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On délocalise à tout va, C’est, dit-on, une bonne chose. Si nous l’acceptons, pas de pause, L’argent circule sans frontière Et, bien souvent, sans être vu ; Mais l’Homme, lui, fait des manières, Et, sans papiers, il est perdu.
Il paraît qu’à l’O.N.U. on peut faire carrière, Sans se préoccuper des effets secondaires Comme le travail acharné. Car les postes admis par l’Organisation Relèvent, très souvent, d’insistantes pressions PAROLES EN L’AIR…DU TEMPS Les appels répétés à la démocratie Ne troublent nullement les vieilles dictatures, D’autant que les liaisons demeurent établies Par le biais de contrats commerciaux sur mesure, Quant aux droits de l’homme, en option, Ce ne sont que sujets d’aimables discussions.
Victor et Chavez, deux HUGO Qui n’ont d’égal que leur EGO.
Confédération Helvétique Veut dire « Accueil des Opprimés », De ceux que notre République Gruge par fisc interposé.
Quand un « chauve souris », c’est qu’il a renoncé La Bible d’une main et des dollars de l’autre, Il se voyait, partout, faisant le bon apôtre ; Image sublimée au regard du Yankee, Mais perçue, autrement, par nombre de pays.
Entre un soldat états-unien Bardé de pied en cap des dernières techniques, Et le pauvre civil qui se bat avec rien Contre le spectre économique, De matériel, l’écart, devient philosophique…
Les médias prennent la défense Du patrimoine matériel, Mais, de la langue, ils s’en balancent, Pour eux ce n’est pas l’essentiel. Pourquoi parler Français ? Anglais c’est la finance Et même le grand chic dans une conférence… C’étaient des êtres sans visage Qui, pourtant, nous dévisageaient, Depuis un astre de passage Et qui, sur lui-même, tournait. Malgré l’absence de langage, L’on découvrit bientôt ce qui les intriguait : En long, en large, en diagonale, Nos campagnes électorales…
Il se prenait toujours pour quelqu’un d’important, Mais le sort déjoua toutes ses tentatives. Il termina sa vie active En important « coaching », on a manqué le coche, D’autant plus que ce mot, comme cochon, est moche.
Ce soir c’est « la purée de pois », Comme les Anglais en consomment ; De celle qui, dit-on parfois, Au-delà de cent ans, il est clair qu’en pratique, On n’offre d’intérêt que pour les statistiques.
Chez les moines Chartreux, tout est récupérable Pour ne pas envoyer, quoi que ce soit, au diable.
C’est vrai que tout le monde écrit Avec plus ou moins d’envergure ; Mais qu’importe, au fond, la pointure, Les descendants feront le tri.
Le mal est contagieux mais le bien ne l’est guère, Entrer en paix est dur, quand on se fait la guerre…
DISCOURS (presque) IMAGINAIRE « Mes chers compatriotes, Je vous ai bien compris : Vous attendez que je capote Et faites du mauvais esprit. Sachez qu’en perdant ma jugeotte J’ai conservé mon appétit. Mes chers compatriotes, Tous mes vœux les plus chers vous sont toujours acquis. »
On peut habiter « Niche », avec pour horizon, A défaut de la mer, le mur d’un pavillon…
Il faut bien vivre avec son temps, En ayant comme référence, Ce que l’Homme a pu faire avant, Question bêtises d’importance.
Le chic c’est d’aller à Pékin Pour montrer qu’on aime la Chine, Et qu’au prix de quelques combines, On y a le cœur sur la main.
Content quand d’une pierre il faisait ses deux coups ; Mais s’il n’en faisait qu’un, il était aux cent coups.
C’est une bien étrange affaire : L’homme n’a pas de prédateur Dont il ne puisse se défaire S’il l’a dans le collimateur. Mais à travers le microscope Il n’est pas rare qu’il achoppe, Malgré l’acuité du viseur…
Je ne suis qu’un joueur de mots, De mots de la langue française, Car j’ignore, il est vrai, l’anglaise Et la teutone tout autant. Je ne suis qu’un joueur de mots, Comme il est des joueurs de notes, Avec un crayon pour tout pote, Compagnon de tous les instants.
Quoi de moins naturel que deux gars attentifs A se serrer la main en fixant l’objectif : Un sourire plaqué sur un évènement, Que la photo s’emploie à rendre insignifiant.
Connaissez-vous les « oscillants » ? Ce sont ces hommes politiques Qui, pour une raison pratique, Se confient aux vents dominants.
Un champignon sorti de terre, En une nuit, comme il se doit, Tout ébloui par son exploit, S’étonnait d’être solitaire. Dans cette zone de sous-bois. Il en comprit tôt la raison : Pour s’être gorgé de poison, Il était devenu nuisible, Rangé dans les « pas comestibles. »
Quant la France « d’en haut » accumule les thunes, Celle « d’en bas » subit l’impôt sur l’infortune.
Jadis elle affirmait rendre tout explicite, De nos jours elle doit se contenter d’un rite.
Il neige et la route est glissante, Le ciel est un gros malappris : Il perturbe la vie errante De nos bagnoles hors de prix.
Il a souvent joué, face aux gouvernements, L’abbé Pierre… d’achoppement.
Quand on pourra vivre dehors, Toujours à poil, au pôle Nord, On peut imaginer la scène : Des vents de sable persistants Sur l’ensemble des continents Et la fin de l’espèce humaine. Comme nous ne serons plus là Pour accentuer les dégâts, La Terre reprendra sa mission souveraine…
Sûr que le poids des ans nous fait courber le dos. Allez donc, avec ça, faire le gigolo…
Elle n’avait, hélas, que seize de moyenne Quand ses frères atteignaient vingt ; Des notes qui donnaient, aux parents, la migraine Face aux cruautés du destin. Mais Monica, c’était son nom, Partit en flèche dans la vie. Laissant sur place les garçons Empêtrés dans leurs stratégies.
La sieste, semble-t-il, est le moyen durable De rendre, à peu de frais, la journée acceptable. D’où le besoin pressant d’engager la Sécu A couvrir l’insomnie au moment convenu.
De nos jours l’on s’embrasse à bouche que veux-tu ; Son tour affectueux, le baiser l’a perdu. Il serait bon pourtant qu’il se réhabilite Et laisse au jeu des mains les rapports hypocrites.
Le froid, la nuit, le manque d’air, C’est peut-être cela… l’Enfer…
Qu’est-ce que la publicité ? C’est le mensonge accrédité.
J’ai déjà toutes les médailles Excepté la Légion d’Honneur. Vous en décorez des canailles, Conférez-la moi par faveur, A titre de collectionneur…
Super-ego, c’est quoi ? C’est ça : SarkOGOzy NicOGOlas.
Alors que la Grande Bretagne Freine l’usage du français, Nous faisons bêtement campagne Pour une extension de l’anglais.
Comment peut-on faire un faux pas En évitant une vraie chute ? La canne paraît être là Pour nous épargner la culbute.
Il habite place des Vosges, Un quartier miteux de Paris, Lui, bien sûr, vous l’avez compris, C’est un vrai prolo qui déroge, Mais que défend les sans abri.
Certains propos sont dits ABSCONS, Mais c’est plutôt par politesse, Quand on pourrait, sans maladresse, En trois lettres donner le ton.
Comment pourrait-on se vanter D’une « conquête de l’Espace », Etant donné, que quoi qu’on fasse, On ne peut s’y mouvoir que fort emmailloté.
C’était un pauvre milliardaire Qui se plaignait de la vie chère Devant un riche sans abri Sous un pont routier de Paris.
Toute intervention militaire Est, par avance, un insuccès ; Mais depuis qu’il sévit sur Terre, L’Homme néglige cet aspect.
Ils avaient changé leur téléviseur, Pensant découvrir de nouvelles têtes : Ils se retrouvèrent tout bêtes Au vu des mêmes… en couleur.
Encore un mot anglais qu’il faut prononcer ING Et qui tient à la fois de la soue et du RING.
En voulant remplacer l’Homme par la machine, L’on fait en sorte que l’affection se débine : C’est la main du robot désormais qui câline Et, le cas échéant, arrache la tétine.
Voyez l’embouteillage : Une erreur d’aiguillage Source de pollution. Au-dessus des voitures Qui font piètre figure, L’oiseau dans ses évolutions.
Nous aimons les petits, pas n’importe lesquels, Ceux nés surtout des mammifères, Tant qu’ils restent petits, peuchère ! Et qu’on voudrait voir éternels…
Il faut toujours se souvenir Que pour vivre il faut se nourrir Et régulièrement s’adonner à la sieste. On peut, à la rigueur, oublier tout le reste, Mais c’est le minimum vital Pour ne pas être vu comme un original.
Peut-être, qu’humblement, ce recueil d’épigrammes, Va faire retrouver le chemin du sommeil A ceux qui vainement, confrontés à l’éveil, Recherchent le repos et du corps et de l’âme.
Date de création : 23/08/2008 * 20:51
Dernière modification : 01/09/2008 * 19:34
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