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La voyelle qu’on sonne Vient-elle au rendez-vous Comme toute personne C’était un savant patenté, Un pourfendeur de l’ignorance, Remarquablement charpenté Pour récuser la repentance ; Jusqu’au jour où notre héros Vit son travail noté zéro Par de supérieures instances.
Toute religion en impose A qui n’a pas l’esprit ailleurs ; Mais, dès l’instant qu’elle s’impose, Elle fausse le dérailleur.
« Ni vu ni connu, je t’embrouille », Ainsi prospèrent les magouilles En tout lieu, comme de tout temps : Depuis la famille d’Adam.
Ce sont les plus petits qui sont les plus coriaces, On peut éliminer, sans peine, un éléphant, Mais allez donc traquer, avec notre armement, D’invisibles virus dispersés dans l’espace Qui résistent, en chœur, à nos médicaments…
Nous sommes tous issus d’une humble particule Qui ne relève, en rien, de l’aristocratie, Naïve d’avoir cru qu’opter pour l’homoncule Pouvait donner le jour à la démocratie.
Il est clair que, sous Louis XVI, La peine de mort existait Et qu’on en défendait la thèse De la base jusqu’au sommet. La morale n’étant, au fond, qu’une hypothèse, La justice allait à son aise Et le roi, sans ambiguïté, En donnait sa tête à couper.
Je pense à ce volcan qui surgit un matin Sous les yeux ébahis d’un paysan mexicain Et qui, sans se presser, en partant de zéro, Parvint à culminer trois cents mètres plus haut…
Il vous faisait la courte échelle Parce qu’il était au bureau ; Mais ne dépassait pas icelle Même s’il pouvait gagner gros.
N’entreprenez jamais deux choses à la fois, Afin de limiter les chutes : Si vous avancez le pied droit, Le gauche attendra sans dispute.
Un jour, un homme eut une idée, Laquelle consistait d’emblée A trancher la motte de beurre ; C’est alors qu’il se dit, subtil, Et si l’on essayait le fil… Une découverte majeure ; Et comme il l’avait à la patte, Il le sortit de sa savate.
Le journal-de-vingt-heures, C’est l’instant convoité Pour succomber au leurre CONTRAT PREMIERE EMBAUCHE « Etes-vous d’ici ou bien de là-bas ? Questionnait, sans plus, un gars irrascible ; Si vous relevez du deuxième cas, Sachez qu’il vous faut, pour être crédible, Taire vos désirs et vous mettre au pas… Et, sans avoir recours à la manière forte, Au premier accroc, c’est la porte.
C’était un BAC A LAUREATS ? Qu’on achetait, ou c’est tout comme, Et celui qui ne l’avait pas, C’est qu’il manquait de fric, en somme.
« Venez donc apprendre les langues, Notre marché est grand ouvert. » Sauf que l’offre est plutôt exsangue Car seul l’anglais nous est offert.
On lui parlait des « saints de glace », Elle souriait sottement, Disant : « Pour moi c’est différent » En se regardant dans la glace.
On va construire des voitures, Faites pour le stationnement, Faute, à la fois, de carburant Et d’un espace à leur mesure.
Bombay, la ville énorme, au contour imprécis Qui s’accroît de misère et de richesse aussi, Où le soleil et l’eau font assez bon ménage, Mais peuvent, tout autant, l’accabler sous l’outrage.
Il nous faudrait une rupture Clament les candidats, en chœur, Sans toucher à la sinécure Ni même au rythme des honneurs. Pour le pays c’est autre chose, Nous suivrons chaque citoyen Et défendrons toutes les causes Même en l’absence de moyens.
Afin de former les cerveaux Aux messages publicitaires, Sans trop risquer de les distraire, La télé glisse des infos : Ce sont les effets secondaires.
Pourquoi dire : aujourd’hui l’on a changé de ton, Alors qu’il n’en est rien et que tout se répète, Vu que depuis Adam l’Homme a perdu la tête, En voulant spéculer sur un fruit de saison.
L’honnêteté, cotée en Bourse, Grimpe, il paraît, allègrement Dès l’instant qu’un gouvernement Vient prendre place dans la course.
La Terre ne pouvant offrir, à tout instant, Au commun des mortels des zones habitables, Et rien, dans le sous-sol, n’étant inépuisable, Il va falloir « gérer » le nombre d’habitants.
Tant que le compte fut « courant », Il répondait à ses affaires, Mais quand il devint « galopant », Et qu’il perdit tous ses repères, Il dut l’arrêter sur le champ, A découvert, sous les agios, Les moteurs aiment la routine, S’ils tournent régulièrement, Ils ne tiendront le coup longtemps Que si, par-à-coups, ils s’échinent.
La mondialisation est un immense échec, Un énorme « Pan sur le bec », Comme un « Canard » les collectionne. Mais à ceci près, cependant, Qu’au grand jamais nos gouvernements Ne reconnaîtront qu’ils déconnent.
S’il fallait mettre en taule, à titre préventif, Les éléments douteux du monde politique, La justice, aujourd’hui, n’aurait dans la pratique, Que trop peu de moyens à mettre à son actif.
Le bateau prenait de la gîte Et menaçait de chavirer ; L’on pria donc les passagers De se mettre à l’eau tout de suite Et de se faire remorquer. Tout le monde parvint à quai POURTANT ELLE ETAIT ASSUREE Après des années de labeur, Avec l’âge, il avait un peu perdu la tête ; Il hésitait encore à prendre sa retraite Alors qu’il était sénateur.
Ils voulaient changer d’air, ils cherchèrent ailleurs, Mais sitôt sur les lieux, très vite ils déchantèrent : Le taux de pollution étant bien supérieur A celui que, chez eux, ils jugeaient délétère.
C’était un gars très sympathique, Il ne refusait jamais rien ; Et quand on lui disait : « Tu viens, On va casser une boutique ? » Il était toujours là, stoïque. Lorsque les flics l’ont arrêté, Il n’a pas, non plus, résisté. Deux chiens avançaient à grands pas : Un pas de chien a quatre pattes… Vers un tas d’ordures sympa Qui diffusait ses aromates. L’un dit à l’autre : « Cette fois, Nous allons avoir un grand choix » Las ! grande fut leur déception, C’était de vieux déchets, restes d’une élection.
« L’Etat ne peut pas tout » Mais il pourrait beaucoup…
Une piste cyclable est souvent destinée A n’être qu’une voie à peine dessinée.
Ils sont nombreux, ils volent haut, C’est le retour des étourneaux. Bien sûr ce ne sont pas des anges : Ils viennent clore les vendanges.
Il faut qu’à tout prix ils polluent, Avec leur truc pétaradant, Fort d’un gros pot d’échappement Pour tenter d’épater la rue…
Quelques menus délits, dont on brise l’élan, Pour camoufler les gros qui font vivre le clan…
Une « œuvre » mise au jour n’est pas forcément belle, Mais dès lors qu’on en parle à la télévision, Elle prend, aussitôt, une autre dimension. Pour peu qu’on l’associe à quelque ritournelle, C’est la voie entrouverte à la consécration…
Il ne faut pas confondre, assez naïvement, La main dite courante et la main baladeuse. L’une, pour la police, est un simple instrument, L’autre, proche du sexe, a la fibre amoureuse.
Il faut faire avec ça, me dit un vieux marchand, Un œil sur les journaux qu’il servait aux passants. Comme je m’étonnais, il reprit à voix basse : De la pub, des ragots, de la matière crasse.
Il serait plus que raisonnable De fabriquer des dirigeables, Et de réduire, ainsi, le rôle de l’avion : Peu tributaire du pétrole, Le solaire comme pactole, Et le top pour lutter contre la pollution.
n jeu de mots, parfois, est un plaisant recours Pour arrêter des jeux qui n’ont rien de l’Amour.
Sus aux « avantages acquis » Clament les nantis qui les stockent. Mais, diriez-vous, ils sont à qui Pour que, sans suite, on les évoque ?
Vu qu’il était discipliné, Né con, bien sûr, il l’est resté.
INGENIEUX INGENIEURS Comment peut-on, sans réticence, Mettre à la fois son temps et son intelligence Au service d’un acte, ignoble et criminel ? : La mise au point menée avec persévérance Des mines antipersonnel, Faciles à dissimuler, Qu’un bambin, en jouant, pourra faire éclater…
Depuis qu’elle est privatisée, La Poste est déconsidérée : On ne croit plus, comme autrefois, Que son coup de tampon, à coup sûr, fasse foi. Surtout lorsqu’un colis, facturé pour Hambourg, Par Londres, va faire un détour.
Il est bien clair qu’au vu de son comportement, L’homme à pied perd la main dès qu’il est au volant.
– Alors ! ça va ? – Ca va, ça va ! – Et depuis votre dernier ça va, ça va ? Il semble qu’on devient franchement inutile, Dès lors qu’on perd la face en voulant jouer pile.
Parlons « Palmes Académiques » : Elles permettent de nager, Si l’on suit sagement le courant hiérarchique, Plus rarement de l’affronter.
Les pesanteurs sont un critères Pour juger notre enseignement ; Mais l’on pourrait en dire autant Des structures hospitalières, Où faute de liaisons entre établissements, L’un refait ce que l’autre a fait auparavant.
Je « pleus » dit un nuage à son voisin céleste. Et l’autre répondit : « Va donc, mais moi je reste. » Peu prompt à s’exprimer sur ses propres problèmes Il se tait tout autant sur tous les autres thèmes ; Mais sait s’interroger sans sollicitation Si le sourire sied à la situation.
Quand les stars de la scène ou de la politique Ont fini de jouer à leurs jeux spécifiques, A l’écriture ils font appel Pour jauger leur rapport à l’intellectuel… Hélas, souvent, la signature, Seule refait bonne figure.
Il va falloir que l’on s’y fasse Au réchauffement du climat, Puisque pour sortir de l’impasse, On ne peut compter sur l’Etat. Et moins encore sur l’O.N.U. Qui, bien évidemment, n’a toujours rien prévu.
« SCIENCE SANS CONSCIENCE » Comme il se PIQUAIT de mener des recherches POINTUES, il se blessait très souvent.
Toujours porté sur la « compet’ » On le surnommait la « trompet’ », Mais lorsqu’un jour il ne put plus, Son moral avait déjà chu ; Il faut dire pour être honnête, Qu’il n’avait plus toute sa tête.
On vient vous démarcher Avec un beau sourire. Refusez de marcher : Le regard tourne à l’ire.
Alors qu’il recherchait une niche fiscale, Un chien est tombé sur un os. Un chat lui dit : « Mon vieux, tu trouveras que dalle, Tu n’as pas l’étoffe d’un boss. »
POUR SOLDE DE TOUT COMPTE (conte, compte) Relevez un grand nom avec la particule, Seule cette dernière échappe au ridicule Et donne la mesure, en terme défini, De la place de l’Homme au sein de l’Infini.
Supposons que la Terre, une pure fiction, Veuille se dilater pour donner plus de place A notre humaine condition… Nous aurions tout loisir de lui faire des crasses, Vu l’afflux des transports, des parkings, et j’en passe… Et les accroissements de la population…
Tant que les intérêts convergent, Tout va bien. Mais dès que les mêmes divergent, Chacun de nous travaille à son propre niveau, Lequel, hélas, n’est pas très haut ; Et l’on ne peut compter sur la télévision Pour aider, franchement, à son élévation…
Il pensait que « Libre Entreprise » C’était faire n’importe quoi, Que l’expression, ainsi comprise, Le mettait à l’abri des Lois… Grande, du coup, est la surprise Quand il faut accueillir chez soi, Le fisc et le flic, à la fois…
Jadis on cultivait la terre, C’était pour l’alimentation ; De nos jours, c’est tout le contraire, Elle sert la spéculation.
« DITES-MOI OU ? N’EN QUEL PAYS »… Comment peut-on avoir la conscience tranquille, Lorsqu’on se voit soumis à des lois imbéciles, Quand il faut dire oui, mais que le cœur dit non, Quand l’esprit, impuissant, se met au diapason ?
Les efforts conjugués des seigneurs de la guerre, Font que, dans le pays, les talibans prospèrent ; Et le trafic de drogues, en dépit de l’O.T.A.N., Est un fond de commerce, en clair, pour les deux camps.
Vous voulez respirer un « max » de dioxine ? CONSOMMEZ… en suivant les « pubs » des magazines.
L’homme était reconnu, avant qu’il soit imberbe, Comme prédicateur savant ; Depuis qu’il a perdu tous les poils… et le verbe, Dire qu’on n’a jamais pu s’entendre vraiment Sur un mode d’emploi qui mesure le temps… Et chaque religion, pour des raisons confuses, Fixe un point de départ que les autres récusent.
On voit des gens qui bûchent Et gagnent bien leur vie, Mais d’autres qui « trébuchent » Chez nous, un « radical » est, politiquement, Un homme modéré, de tout temps malléable ; Mais dans d’autres pays il en est autrement : Il devient « fou de Dieu », c'est-à-dire invivable.
Alcool et tabac, érigés en abus, Creusement allègrement le trou de la Sécu ; Ce que l’Etat perçoit en taxes et impôts, L’Assurance le perd en actes médicaux.
Un amoureux transi, loin de sa dulcinée, Laissait vagabonder quelque peu sa pensée : Vais-je pouvoir, un jour, sans excès de vitesse, Avancer une main pour dévoiler ses fesses…
APPUYONS SUR LE CHAMPIGNON Un « oxymore » c’est habile : Deux mots, de sens contraire, accolés sciemment, Comme « une rupture tranquille » Ou bien « un Bush intelligent »… De quoi nourrir abondamment Quelle est l’O.N.G. qui pourrait, sans être malhonnête, Annoncer qu’elle prend en charge notre dette Pour, dans un premier temps, éviter le « grand soir, » ? Sinon une mafia, par « amour du terroir »…
Il faudrait, entend-on, que les choses changeassent, Qu’on cessât, entre amis, de se faire des crasses, Pour que les candidats, à court de conviction, Prennent conscience, enfin, de la situation.
Date de création : 10/08/2008 * 14:50
Dernière modification : 10/08/2008 * 19:13
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