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L’Histoire de l’Humanité, A l’échelle de l’Univers, Ne représente en vérité, Dans toute sa complexité, Que le laps de temps d’un éclair. Alors, si l’on s’en tient au simple individu, Tout commentaire est superflu.
Il voulait être chef d’état Et ses chances n’étaient pas nulles : Il savait mentir sans éclat Et faire avaler la pilule.
Peut-on croire vraiment à la métempsychose Qui ne sait clairement nous expliquer la chose ?
Ceux qui résisteront aux bouleversements Que nous réserve la Nature, Ce ne sont pas les Forts du Monde des Vivants Mais les chétives créatures Dans leur discret confinement.
Les hommes-troncs de la télé Nous réservent quelques surprises, Non que leurs dons nous hypnotisent, Mais tel, dont on ne voit qu’un bout, Peut fort bien approcher les deux mètres, debout.
On peut prêter, bien sûr, le flanc à la critique Si l’on a, par ailleurs, accès à la réplique.
C’était une petite peste Prenant à contre-pied tous les commandements, Si bien que pour l’astreindre à quelque engagement On lui suggérait une sieste.
Parler pour ne rien dire est un sport répandu, Bien qu’olympiquement pas encor reconnu.
En supprimant toute critique Et donc toute contestation, Les grands mabouls de religion Fabriquent des gens hystériques Vrais assassins par conviction.
Faire dire un quatrain par un simple distique, C’est une économie, en tous points, sympathique.
Quand les journaux n’ont rien à dire, Ils font appel aux « marronniers » : Des infos, en somme, pour rire, Du vieux pour noircir du papier.
Il faisait les quatre cents coups Pour qu’on parlât de lui, ce fut en pure perte. Le « quatre-cent-unième » étant la fausse alerte, Il dut passer la nuit au trou…
L’homme parfait n’existe pas ; Vous croyez l’approcher, aussitôt il s’estompe. C’est notre vision qui nous trompe. Avant que de juger, reculez donc d’un pas.
On y voit de drôles de choses A la terrasse des cafés : Un homme dormait affalé, Défendant une noble cause, Entre un exploit qui « fera date » Et celui d’à côté qui « date », La différence est dans le temps : Le renon du premier ne durera qu’un temps.
ON LES OCCIT A LA NAISSANCE La Chine manque de Chinoises ; Cela n’a rien vraiment d’une chinoiserie. C’est à sa politique étrangement suivie Qu’il lui faudra chercher des noises.
Ajouter qu’on est en vacances Lorsqu’on est retraité, déjà, de son état, Cela tient de la redondance Au mieux du cumul des mandats.
BOUCHON QUAND TU NOUS TIENS Le viaduc de Millau n’est qu’une aberration Les jours de grande migration. On voulait à tout prix supprimer le bouchon, On l’a reproduit sur le pont. Hier encore il était gratuit, Il devient payant, aujourd’hui.
Lorsque d’innombrables robots Accompliront tous les travaux Que deviendra l’espèce humaine ? Que va faire le genre humain De son cerveau, de ses deux mains, Va-t-il les mettre en quarantaine ?
La base d’une religion, Et quelle qu’elle soit, est la superstition. Sans elle les sermons sur la vie éternelle Seraient sans grands effets sur nos pauvres cervelles. Les amulettes auront cours Aussi longtemps que les discours.
On sait que Roméo fut aimé de Juliette, Mais comment donc d’Alfa mena-t-il la conquête ?
Comme nous rentrions de vacances, Nous avions besoin de repos. C’est ainsi qu’avec assurance Nous avons repris le boulot.
« L’esprit qu’on veut avoir gâche celui qu’on a » (Grosset) Mais pour qui n’en a point, quel est le résultat ?
Il faut dès le mot FIN se remettre à l’ouvrage, C’est vrai pour les conflits comme pour le ménage.
La mer n’est pour moi qu’un décor Un élément du paysage. Et si j’aime bien les vieux ports, C’est pour les bateaux qui surnagent.
Il est bien clair que de tout temps Les grands chefs ont eu des maîtresses, Mais sur ce chapitre, pourtant, Le petit roi du Swaziland Bat de loin toutes les altesses : Il les choisit pour le confort, Comme ses voitures de sport.
LES PIEDS DANS L’EAU-DE-IA Voyez ces archipels classés océaniques Qui transpirent au ras des flots Sans pouvoir faire le gros dos, Alors que s’amorce, en pratique, Un réchauffement climatique…
Il commence à perdre ses feuilles, Le bouleau. Il va falloir qu’on les recueille, Au râteau. Rien pour autant d’original, Il a fait son boulot, normal.
« Un seul être vous manque et tout est dépeuplé » (Lamartine) Et s’il était en nous, toujours inachevé ?
L’info carbure à l’émotion Les médias l’instrumentalisent. Un tsunami devient une bénédiction, Il fait la UNE sans surprise Et ce, pour plusieurs éditions.
Si l’on ne craignait que le mot Ne suscite quelques grimaces, D’un chef d’Etat un peu falot On dirait, sans perdre la face, C’est un « technicien de surface ».
Il faut être super pour être quelque chose, Pour ne pas dire être quelqu’un. L’individu moyen ne peut plaider sa cause Qu’en évitant d’être importun.
BULLETIN MEDICAL-MEZ-VOUS Citez-moi donc des Chefs d’Etats Capables d’ajouter à leurs initiatives Celle de renoncer à leurs prérogatives Parce que se jugeant, au fond, hors de combat… Non, ils se voient d’emblée hors normes, Et même à-demi-morts, ils sont toujours en forme.
Il paraît qu’au temps du Grand Roi, La puce, en fait, faisait la loi Dans les palais et les chaumières. Et qu’on se grattait bien souvent Et par devant et par derrière Sans jamais pouvoir s’en défaire. Ce n’était pas comme aujourd’hui Où nous avons tous les produits Pour mettre au pas la Terre entière… Il est certes quelques virus Contre le numérus clausus… Simple question « d’années lumières ».
Quand Bush, faussement recueilli, Ecoute l’hymne des Yankées, Sur son cœur, une main il pose. Mais c’est un geste de larron Qui tâterait sous le veston L’argent volé dont il dispose.
Tonta ! Tata t’a dit : « Tu t’attife en titi » Totor ! as-tu ta tête à toi ?
On avait réuni nombre de grands experts Pour savoir si l’automne empiétait sur l’hiver, Vu les accidents climatiques. Mais au terme des discussions On mit sur pied des commissions Pour ménager le jeu des relations ethniques.
CORSET POUR UN CORPS SAGE Il faut tout faire réviser, Sans pour autant se mépriser, Lorsqu’on atteint un certain âge. Ce qui marchait auparavant A tendance dorénavant A multiplier les dérapages. Il convient donc, dans les parcours, De ne pas aller au plus court Et de négocier les virages.
On peut écrire des poèmes En écossant des petits pois ; Sans pathos, cela va de soi, Mais avec du sens, tout de même. Et célébrer, dans leur écrin, La solidarité des grains.
Pour aider au secours à l’international, Mieux vaudrait sûrement un navire-hôpital Qu’un bâtiment porte-Rafales. Mais soutenir ce compromis Prouve que l’on n’a rien compris A quoi bon éclairer la blancheur du plafond, Alors qu’on vit sur la moquette… Convenez que c’est un peu bête De gaspiller, ainsi, de fort coûteux photons.
On va bientôt, suprême astuce, Etre surveillé par des puces, Pour répondre aux lois du Marché. Quand les actes de piratage Multiplieront les dérapages, Nous serons, sans recours, vite « dépucelés ».
Il faisait tant d’efforts pour n’avoir rien à faire, Qu’il en avait omis les plus élémentaires ; Et lorsqu’il retrouvait un semblant d’énergie, C’était pour célébrer la force d’inertie.
Avec une glace concave, Sans pour autant que l’on se gave, L’on se voit plus gros que l’on n’est ; Et, dans le temps que l’on s’arrête, S’estimer une grosse tête, Pour ainsi dire, à vue de nez.
« Quand la Chine s’éveillera », L’affaire est en cours, ce nous semble, Et ce constat vise l’ensemble Des activités d’ici-bas. Comme il n’est pas prévu que Pékin s’assoupisse, L’autre Monde pourrait en faire une jaunisse.
« VOYAGER », cette fois, a vraiment mis les voiles Et fonce, à corps perdu, tout droit vers l’Infini ; Dans le noir qui prévaut et le froid qui sévit, Sans « la pâle clarté qui tombe des étoiles ».
Il faudrait mettre sur la touche Tous ces vieux « chevaux de retour », Ces politiques un peu louches, Et leur substituer, pour la fin de parcours, Une « jument » qui ferait mouche.
L’espace est parcouru d’autant de projectiles Qu’il est d’objets en mouvement… Dans ce chaos tourbillonnant, Nul espoir d’aborder « une force tranquille ».
On avait pris le temps, Sans trop savoir… a qui, Mais, le plus important, On a fait comme si… Il se montrait jaloux de ce qu’il n’avait pas. Quand la grippe frappait, il voulait être là. Si quelqu’un, près de lui, affichait un malaise, Notre homme s’affalait, sitôt, sur une chaise. Il fut mis en prison, sans trop savoir pourquoi, Et l’on a supposé qu’il y voyait un droit.
Qu’un nanti plastronnant étale sa richesse Pour épater les gens d’en bas, Sur le champ, une bonne presse Se fait fort d’emboîter le pas. Inutile de s’indigner, C’est ainsi qu’on vend du papier.
Comment peut-on être sérieux Si l’on n’a pas appris à rire ? L’on devient le type ennuyeux Que l’on évite, sans le dire.
L’affaire était traitée au J.T. de vingt heures, Cela ne pouvait qu’être vrai. Le présentateur s’affichait, Le témoin comptait pour du beurre. Le lendemain, tout était faux ; Le présentateur n’en dit mot, Il avait autre chose à faire.
Il était prisonnier des glaces Non pas du côté du Grand Nord, Mais de celles qui, sans remords, Lui renvoyaient sa triste face.
L’anglo-américain envahit la planète, Quand le français se meurt. Et tous les dirigeants, chez nous, baissent la tête, Ils sont Yankees de cœur.
La calomnie, en clair, est de la médisance Qui n’offre, à l’analyse, aucune consistance.
Dire qu’à la même seconde, Des millions de gens, dans le monde, Naissent, meurent, ou font l’amour… Et la Terre tourne toujours, Insensible à notre faconde…
IL FAUT PARFOIS SE RETENIR Rire aux éclats n’est pas facile, Lorsqu’il faut maîtriser la grimace inutile Qui peut, incidemment, donner un air débile.
L’homme ne descend pas du singe, Puisqu’il est descendu, de son arbre, avant lui. Et pourtant, en dépit d’un surplus de méninge, Lequel des deux, sur Terre, est en panne, aujourd’hui ?
Avec l’Europe sans limites, L’eau qui bout sort de la marmite Et risque d’éteindre le feu, Par ailleurs guère vigoureux…
Bush converse avec Dieu, mais c’est lui qui le dit ; Cela paraît invraisemblable : Le Seigneur ne va pas perdre de son crédit Pour tenter de sauver un irrécupérable…
Président du Sénat est un job convoité Et de tout repos, somme toute. Quand l’élu ne tient plus la route, Il est davantage assisté.
PROTEGEONS L’ENVIRONNEMENT Pourquoi dire en DEUX mots, lorsqu’un seul fait l’affaire, Ou pire dire en UN, quand mieux vaudrait se taire ?
La viande de cheval a ceci de commode : On peut la servir en bœuf mode, Sans tomber dans un traquenard ; Mais la recette fait ringard.
On fabrique des tas de choses Dont la stupidité, sans peine, saute aux yeux : A-t-on besoin, pour être heureux, Ou défendre une noble cause, D’un armement calamiteux ? Bien sûr, à la rigueur, on l’admettrait pourtant S’il n’avait d’autre but que de tuer le temps.
A quoi bon prévoir des parkings, Puisqu’en dépit d’un fol forcing, Ils sont déjà sursaturés Avant même d’être livrés…
Si vous hésiter sur le choix De la couleur d’une chemise, Seule une cellule de crise Peut analyser votre émoi. Mieux vaut donc avoir sous la main Un psy prêt à monter, sans heurt, le droit chemin.
DECENTRALISATION Les échelons intermédiaires, Entre le citoyen et le gouvernement Permettent, politiquement, De mettre en place des filières Des pâtes au pistou, c’est quand même autre chose Qu’un plat sophistiqué qui défend mal sa cause…
On le considérait comme une forte tête, Parce qu’il avait des grands pieds : Un jugement pas très honnête, S’agissant d’un fœtus mal radiographié…
Le droit de polluer est une marchandise Qui se négoce âprement ; Et la loi du Marché s’oppose à tout moment Aux bonnes intentions promises.
L’INSTRUCTION N’Y EST POUR RIEN L’ignorance est le lot de l’humaine nature, Face aux points d’interrogation. Et tout est réuni pour que cela perdure, En dépit des révolutions.
La cruauté se lit souvent dans le regard, C’est vrai pour l’animal et tout autant pour l’homme. Entre des yeux de biche et des yeux de jaguar Peut-on dire que c’est tout comme ?
– Vous n’avez rien à déclarer ? – Non, dis-je, au chargé de la douane. –Soit, mais c’est peau de banane Dont vous alliez vous séparer… Que cache-t-elle en filigrane ?
Entre qui n’a plus rien et qui possède tout, La rupture est inévitable ; Comment mettre en commun une vie acceptable, Si l’un s’agrippe à ses atouts Et l’autre, au mieux, à son portable ?
Envisager la réussite Sous le couvert du dollar-roi, C’est le programme qu’accrédite Toute une jeunesse en émoi, Et qui, de ce fait, ne perçoit Point d’autre issue à ses mérites.
Un nuage voulait s’émanciper du groupe, Naviguer seul vers l’horizon. Il n’alla pas très loin, rattrapé par la troupe, Il dut se mettre au diapason. Et c’est ainsi, qu’en politique, On se laisse porter par le courant basique.
Il est bien des pays, par ailleurs habitables, Où mieux vaut ne pas boire une eau dite potable
Le plomb, produit en masse, encombre nos poubelles Faute d’une utilisation. Alors qu’il eût suffi d’un peu, dans nos cervelles, Pour éviter la pollution…
Le présumé coupable est toujours en sursis, Mais le juge fautif est rarement puni.
Pourquoi placer l’humour au cœur du désespoir, En l’affublant de politesse ? Quand il pourrait s’agir d’une façon de voir, Dès lors qu’alentour la vue baisse…
La mondialisation veut mettre les ressources De notre Humanité sous le joug de la Bourse.
Il est clair qu’au jour d’aujourd’hui On se doit de manger des fruits Si l’on veut conserver la forme. EVE l’avait déjà compris, Hélas ! pour nous, Dieu l’a mal pris Et ce fut la boulette énorme.
Entre le point et la virgule, Il est le mal aimé de la ponctuation ; Délaissé par les majuscules, Il peine à justifier son utilisation. Alors, pour éviter qu’il finisse à la casse, Faisons-lui, dans la phrase, une petite place…
On peut, à la rigueur, dire que tout va bien Quand nos sens détendus gèrent le quotidien.
Lorsque des certitudes Prennent pour habitude De refuser, en bloc, toute contestation, Le chemin est tracé pour une religion Et, dès qu’à ce refus s’ajoutent des menaces, On est au top niveau de l’ignorance crasse.
L’Eglise n’est jamais, dans sa totale histoire, Qu’un plan d’Humanité pétri de ses déboires.
Il dénature la nature, Pollue, à tout va, nos poumons, Fait à la Sécu des morsures, Mais nous finançons sa culture… Il faut penser que les bourreaux Vieillissent comme tout le monde Et que certains de ces salauds Vivent encore incognito En paisibles vieillards immondes…
Malgré l’apport de la Science, Il est pratiquement exclu De savoir, à coup sûr, combien d’individus Peuplent la Terre en permanence. Même un recensement parfait N’aurait guère de sens, une minute après.
On le voyait toujours parfaitement à l’aise, Quand bien même fût-il assis entre deux chaises. Mais cela ne tenait qu’à son égale humeur Et non point à l’effet d’un large postérieur.
Faut-il raison garder lorsque le cœur conçoit D’aimer spontanément le contraire de soi ?
SOUPCONNONS-STOP A force d’installer partout Des caméras de surveillance, L’Homme perd toute contenance Et finit par douter de tout.
On se plie encore et toujours Au jeu subtil des apparences. L’enveloppe charnelle est le premier recours Auquel succombe l’attirance.
Quand nous aurons trouvé le moyen efficace D’éradiquer la pollution, C’est que nous aurons mis en place Notre propre élimination.
Nous devons trier nos ordures Dans le but de les recycler. Mais les gens de même nature Sait-on les réhabiliter ? Ou faut-il les tenir, issue inéluctable, Pour déchets irrécupérables ?
COPINAGE ENTIEREMENT SECURISE S’il est une assemblée au profil atypique C’est bien notre Conseil taxé d’Economique Et qui se pare de Social. Sauf à considérer l’honorable boutique Comme un centre d’accueil pour exclus politiques En quête d’un soutien moral, Où pour être rémunéré Aucun travail n’est exigé.
Une huilerie, en somme, est une grande école, Au vu de sa fonction : Elle produit d’abord, selon un protocole, Des « Huiles » par pression.
On commémore à tour de bras Sans trop approfondir l’affaire ; Il est clair que, dans bien des cas, Si l’on voulait être sincère, Le raisonnement ne tient pas ; Et que l’on ne garde en mémoire Que des à-côtés de l’Histoire.
Il ne faut pas confondre un homme de parole D’avec le bavard-pot-de-colle.
Quand nous n’aurons plus d’autre choix Que de survivre avec un masque, Chez les ploucs, cela va de soi, Mais aussi chez les Monégasques, L’Homme aura bien du mal, dans le Monde vivant, A s’afficher au premier rang…
Un docteur honoris causa, Surtout ne vous y trompez pas, N’est pas un médecin mais un homme d’action Qui soigne… sa réputation.
CLAIR-OBSCUR Quand la Science, en clair, soulève des questions, L’intégrisme, en retour, dicte ses solutions.
Au fond un écrivain peut s’estimer heureux S’il sait de temps en temps ne pas être ennuyeux. Le chemin de la gloire étant semé d’écueils L’œuvre doit éviter d’en être le recueil.
On devrait mettre au point, pour notre Humanité, Une nourriture de base Dont le prix, dûment contrôlé, Serait à l’abri des oukases Du grand commerce débridé. La différence, alors, jouerait pour l’acheteur Sur la qualité du vendeur.
OR EN POUDRE Comme il voulait tester le bel aspirateur Qu’il s’était procuré, sans peine, sur la Toile, Il comptait essayer les poussières d’étoiles Avant de prendre langue avec le fournisseur. Washington contacté par notre hurluberlu D’emblée appela le S.A.M.U.
Il faisait les cent pas et croyait se détendre Mais s’il en ratait un, il devait tout reprendre.
POURTANT ELLE COUPE L’APPETIT Grignotez devant la télé Et c’est l’embonpoint qui vous guette. En dépit des navets que l’écran nous projette, Alimentairement le risque est installé.
ILS NE SONT PAS LES SEULS Les étourneaux sont emmerdants Au sens propre, si l’on peut dire, Comme au figuré, pleinement. Faut-il, pour autant, les occire ? Ce qui compte, à présent, il faut qu’on l’assimile, C’est le retour prévu sur investissement : Plus il est élevé, plus on met dans le mille, Moins on peut se soucier de l’environnement ; Et les dégâts collatéraux Relèvent des frais généraux.
En cédant au privé le domaine public, On met le bien commun sous la coupe du fric.
« Pourquoi ces fourmis à roulettes »? S’inquiétait, un jour, le Très-Haut. Il lui fut répondu sitôt : -Ce sont des humains qui s’entêtent VOUS CHAUSSEZ DU COMBIEN ? Dès l’instant que l’on a pris pied Au sein du milieu financier, Le CAC 40 est la mesure Qui détermine la pointure Abordez un mutant qui mute Et vous vous retrouvez en butte A l’adversaire évanescent ; On le rencontre en politique Sous les ors de la République, Au détours d’un remaniement.
Je cherche toujours le mot juste Mais je commets maintes erreurs : Ainsi quand j’intercale « auguste » Entre le cirque et les honneurs.
Tiens ! tiens ! c’est vous l’Ami, que faites-vous donc là ? Je m’adresse au Très-Haut pour qu’il pense au Très-Bas.
Toujours entre deux froids calculs, Il prenait alors du recul Afin de ne pas être en reste Et risquer de prendre une veste : Comme il la retournait souvent, Il restait ainsi dans le vent.
La mondialisation, telle qu’on nous la prône, C’est le progrès pour rire… JAUNE.
Entre le colobri dont les ailes vrombissent Et l’albatros pour qui planer est un délice, Le monde des oiseaux nous est bien supérieur. Et mêler tous ses noms à nos pauvres querelles Prouve que nous avons une peur bien réelle De ne pas être les meilleurs.
Il faudrait que chacun ait grand plaisir à faire Un travail qui, sans heurt, nous rendrait solidaires.
Quand de simples caricatures Embrasent presque l’Univers, Mais que les pires forfaitures Troublent à peine les grands clercs, C’est le signe, sans fioriture, Que le Monde tourne à l’envers.
Pourquoi donner sa langue au chat Quand ce dernier la considère Comme une langue de vipère Que, par peur du venin, il ne consomme pas…
« Travaillez, prenez de la peine » C’était au temps de La Fontaine, Le travail était un trésor. Mais de nos jours, lorsqu’on en trouve, Il est fréquent qu’on le réprouve Vu qu’en dépit de gros efforts Il n’apporte aucun réconfort : C’est la Bourse et l’Envie Qui régentent la Vie, Les catastrophes naturelles, Après la séquence des pleurs, Stimulent les spéculateurs Sans que la morale interpelle ; Les faits étant le fruit de la fatalité Atténuent amplement les culpabilités.
Comment peut-on se satisfaire Des insipides commentaires De tous les « bouffeurs de micros », De ceux qui n’ayant rien à dire, Dissimulent sous des sourires La vacuité de leurs propos ?
Le type n’étant pas d’ici, Il fallait, pour sûr, faire gaffe, Vu qu’il ne disait pas merci Quand il recevait une baffe.
Date de création : 18/05/2008 * 18:37
Dernière modification : 21/05/2008 * 19:21
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