.
FAIRE, sans contredit, tient le haut du perchoir,
Il faut le reconnaître.
Si l’on ajoute aux dérivés
Une foule de composés,
Parler d’un « auxiliaire » est plutôt humiliant
Pour un verbe aussi flamboyant. LA DELINQUANCE AU SINGULIER
Lorsque les hommes politiques
Parlent de l’insécurité
C’est à la base, en vérité,
Qu’ils se réfèrent en pratique.
Le sommet est hors des critiques. Il croise, il croise, le bateau Et,
Dieu merci, comme il est beau
Quand il n’a presque rien à faire !
Entre l’azur et les plans d’eau
Sa silhouette nous tient chaud
Au cœur… du budget militaire. SUR LA BASE D’UNE COTISATION
Pourquoi ne pas privatiser
Ce qui prête à sourire et grève les Finances ?
Nous pensons au Sénat, cette inutile instance
Toujours prête à temporiser.
Et nous pourrions avoir une assemblée à même
D’organiser de faux débats
Pour nostalgiques du système.
Le club serait ouvert aux vieux politiciens
Conscients, pour une fois, de ne servir à rien. Si vous critiquez la justice, en France,
Pensez à l’International.
A La Haye, le Grand Tribunal,
« Juge au petit bonheur la chance ». Cheval de selle vaniteux,
Il cohabitait non sans peine
Avec un Percheron qu’il traitait de gâteux
Et dont il moquait la bedaine.
Or il advint qu’un incendie
Se déclara dans l’écurie.
L’alezan aussitôt hennit à perdre haleine
Rua de tous côtés pour attirer des gens
Et rien ne fut plus affligeant
Que de voir s’épuiser ainsi cet ergumène.
Notre animal de trait se campa sur ses pattes,
Respira longuement sans faire de l’épate,
Puis se reculant tout d’un coup
Dégagea son cou du licou.
Le maître prévenu vint à bout du foyer
Mais ne peut maîtriser la fureur du destrier
Honteux de s’être fait donner une leçon
Par un vulgaire Percheron.
De moralité point n’en faut
Dans cette histoire de chevaux ;
D’autant que l’un des deux, comme vous le pensez,
Fut d’office requis pour sortir les déblais. Il fut élevé sous la mère,
Particulièrement choyé
Et, dès lors, tout fut déployé
Pour une existence éphémère.
Mais pourquoi, direz-vous, cette accélération ?
Parce que, dans son cas la marque d’affection
Servait le plan de… la bouchère. Un grand dirigeant gagne cinq cents fois
Ce que le SMICARD chichement perçoit
En temps contrôlé.
C’est dire, en deux mots, combien le talent
Ne peut être mis sur le même plan
Si vous voulez de l’illusoire,
Montez donc un « observatoire »,
Comme fait le gouvernement :
Il observera sans histoire
Les avancées et les déboires
Puis s’endormira gentiment. Pourquoi faut-il que des prothèses
Qui, par principe, sont à l’aise
A des endroits déterminés,
Révèlent soudain leur présence
Dès lors que par inadvertance
La main se porte à leur côté ?
Il s’agit de ces « auditives »
Chargées, au demeurant, de freiner la dérive
D’une oreille sur le déclin
Et qui devraient rester discrètes
Au lieu d’avoir la grosse tête
Pour un service assez restreint… Les économies qui fondent comme neige au soleil
ne font pas, pour autant, de l’argent liquide. De son mari, violent, qui la frappait beaucoup
L’on disait, dans les bars, « L’Homme aux 400 coups »
« Vivre la libre concurrence,
Plus de monopoles d’Etat,
Nous refusons son ingérence
Dans nos affaires d’ici-bas »
Clamait la fine fleur de tous les patronats.
Survint « ENRON », l’américaine,
L’une des plus grosses bedaines
Du capitalisme yankee.
Elle étala ses déficits,
Ses magouilles à l’infini :
Il revint à l’Etat de soigner les migraines. Lorsque c’étaient les rois de France
Qui distribuaient les allocs,
Sûr que les candidats ad hoc
Devaient être, avant tout, champions en révérences.
On les appelait courtisans ;
De nos jours on dit : cotisants,
Pour souligner la différence. « Mes racines sont très anciennes »
Dit une épouse à son mari.
« Fais qu’encor elles te soutiennent »
Répondit, farceur, celui-ci. On voit que la ville de Lyon
Consomme sans modération,
De la pourpre candinalice.
Un régime s’impose et cela va de soi
Sous peine de crise de foi
Qu’il faudrait soigner… en coulisse… Si l’on stoppait les marchandises
Qui circulent sans conviction
Au gré de la spéculation,
On aurait certes des surprises :
Car nombre de transports devenant superflus
Que de problèmes résolus ! « Passez une bonne journée »
C’est la formule consacrée
Par le Commerce.
Si je veux rester dans le vent
Il va falloir intensément
Le silence est l’écho du vide
Mais, comme ce dernier, il n’est jamais total.
On le dit éloquent lorsqu’il est anormal,
Assourdissant, en cas de bide. Pour raffermir les relations,
Entre pays, entre nations,
La solution est toute bête :
Réchauffer, en bloc, la planète.
Un coup d’ozone et c’est parti
Pour un résultat garanti. On parle toujours de « vrais gens » ;
En existerait-il de faux ?
Sont-ce ceux qui n’ont de l’argent
Que tout juste ce qu’il en faut
Pour ne pas se dire indigents ? Rien n’est fixe dans l’Univers
Hormis les idées imbéciles.
Points d’appui néanmoins utiles
Pour mener le Monde à l’envers. Pour faire un homme politique,
Il faut être en bonne santé.
Avoir le sens de la réplique,
Un vocabulaire adapté.
Nous ajouterons, pour le reste,
Une de ces solides vestes
C’est en Corée qu’on se distingue
Pour bien parler l’américain.
Une mesure des plus dingues :
On tente d’allonger la langue des gamins. « Prendre le taureau par les cornes »
C’est souvent se le mettre à dos
Dès qu’on pousse la bête à dépasser les bornes
Pour satisfaire notre égo. Deux bœufs s’entretenaient des nombreux parasites
Qui les occupent à plein temps.
« Que veux-tu, dit l’aîné, ça n’a rien d’insolite,
Il faut bien vivre avec son TAON. Quand on pense que des lumières,
Qui nous viennent du firmament,
Sont éteintes depuis longtemps :
Bien avant que l’Homme, sur Terre,
N’ait percé sa première dent…
On peut se poser la question,
Sans apporter de solution :
Sur l’échiquier astronomique
Que pèsent nos jeux politiques… QUAND L’ARITHMETIQUE-TIQUE
J’avais pensé naïvement
Que d’avoir quatre fois vingt ans
Allait quadrupler l’énergie
Que l’on a dans son jeune temps
Et que l’on gaspille en partie.
Eh bien ! pas du tout !
La gauche, vertement, a reçu la raclée,
Par sa faute, en grande partie.
Elle se voulait décapée
Sait-on ce qui différencie
La dictature obtuse et la démocratie ?
Dans le second des cas l’on peut, sans trop de risques,
Moquer les dirigeants et repasser le disque. Un merle sifflait tout le jour,
Assurément à ses amours,
En haut d’un hêtre.
Exercice fondamental,
Il refusait, c’était normal,
De ne pas être.
Un chat s’enquit de tout ce bruit :
« Merle, tu chantes jour et nuit
C’est mal d’outrepasser ton rôle ».
– Chat, répartit l’oiseau siffleur
Tu n’es qu’un affabulateur :
La nuit je dors et toi tu miaules. » On peut vivre, en toute quiétude
Sous l’ombrelle d’un dictateur :
Il suffit d’être laudateur
Et surtout de ne pas en perdre l’habitude. Il voulut se mettre à son compte
C'est-à-dire vivre sa vie.
Mais comme il avait un peu honte
D’arnaquer sa petite amie
Il décida, d’un seul élan,
De retourner chez sa maman. COULEUR-de-lie-de-vin-deux !
Des savants viennent d’inventer
Le poulet dépourvu de plumes.
Une crainte : c’est qu’il s’enrhume
Dans les courants d’air de l’été.
Tout le reste est fait pour séduire :
Il grossit sans trop de chagrin ;
En un mot il est prêt à cuire
Sans même avoir bouffé des grains. Je suis l’accordeur de pianos
Un métier toujours aux écoutes ;
Pas seulement des sol-mi-do,
Mais aussi du chant des oiseaux
Lorsqu’ils viennent croiser ma route. Existe-t-il dans l’Univers
L’équivalent de notre Monde ?
On pose la question en vers.
Se peut-il qu’en prose on réponde ? Il se couche comme les poules
Et se lève comme les coqs.
On le traite bien de maboule
Mais, chez lui, paraît-il, tout ne forme qu’un bloc ;
A tel point qu’au théâtre il prend vraiment son pied
Que lorsqu’il est au poulailler. Je voulais me laver les dents
Mais n’avais pas de dentifrice.
J’ai donc appelé la police,
Sachant qu’elle était sur les dents. Il est des gens en préretraite
Qui sont très heureux de leur sort :
Bill Clinton, par exemple, évalue au prix fort
Le seul fait de montrer sa tête.
« Dollar » d’accommoder les restes
Sans risque de prendre une veste. ALLO ! ETES-VOUS AU COURANT ?
On sait que la télévision
Vend de l’info-consommation
Selon la règle « audimateuse ».
Quant aux médias écrits, ils sont conditionnés ;
Reste le « Canard Enchaîné »
Qui suit, presque tout seul, une voie audacieuse. Bien sûr ce n’était pas un bel alexandrin
Le ver lové dans la cerise.
Mais il avait choisi sa place en cet écrin
Et la saveur du fruit s’en trouva compromise.
Le gourmet gourmand fit tintin. FETE DE LA MUSIQUE (suite)
A quand la « Fête du Silence »
A prendre sur une journée ?
Les bruits seraient contraints tous à résipiscence
Ainsi que les voix malmenées.
Un vide sidéral serait de bonne augure,
Mais il ne faudrait pas, pour autant que ça dure… On l’appelait Filou de la Filouterie ;
C’était, au demeurant, un garçon sympathique.
Quand on parlait d’argent, il restait hermétique
Mais on sentait vibrer la corde d’harmonie.
Un jour qu’il revenait d’une banque Centrale,
Il croise un inconnu, pas trop désemparé.
Il l’aborde et lui dit : « Tu me files cent balles
Et dans moins de trois mois : avenir assuré ».
Marché conclu, silence et l’échéance arrive ;
Filou retrouve donc le type à la dérive
Qui lui demande son secret.
« J’achète, en vrac, du « faux » que je détaille « en vrai »
Rien que du presque honnête ;
Par trente-sept degrés à l’ombre,
On gît.
Soudain l’éclair, dans le ciel sombre,
Surgit.
Et tandis que l’orage gronde
Sans fin,
En un instant la pluie abonde,
DE QUELQUE COTE QU’ON SE TOURNE
Avez-vous remarqué que des gens vus de dos Ont parfois des profils qui les désavantagent ?
Mais que tout peut changer dès lors que le visage
D’un sourire discret souligne le tableau ? Quand vous jouez aux serpentins,
Lorsque la fête se déchaîne,
Pensez aux petits Philippins
Qui les fabriquent à la chaîne
Pour le compte de margoulins. Chacun dans sa petite bulle,
Véhiculé par quatre roues,
Croit, faisant fi du ridicule,
Jouer les figures de proue ;
Alors qu’il n’est, fou du volant,
Qu’un affreux drogué dépendant. Un merle s’employait à draguer la merlette
Qui somnolait sur un sapin.
Alors qu’il s’efforçait de sortir le gratin
De son répertoire calin,
Elle sombra dans la ronflette.
« Merde ! dit le galant que l’échec dépitait,
L’amour n’est plus ce qu’il était… » L’homme est un moulin à paroles,
A gros débit.
Il se lamente et se console
Au même prix.
A cause d’un égo, jamais mis en sourdine,
On l’appelle « scie égoïne ». LES MALDIVES, VOUS CONNAISSEZ ?
Un archipel au raz des flots,
Où les gens sont très ennuyés
D’avoir souvent les pieds mouillés,
Qui culmine au dessus des eaux
A trois mètres, quand il fait beau.
Si jamais l’océan Indien
Se met à faire des histoires,
Pour tout le pays maldivien,
A coup sûr, c’est la mer à boire. Quand souffle le vent du Midi,
La Saône coule vers sa source.
César, déjà, nous l’avait dit :
Les manies ont de la ressource.
Certes ce n’est qu’une illusion,
Mais qui fait toujours impression. L’avenir de notre jeunesse
Est dans la flexibilité :
Un sport dont la complexité
Exige parfois des prouesses.
Moyennant quoi, l’économie
Sera promptement assainie.
Resteront à traiter d’innombrables déchets,
Mais la Recherche est là pour mettre le paquet. C’est le grand désir de paraître
Qui perd bien souvent les malfrats.
Cela révèle d’un mal-être
Que les honnêtes gens ne se figurent pas. Pourquoi parler des droits « à qui »
Alors que l’on connaît les vrais destinataires…
La question dans les hautes sphères
Vous classe dans les malappris. Le communisme a fait le poin(g)
Mondialement.
Avec un G.
Il le refait dans des recoins
Modestement
C’est qui, lui ?
Travailler quarante ans
Sur un ordinateur
A chercher la petite bête,
N’est pas plus exaltant
Que se casser la tête
A faire l’orpailleur
Comme dans l’ancien temps. Tant qu’il plonge dans la physique,
l’Homme contemporain avance en continu.
Qu’il ajoute « méta » pour tâter du mystique
Et c’est le saut dans l’Inconnu…
Plus nous essayons de comprendre,
Moins, hélas, nous y parvenons.
L’Infini bouche l’horizon
Et nous contraint à nous méprendre. On se marie un vendredi
Et le samedi l’on divorce :
C’est ainsi que souvent s’amorcent
Les mauvais accords… réussis. Depuis qu’elle n’a plus la pêche,
C’est par là que la pêche pèche,
Tels les fruits trop tôt récoltés.
Rien à craindre avec la banane :
Sa couleur n’est jamais en panne
Et son goût est fixé de toute éternité. Si l’eau des océans, d’un coup, s’évaporait,
Terre nous servirait son relief à l’ancienne ;
Certes, nous aurions soif, mais cela permettrait,
Le temps d’un passage à l’antenne,
Un grand spectacle à peu de frais :
Du « m’as-tu-vu » sans face humaine. Salaire Ministériel Indéfiniment en Croissance
Un ministre se soigne à coups d’indemnités,
Le gage, nous dit-on, de son honnêteté
Quand celle-ci prend de la gîte.
C’est reconnaître, en clair, que s’il est mal payé
Sa vertu, de ce fait, devra se monnayer
Le gars était « d’en bas »
Mais se rêvait « d’en haut » ;
Mais il tomba de haut
Les amours entre hippopotames
Soulèvent, aussi, de la boue ;
Mais comme ils n’ont pas d’état d’âme
Ils poussent le tout jusqu’au bout. Vous connaissez ces religions
Qui vous marquent à la culotte
Et vocifèrent de la glotte
Si vous narguez la soumission.
Celles qui déclenchent les guerres
Les plus longues, les plus prospères,
Infernales… par vocation… Les vacances d’été posent un vrai problème
A tous les quotidiens.
Les évènements sont, bien sûr, toujours les mêmes,
Mais les gars des journaux, au mois d’août, ne font rien ;
D’où le retour des « marronniers »
Pour vendre, à tout prix, du papier. Les gens qui prennent leurs vacances
Dans les pays recrus de cieux ensoleillés
Admettent rarement, si le temps fut brouillé,
Qu’ils auraient bien mieux fait de demeurer en France. L’eau va se révéler, dans un avenir proche,
La denrée à laquelle il faut qu’on se raccroche,
La pénurie est là, fort visible à l’œil nu.
Les gros consommateurs vont devoir se restreindre
Mais il est bien certain que l’on peut toujours craindre
Que le droit des petits soit très mal reconnu. « La vie est un fleuve tranquille »
Pour qui n’a pas besoin d’argent
Et peut, sans se faire de bile
Surmonter l’épreuve du temps.
Pour les autres, la grande masse,
Qui chaque jour se décarcasse
Sans savoir pourquoi ni comment
On peut s’interroger longtemps… Organes génitaux auriez-vous donc une âme
Pour offrir à chaque saison
Un peu d’amour, un brin de flamme,
Ou même un rien de pâmoison ? Où que l’on soit et quoi qu’on fasse
On a forcément des voisins.
Plus ou moins près, plus ou moins loin,
Sans que pour autant ils s’effacent.
Mieux vaut se dire qu’après tout,
Si l’on était seul dans son trou,
Ce serait par trop dégueulasse,
Même au sommet du Mont Parnasse. APANAGE DE L’AGE Une araignée avait à cœur De tisser sa toile au plus vite
Et recherchait avec ardeur,
Pour ce faire, le meilleur site.
Très jeune et manquant d’expérience,
Elle montrait son impatience
Lorsque survint un cancrelat
Qui bavassait en contrebas :
« Si j’étais toi, c’est sans réplique
Que je m’installerais tout près d’un courant d’air ;
Au risque de quelques impairs,
C’est là que j’ouvrirais boutique. »
L’araignée eut un doute et demanda pourquoi
Il recommandait cet endroit.
« C’est parce qu’en dépit des serments de surface
Qui transitent par cet espace,
Les promesses d’en haut et les rêves d’en bas,
Ta provende s’y trouvera. »
L’araignée en convint, découvrit un passage
Et récolta, sitôt, le fruit de ce message. Comment représenter un milliard de Chinois
A l’échelle de la planète ?
Les constitutions sont muettes.
Faut-il se contenter : d’un pays, une voix
Et donc considérer qu’un gus de Saint Marin
Vaut des milliers de fois un péquin de Pékin ? Le fric, au fond, ça se fabrique :
Avec quelques produits chimiques
Et le concours de techniciens
La planche à billets marche bien.
Mais on nous dit :
« C’est de la triche,
Car pour battre monnaie il convient d’être riche »
Or, qui donc en aurait besoin
Sinon les pauvres, dans leur coin…