avec une « patate douce ».
Lorsqu’il faut ajouter, à tout prix, quelque chose
A l’essentiel déjà produit,
Le verbiage survient et torpille la cause
Que l’on défendait avec fruit.
Un aigrefin polyvalent,
A l’écart de toute tutelle,
Avait pris pour un compliment :
« Il vole de ses propres ailes »
A force de bouffer des ondes
Par les canaux les plus divers,
Nous risquons d’en émettre, en clair,
On critique le fonctionnaire
Qui défend l’avantage acquis ;
Est-il beaucoup de gens sur notre pauvre Terre
Qui prennent un autre parti ?
Voyez nos hommes politiques
Avec leur cumul de mandats
Et les grands patrons qui s’appliquent
A se ménager des « encas »
En prenant appui sur l’Etat.
Il faut consommer davantage
Pour soutenir l’activité,
Pour entretenir le mirage
D’une saine prospérité.
C’est ainsi qu’on délocalise,
Sans aider les plus démunis,
En sachant que seuls les nantis
Paieront moins cher les marchandises.
Le tandem Chirac-Sarkozy,
A ne considérer que les quatre initiales,
Donne une traduction assez originale
De notre Seigneur, Jésus Christ.
Quand les violons se décarcassent
Pour mettre en place
Les accords,
Que dire de la contrebasse ?
Que c’est un instrument qui souvent se prélasse
Et demande assez peu d’efforts,
Hormis au moment du transport…
On ne connaîtra sûrement jamais
Combien d’habitants peuplent la planète.
Les recensements, c’est à vue de nez,
Que faute de mieux, on les interprète.
Comment voulez-vous compter les humains ?
Leur nombre varie à chaque seconde…
Sans parler de ceux qui viennent au
Monde Inconnus à vie, au bord du chemin.
L’ennui, lorsqu’on délocalise,
C’est qu’on touche toujours à la France « d’en bas » ;
Les sommets ignorent la crise,
Les bénefs, eux, ne bougent pas.
Jadis l’amour courtois appelait Cupidon
Pour ne pas déroger aux lois des convenances.
De nos jours on s’emploie à gommer les distances
Et l’on se passe de « pidon ».
Il se dit : « qu’à cela ne tienne,
Je me paye une estéticienne
Qui va me refaire mon look » ;
En oubliant qu’il était bouc…
Comme le traitement n’eut hélas rien de mièvre,
Notre malheureux devint chèvre.
Supposons que le Monde clone
Des cons à tire-larigot ;
Chacun, on ne nomme personne,
Sait qu’ils sont à tous les nivaux.
Supposons donc qu’on en arrive
A cette effroyable dérive
Et que l’Humanité, par eux, soit mise au pas,
Alors qu’on a déjà vu ça…
Les « bons vœux » du gouvernement,
Comme ceux du « périphérique »,
Sont deux comédies anémiques
Qui chargent inutilement
La consommation électrique.
Après une année atypique,
Tout au moins politiquement,
La nouvelle sera, nous dit-on, dynamique
Au niveau des prélèvements.
Et nous n’avons évidemment,
Nulle raison d’être sceptiques.
On m’a dit : « Vous rajeunissez ».
Fier de ce constat insolite,
J’ai cru pouvoir marcher plus vite
Et je me suis cassé le nez.
QUESTION POUR UN CHAMPION
Comme la Terre prend son temps
Pour faire évoluer son Monde,
Combien lui faudra-t-il de tours de mappemonde
Pour mettre au point « l’homme épatant » ?
Dans « intermittent du spectacle »,
Le premier terme fait obstacle
Aux ambitions d’un débutant.
Rien de semblable en politique :
Le spectacle, dans la pratique,
Pour ainsi dire est permanent.
Les contes licencieux écrits par La Fontaine
S’apparentent à des fredaines
Comparés à ceux d’aujourd’hui
Où pour faire vrai l’on s’entraîne
A mettre les points sur les i.
Un vieux python piteux mais goulu de naissance
Peinait à déguster sa proie
Quand un zèbre, rempli de joie,
Vint le narguer sans réticence.
« Ah ! ah !, le gros bouffi te voilà bien en peine,
Tu m’en vois vraiment réjoui.
Tiens ! prends ce coup de pied, ça coupe l’appétit. »
Et le pauvre serpent de rester interdit
Tant il avait la bouche pleine.
Ils ont pu marcher sur la Lune,
Comment ne pas les envier !
Voir la Terre de loin, tout entière, à la une,
Quel privilège singulier !
Et pourtant ce n’est rien…
Quand l’Homme, vers l’Azur, aura mis grand les voiles,
Ne sera plus terrien,
Le globe apparaîtra comme une pâle étoile,
Pour autant qu’elle aura, du soleil, le soutien.
Bien qu’elle s’aide de métrique,
Elle n’a rien d’un petit poids.
Il serait incongru de vouloir, en pratique,
Du côté des kilos lui chercher un emploi.
Où va-t-on pouvoir caser ces chrétiens
Que Rome, à l’envi, canonise ?
Dans le calendrier les places sont prises
Et les occupants s’y cramponnent bien.
Est-ce qu’il faudra morceler le temps,
Regrouper les saints par ethnies,
Comprimer un peu la Vierge Marie…
Avec Jésus en faire autant ?
Ainsi donc il ressort qu’à l’étage suprême
Les inégalités perdurent, sans problème.
Dès qu’elle vit sur un grand pied,
Neige ne fait pas de quartier
Et l’auto perd son assurance.
Pour peu que le verglas pèse dans la balance,
Homo Sapiens est estropié.
Les élèves s’ennuient car il leur faut apprendre
ce que leurs aînés ont appris.
Mais le goût de l’effort, difficile à comprendre,
N’a guère la cote aujourd’hui.
C’est donc en s’amusant qu’on doit entrer en classe,
Le professeur devient simple meneur de jeu.
Et si de tout cela nos élèves se lassent,
Il reste la télé pour faire des heureux.
Gauche, Droite n’ont qu’un souci :
C’est l’élection présidentielle.
L’Elysée est un lieu grandement à l’abri
Des poursuites occasionnelles :
Un étape providentielle,
Avant la retraite… et l’oubli.
Pour que l’évolution s’avère bénéfique,
Il aurait convenu que l’on s’améliorât.
Or, aussi loin que l’Homme enquête sur son cas,
Il retombe toujours sur les mêmes pratiques.
Est-ce à dire qu’il reste assommé sous son sort
Et ce sans se soucier d’exciter ses ressorts ?
On finirait bien par le croire
Dès lors qu’on parcourt son histoire…
On sature les sols avec des pesticides
Puis l’on va récolter des produits homicides.
Et c’est ainsi qu’un sang impur
Abreuve nos sillons, Arthur !
Il devient difficile, et ça va s’amplifier,
De découvrir un lieu sur la planète Terre,
Où, comme l’on disait naguère,
La main de l’homme, encor n’a jamais mis les pieds.
Il va falloir qu’ « Ushuaia »
S’en aille prospecter la Lune
Pour se maintenir à la une
Des reportages grand format.
Sûr que les petites communes
Ont peur d’être phagocytées
Par les grandes, toujours portées
A se pavaner à la une.
Comment ne pas plaindre Paris
Qui se sent toujours incompris
D’une France qui l’importune.
UN BATIMENT D’AILES SUFFIT
De même qu’un joyeux promeneur du dimanche
Peut déclancher une avalanche,
Parfois une bonne intention
Provoque incidemment une révolution.
Le Monde est trop souvent gouverné par des fous ;
L’Histoire en collectionne un sacré florilège.
Hélas ! bien que nés parmi nous,
On ne les reconnaît qu’une fois sur le Siège.
Tous les chemins, dit-on, jadis menaient à Rome.
Aujourd’hui l’on dirait : mènent au Cédérom…
Si l’Homme accordait à la paix
Autant de soin qu’il met à préparer la guerre,
On pourrait s’entraîner à séjourner sur Terre
Avec un minimum de frais.
C’était un imbécile en tous points incurable.
Bien que reconnu comme tel,
Pas vraiment biodégradable,
Il restait inscrit sur les tables
Des produits classés « naturels ».
VU CE QU’IL RESTE A FAIRE
Abstenons-nous d’être loquace,
D’user de termes conquérants,
Pour décrire objectivement
Un saut de puce dans l’Espace.
D’autant que l’on devrait savoir
Qu’au cœur de chaque galaxie,
Se cache un monstreux « trou noir »
Ne confondons pas trop, ce par jeu dialectique,
Un ascenseur social d’avec un mécanique
Bien que les deux susdits, mis en situation,
Tombent souvent en panne avec obstination.
Pourquoi « l’usine à gaz » est-elle devenue
Le symbole attitré d’ une vaste pagaille ?
« Ca gaze » signifiait pourtant, vaille que vaille,
L’absence de déconvenue ?
POURQUOI SE VOILER LA FACE
Tout intégriste est dangereux
Qu’il soit laïc ou religieux
Qu’il soit de droite ou bien de gauche.
Seule compte son opinion
Ce qui réduit la discussion
Même pas à l’état d’ébauche.
Nous en connaissons des pays
Où l’on vous répond : «C’est écrit ! »
Si vous émettez quelque doute,
Où, si vous n’êtes pas d’accord,
Malgré d’agréables abords,
Au mieux on vous coupe… la route.
« TU TREMBLES, CARCASSE »
La Terrre tremble ; croyez-vous
Que le gouvernement va faire quelque chose ?
Manifestement il s’en fout,
Ce n’est pas une bonne cause.
Il est regrettable qu’il faille
Attendre encore un bout de temps
Avant qu’il songe franchement
A réprimer le « jeu des failles ».
A NE PLUS S’Y RECONNAITRE
Pourquoi s’arrêter en chemin ?
L’évolution du genre humain
S’effectue à petite allure ;
Mais dans quelques millions d’années,
Si notre pauvre Terre est toujours habitée,
L’Homme aura changé de figure.
Ceux qui ne gagnent rien ne payent pas d’impôts
L’avantage est considérable,
Comparativement aux gros contribuables
Qu’on sollicite à tout propos.
SCENE (presque) AFRICAINE
Popomouche, un tout jeune hippo,
Voulait que Placidou-rouge-gorge, son pote,
Le débarrasse des « coyotes »
Qui s’étaient installés dans les plis de sa peau.
La besogne était d’importance
Et l’oiseau voulut composer.
« Je t’offre, dit l’hippo, sans frais, la résidence,
Sur moi tu peux te reposer. »
Placidou réfléchit encore
Puis, soudain, répondit, finaud :
« D’accord, mais tu sais que j’abhorre
La puanteur du marigot.
– C’est bon ! c’est bon ! dit Popomouche,
- Va falloir passer sous la douche »…
- Et l’oiseau d’ajouter, non sans quelque amertume :
- « Las, une fois n’est pas coutume »
La démocratie a ses vices,
Quand le suffrage universel
Amène au pouvoir des jocrisses
« VOYAGE AUTOUR DE MA CHAMBRE »
Comme il est, en tous lieux, le même pourcentage
De gens sympas et de crétins,
A quoi bon s’escrimer à faire des voyages
Dans l’espoir de trouver, quelque part, « le gratin »…
SAURIEN PAS SI SOT QUE CA
Il cherchait sur un mur le soleil printanier.
Il le trouva par intuition,
Mais allez donc le vérifier…
Car sur le monument était une inscription :
On nous dit que les pies jacassent ;
S’agit-il de l’oiseau vorace
Où sont-ce de simples cancans
Par référence… au Vatican ?
Il est des assertions qui vous laissent songeurs :
Ainsi nous avons lu, sous toute garantie,
Que le chômage avait l’avantage majeur
Il faut savoir que la LUMIERE
N’engendre pas que le dégel :
Si LUMINEUX est débonnaire,
ILLUMINE n’a rien de tel.
Venez donc voir cette corneille
Prélevant sur un vieux bouleau
Les brindilles qui font merveille
Pour mettre un nid au « top niveau. »
Nul n’est parfait à cent pour cent,
C’est une banale évidence.
Même nos chefs omniscients
Ont d’inévitables carences ;
Et que dire du Ciel qui, lui, s’est fourvoyé
Lorsqu’il nous a « dégoupillés ».
Si vous voulez comprendre Bush,
Mieux vaut pratiquer le texan
Et si vous le parlez, de plus, avec l’accent,
L’oïl, sitôt, lui vient à la bouche.
Le temps passe à la même allure,
Mais on le perçoit autrement :
Entre l’ENCORE qui perdure
Et le DEJA qui vole au vent.
Un homme marchait dans la rue
Le regard tourné vers le ciel
Et comme il avait bonne vue,
Il pensait y voir l’Eternel.
Dans sa démarche téméraire,
Il rencontra un lampadaire.
J’écoute le chant des oiseaux
Chacun ressort son répertoire,
Qui perché sur le saule et qui sur le bouleau.
Pour leur montrer qu’ils sont égaux
A mes yeux et non pas rivaux,
Je leur sers tous les jours à boire.
C’EST LE FOND QUI MANQUE LE PLUS
Tout ayant été dit, même le plus énorme,
Pour être original, il nous reste la forme.
La guerre est un produit pour la télévision
Qui se vend, à prix d’or, sur toute la planète.
Les combats constituent, en clair, l’animation
Et les morts sont requis pour faire plus honnête.
Susciter, chez autrui, le rire, intelligent,
Molière aurait conclu :
« C’est une étrange affaire ».
Alors que s’employer à dérider les gens
En se vautrant dans le vulgaire
Relève, hélas, en son entier
D’un vague comique troupier.
PAS DANS LES GRANDES LARGEURS
Construire à Monaco, ce n’est pas impossible,
Il suffit de voir en hauteur ;
De prendre comme argent le prince inamovible
Et le Ciel comme promoteur.
Où sont donc ces armes chimiques
Que fabriquait, en grand, l’Irak
Et qui devaient flanquer le trac
Jusqu’au fin fond des Amériques ?
Heureusement que le pétrole
De tous ces tracas nous console.
Un merle perché sur un pin
Regardait passer les voitures
Et, tout en lissant sa voilure,
Marmonnait sur le genre humain :
« Tout ce bruit pour se déplacer !
L’Homme est vraiment mal carrossé. »
Le hic inhérent au grand monde,
C’est de manger sans trop grossir.
C’est l’inverse pour le quart monde
Qui voudrait manger sans maigrir.
« Programmés pour tuer », telle est la noble tâche
Du soldat dit professionnel.
Concept que ses chefs lui rabâchent
Pour rendre l’acte naturel.
Il disait qu’il était Virgile,
Bien sûr il n’était jamais cru
Parce qu’il lui manquait cet R indélébile
FAUCON ne dépeint Bush que pris en un seul mot,
Vouloir l’écrire en deux fausserait le tableau.
Vers l’au-delà, l’homme est parti,
Mais déjà dès sa prime enfance,
L’on disait, avec insistance :
« Sûr qu’il ira loin, le petit. »
La vie est associée à tellement de crimes
Qu’on ne peut la tenir toujours en grande estime.
Pour vivre, il faut tuer, la plante ou l’animal
Et non se contenter. C’eût été plus moral,
De l’eau, de l’air, du temps, avec l’amour en prime.
Que dit la Maison Blanche aux fidèles d’Allah ?
Allez-y mollo, les mollahs.
Quand le sommeil nous prend, à l’heure de la sieste,
Il nous fait, sans effort, oublier tout le reste.
Tandis que l’oiseau vole,
L’Homme, au sol, est piégé.
Avant qu’il ne s’envole
La Terre aura plongé
Dans la fournaise du soleil
Et dans le plus simple appareil.
« Que placer au cœur de l’école ? »
Titre le journal d’aujourd’hui.
Est-ce pour voir l’effet produit,
Ou bien pour que l’on en rigole ?
Car pour autant qu’on s’en souvienne,
Cette question pour être ancienne,
N’a jamais fait beaucoup de bruit.
Un mot, en poésie, inspire le M.E.D.E.F. (syndicat patronal)
Vous l’avez deviné, c’est celui de bénéf.
De la langue, aujourd’hui, il faut en convenir,
L’usage, à la télé, règle le devenir.
En se perdant de vue, on se perd pour de bon
Dès qu’il ne reste plus, comme lien, que le nom.
Quand le cœur subit la décote,
Les amis deviennent « d’ex-potes ».
L’homme ne parlait pas du tout,
Il se contentait de sourire.
On ne comprenait qu’après coup :
Le personnage était en cire.
A des étapes de la vie,
Peut naître une affreuse question :
De quoi pourrais-je avoir envie
Dans le flot des interdictions ?
D’abord il faut savoir parler pour ne rien dire
Si l’on veut être un vrai leader.
Pour peu que l’on sache sourire,
L’on devient un chef au grand cœur.
JEHOVAH COMME JE TE POUSSE
Faute de ne pouvoir foncièrement souscrire
A de signes spécieux,
Depuis la nuit des temps l’Humanité soupire
Passer du laxatif d’emblée à l’astringent
Relève de l’impéritie.
C’est ainsi que la Bourse, en nos démocraties,
Traite nombre de pauvres gens.
On peut, sans trop d’effort, se faire tout petit
Si la situation l’exige.
Se grandir, en revanche, est toujours un défit
Qui frise, parfois le prodige.
Le mensonge est un art que les gouvernements
Pratiquent tous avec aisance.
Mais lorsqu’on est le chef d’une super puissance
L’on se doit d’être performant…
Comment peut-on moralement
Mener sa vie professionnelle
Comme ingénieur de l’armement
Sans que ça laisse des séquelles ?
La dernière feuille du hêtre
Culmine à vingt mètres du sol.
Vous allez penser que, peut-être,
Elle va se pousser du col ?
Point du tout et l’on voit par ce trait anodin
Qu’elle n’a vraiment rien d’humain.
Il avait passé tous les tests
Requis pour gravir l’Everest,
Son matériel était complet.
Mais la déception fut de taille,
Au moment de livrer bataille,
On faisait la queue…au sommet.
« Quand les poules auront des dents »
Renvoyait aux calendes grecques.
Mais l’expression, c’est évident,
N’a plus sa valeur intrinsèque
Car les savants, poussés à bout,
Viennent de réussir leur coup.
EN PLUS IL LUI FAUT UN SUPPORT
Pour symboliser la paresse,
Rien de tel qu’un volubilis :
La fleur s’ouvre, au matin, si le soleil la presse
Mais se ferme en un tour de vis
Dès que les rayons disparaissent.
Il faut parfois
Forcer la Loi
Pour la conformer aux usages
Et c’est ainsi,
Qu’en Corse, aussi,
Les bombes gèrent l’arbitrage.
Comme les pattes d’un chameau
Le couple longtemps alla l’amble.
Mais à force de vivre ensemble
Tour alla bientôt à vau-l’eau :
Quand l’un disait : « allons ! »
L’autre criait : « allo ? ».
Comment s’unir au partenaire
Lorsque l’on vole jour et nuit ?
Faut-il qu’un moucheron devienne grabataire
Pour qu’une belle s’offre à lui ?
Les conflits c’était sa hantise :
Il refusait d’en discuter.
Si bien que dans son emprise
On l’appelait le « Père O.K. »
Depuis qu’il allait tout seul à la selle,
Le jeune Toto
Disait, affirmant son côté rebelle,
De part ses très hautes fonctions,
Le Sénat n’est jamais en manque.
Il a découvert sa mission
Dans la tectonique des planques.
«Faîtes ce que je dis et non se que je fais »
La formule est usée au-delà du possible ;
Et pourtant elle sert et ce plus que jamais
Dans l’espoir d’expliquer les rapports impossibles.
Comme il est toujours difficile
D’échapper à la gravité
Pour arpenter l’immensité,
On tourne en rond à domicile,
En plus ou moins accéléré,
A la poursuite du futile.
Il ouvrait l’Ancien Testament
A la lueur d’un ver luisant
L’anachorète.
Mais c’était machinalement
Vu qu’il était pratiquement
Il va de congrès en congrès
Sans se réformer, il est vrai,
Par habitude.
Il entretient quelques courants
Pour se maintenir au courant :
Objets d’études.
Ira-t-il au gouvernement
Diriger comme auparavant ?
Quand la force prime le droit
Et que le droit n’a plus la force
De faire respecter la Loi,
On n’est pas forcément en Corse.
C’est la retraite… de Russie
Pour ceux qui n’auront pas la chance
D’avoir cotisé d’abondance
Au cours d’une « vie réussie ».
Au lieu de gaver les obèses,
Mieux vaudrait, semble-t-il, nourrir les affamés.
Mais il paraît que cette thèse
Offense les lois du Marché.
La vérité c’est qui ? La vérité c’est quoi ?
Un petit bout de vrai, plus un grand bout de FOI.
D’aucuns, désormais, nous prédisent
Que les nanotechnologies
Par leurs promesses infinies
Mèneront aux macro-bêtises.
Et cela, ni vu ni connu
Pour qui n’est pas de l’entreprise
Puisque invisibles à l’œil nu.
Ces milliers de bouquins qui sortent dans l’année,
Comment voulez-vous qu’on les lise ?
Et le meilleur de la fournée,
Comment voulez-vous qu’on l’élise ?
Pour être remarqué, mieux vaut faire celui
Dont l’agenda s’émeut d’être trop bien rempli.
Une construction linguistique
Parasite la symbolique :
Ajouter le Christ à Staline
Pour faire le mot cristaline,
Relève d’un artificiel
Qui doit faire tiquer le Chef.
C’était un fier crétin, type formule UN
Parfaitement inefficace.
Et comme il refusait le mélange des races,
On l’isola dans les communs.
Le tabac tue et ça se sait ;
Mais contre l’abus, rien n’y fait,
Il faut dire aussi que l’Etat
Profite au mieux de cet état
Le chauffard voit souvent sa puissante bagnole
Comme l’équivalent d’un moderne Pactole.
C’est un pays intéressant
Pour l’indigène bien pensant
Qui nanti de pétro-dollars
Et de quelques loisirs, peut s’y faire du lard.
Le plus dur des chemins dans lequel ils s’enlisent
Est celui, présumé, de la Terre Promise.
CONTRAIRE AUX LOIS DE LA PHYSIQUE
Qu’est-ce donc qui se mondialise ?
D’aucuns diront : c’est la bêtise
Qui leste les gouvernements.
Mais à moins d’avoir la berlue,
Rien ne nous indique vraiment
Que dans son élan d’expansion,
De part la baisse de pression,
A nos yeux elle se dilue.
Un simple saut dans l’Inconnu
Tel est le lot de la Science
A chacune de ses avances :
Un saut de puce, tout au plus.
L’agriculture pompe l’eau,
L’industrie, elle, pompe l’air :
Nous avons atteint un niveau
De civilisation hors pair.
A ce dispositif super,
Il nous faut ajouter l’auto.
Fixant un point du ciel, je puis aller tout droit
Sans jamais rencontrer l’ombre d’une limite ;
A l’exception, hélas, de celle qui m’irrite
Mais qui ne concerne que moi.
Si l’Homme invente la machine,
Elle s’émancipe très tôt
Et dans sa hâte elle assassine
Celui qui l’a crée et lui prend son boulot.
Penser des coups tordus, c’est le job quotidien
Des réseaux gangrenés qui vivent de la Bourse :
Ils cherchent des pigeons qui se croient dans la course
Et, sans beaucoup d’efforts, s’emparent de leurs biens.
Tenez, prenez le pour puis ajouter le contre ;
Si le total tend vers zéro
Le seul attrait du « numéro »
C’est l’exposé « contre la montre ».
SILENCE ON (ne) TOURNE (pas)
Chaque ferme, bientôt, aura son festival,
Mais comment être original
Quand toutes les places sont prises ?
Peut-être pourrait-on chercher l’innovation
Dans le repos et l’inaction,
Dans l’art requis, pour l’occasion,
De ne pas mouiller sa chemise…
« Amateur », pour l’instant, n’a pas de féminin
Tout au moins reconnu par notre Académie.
« A ma botte », en revanche, en fait l’économie
En optant pour le « genre humain ».
Dès lors que la température
Dérègle notre agriculture,
S’écarte plus ou moins des quotas établis,
On appelle à cor et à cris L’Etat,
« l’omniprésent » maudit
Pour qu’il assume la soudure.
Quand l’esclave devient le maître,
Il oublie, alors, ce qu’il fut
Et, pour se faire reconnaître,
Il recourt, sans gêne, aux abus.
Nous sommes en transit, ça c’est le b-à-ba.
Sans savoir d’où l’on vient, ni savoir où l’on va.
A la question : « Œufs frais ? » Il me fut répondu
« Biologiquement pondus. »
Avec un nouveau nez fraîchement raccourci
Il avait programmé de faire des conquêtes.
Nez en moins, néanmoins, cela n’a pas suffi
Car il avait la grosse tête.
PEUT ETRE SAINT GLINGLIN…
Quel saint faudrait-il invoquer
Pour déclancher la pluie a verse
Sans provoquer de controverse
Au sein du saint des saints, plus ou moins syndiqués ?
« Il faut de tout pour faire un monde »
Dit le proverbe bien connu
Mais lorsque la partie immonde
Se répand par trop à la ronde,
Mieux vaudrait revoir le menu.
Si l’Homme est franchement à l’image de Dieu,
Comme la Bible le proclame,
Ou le premier est prétentieux,
Ou le second a rendu l’âme.
L’économie à courte vue
Produit, avant tout, des bévues
En remplaçant le salariat
Par un cupide actionnariat.
L’intégrisme est toujours un danger potentiel
Pour l‘Humanité qui l’irrite :
Il veut, sans discussion, la pousser vers le Ciel,
Alors qu’il n’a jamais déterminé le site.
Tout le monde sait que l’ozone
Nous perturbe mieux que personne
Eu égard à sa position :
Entre celui d’En Haut qui sert de protection
Et celui d’En Bas qui nous gêne
On retrouve, à nouveau, ce même phénomène
Que pointent nos grands chefs en d’autres occasions.
Ils ont fait tourner les machines,
Celles qui prédisent le temps.
Elles annoncèrent : « pluie fine »
Le pifomètre en dit autant.
Tout a bien une fin, même les fins de mois ;
Certaines à regret, d’autres de bon aloi.
Un ordre est arrivé : « Trop de feuilles en place,
Stop ! à la solidarité »
Les racines ont dit : « Vu qu’on se décarcasse,
Il faut faire jouer la flexibilité ».
Et l’arbre se découvre en crise
Comme une vulgaire entreprise.
Ne laissons pas l’enfant jouer avec le feu
Il peut aussi devenir « feu ».
CELLE QUI NE REND PAS IMMORTEL
Mauvaise herbe, à ce jour, on sait que l’ambroisie
Irrite, sans fard, nos muqueuses.
On ne peut, néanmoins, la traiter d’emmerdeuse,
Elle fait son boulot, dans sa catégorie.
La mondialisation de l’imbécilité
Ne nécessite, en clair, nul effort spécifique,
Car la tare est partout à l’état endémique
Et nombre de chefs politiques
Oui, pour faire du froid, il faut de la chaleur :
On sombre dans le ridicule
D’autant qu’en cas de canicule,
Le résultat est sans valeur ;
Et même, disent les savants,
L’inverse de celui qu’on mettait en avant.
C’était une chauve souris,
Un nom qui ne lui convient guère.
Un jour qu’étant partie en guerre
Contre les moucherons dont elle se nourrit,
Après avoir happé maints insectes nocturnes,
Elle vint trouver sa co-turne
Pour solliciter un avis.
« Crois-tu donc que le rat soit de notre famille
Et qu’il se nourrit comme nous ? »
L’autre lui répondit : « T’es fou !
Entre l’Homme d’en haut et le même d’en bas,
C’est comme nous avec le rat. »
Deux loisirs, à grand bruit, sèment la zizanie,
La chasse, tout d’abord, et la tauromachie.
« Plus près de toi, mon Dieu, » chantent les catholiques
Mais l’écart reste sous-jacent.
Ils aimeraient une réplique,
Elle est aux abonnés absents.
Les vers à pieds, bien sûr, sont faciles à faire,
Il suffit de savoir compter.
Mais pour les vers luisants, là, c’est une autre affaire,
L’éclat n’est pas donné par l’électricité.
Pour avoir un pavé dans le carnet du « Monde »
Nul besoin d’être grand, au sens noble du mot.
L’Amin Dada le plus immonde
Y trouve place, avec photo.
Mieux vaut des tas de religions
Qu’une seule d’Etat.
Dans la première option
Le « Pourquoi ? » est admis
Dans l’autre il est honni
Et dangereux d’en faire état.
On pourrait essayer de définir la poisse
Comme étant des ennuis qui feraient du surplace.
Les états adossés aux principes moraux
Passent bravement sous silence
Les petits paradis fiscaux
Qui vivent sous leur dépendance ;
Ce qui les autorise en toute impunité
A s’affranchir, au noir, de la légalité.
La France a des îles australes,
Les Anglais des occidentales.
Ils sont nommés à vie et, malgré leur grand âge,
Savent, sans l’avoir lu, couronner un ouvrage.
S’il est un arbre qui prospère
Quand tous les autres font pitié,
Lorsqu’un été caniculaire
Perturbe jusqu’aux vacanciers,
Cet arbre c’est la marronnier
Que la presse écrite vénère.
L’anglicisme, parfois, peut offrir un recours :
Pour désigner une starlette,
Sauf à choisir d’être un balourd,
Qui pourrait parler « d’étoilette » ?
Esprit toujours fécond en matière fécale,
Ses bons mots n’empruntaient qu’à des parties anales.
Les socialistes sont en panne
D’idées en devenir.
Et d’aucuns d’appeler : « Sœur Anne
Ne vois-tu rien venir ? »
L’Irak après l’Afghanistan
Et les exploits en Somalie,
Le Gendarme du Monde offre une panoplie
De ratages retentissants.
L’attrait de l’inaction est un pas vers la sieste ;
Pour le sommeil profond, la télé fait le reste.
En voulant tolérer les excès de vitesse,
La route est devenue une VOIX DE DETRESSE.
Quand les trains arrivaient à l’heure
Et le courrier aussi,
C’était des moments réussis
Où la France faisait son beurre.
Si l’on traite de corruption
C’est vers l’étranger qu’on se tourne.
Chez nous il en est peu question :
On parle plutôt de ristournes
Ou d’erreurs sur les stock-options.
Augmentez substantiellement
Les places de stationnement
Et vous verrez grossir le nombre de voitures ;
Au point qu’on peut se demander
De ces deux chiffres excités
Lequel aura l’autre à l’usure.
« Quand la Chine s’éveillera »
Et prendra pleinement sa place,
L’espèce humaine se verra
Sourire… jaune, dans la glace.
Les statistiques sont têtues :
Ce n’est pas la route qui tue.
A défaut de pouvoir raisonner les chauffeurs,
Essayons, pour le moins, de brider les moteurs.
La Suède, pour l’heure, a dit non à l’euro
Et l’Estonie a dit : banco !
L’une avait peur de trop donner,
L’autre espère bien encaisser.
Comme ils sentent le réchauffé
Tous ces « bons et loyaux services »,
Auxquels on accole en coulisse,
Les heures de boulot et les congés payés !
« L’Europe, dit la Maison Blanche,
N’est qu’un marché, pour être franche,
Qui n’est jamais assez ouvert.
Et ses exceptions culturelles
Sont à considérer comme des bagatelles
Qui tiennent à ses goûts pervers. »
Après quatre milliards et plus de kilomètres,
La sonde américaine, il faut le reconnaître,
A choisi le plongeon fatal.
Quatorze ans à scruter les planètes gazeuses
Ne pouvaient qu’altérer les cellules nerveuses
D’un voyeur, fût-il marginal…
Comment perdre un latin qu’on ne possède pas,
Faudrait-il l’acquérir pour justifier sa perte
Et rendre au dicton son éclat ?
La question, bien sûr, reste ouverte.
On pourrait délocaliser
Des institutions politiques :
Sénat, Conseil Economique…
Vers des pays favorisés
Par des salaires anémiques :
Avantage pour les Finances,
Effet nul sur la Gouvernance.
Organisation Mondiale Calamiteuse
Un mouflet africain reçoit moins de provende
Qu’une vache nourrie à la mode normande.
Logique, direz-vous : l’une a du rendement
Quand l’autre ne produit que des emmerdements.
Prôner « l’interdit d’interdire »,
C’est s’acheminer, sans le dire,
Vers le régime : « Pas de lois ».
Et son homonymie du plus mauvais aloi.
Contrairement à l’entreprise,
Le Sénat n’est jamais en crise :
Et moins il joue un rôle actif
Plus il accroît ses effectifs.
Il est clair que les religions
Mènent sans cesse l’offensive
Contre la prolifération
D’armes de destruction lascives.
On sait compter les sous mais pas les habitants
Avec la précision de la Mathématique.
La Science n’a pu, malgré l’informatique,
Mettre sur le marché des outils performants.
Il faut se dire qu’une image
Est toujours le fruit d’un montage,
Surtout à la télévision
Où le naturel n’est de mise
Que pour afficher la bêtise
Propre à certaines émissions.
Si cette Europe dite Unie
Se borne à promouvoir l’euro
La seule chose garantie
C’est notre moral à zéro.
ET POUR LE PARADIS : TINTIN !
Lorsque la papauté papote
Sur la déchéance des mœurs
Elle omet de porter en note
Que le dérapage majeur
Remonte, en fait,au premier homme
Qui magouilla pour une pomme.
L’importun qu’on met à la porte,
Peut, malgré tout, en quelque sorte,
Par la fenêtre revenir.
L’argent, qui par cette dernière,
Est jeté sans trop de manières,
S’empresse, lui, de déguerpir.
Washington ne connaît que l’unilatéral
Et l’anglais, dominant, à l’international.
Tout le reste n’est que broutille
Pour la vieille Europe en guenilles.