SANS FORMATION PARTICULIERE On ne naît pas présidentiable, On le devient : En servant de l’invraisemblable, Tremblez habitants des Maldives, La Terre se réchauffe et part à la dérive Et la mer monte son niveau : Un chaud qui fait froid dans le dos. On nous parle de pollution Qui nous gâche la vie en rose ; Mais, pour autant, l’aviation N’est, semble-t-il, pas mise en cause… Qu’est-ce que la philosophie… Pour certains, dont je suis, comme un passage à vide ; D’autant que, par l’effort, la pensée s’amenuise, A chaque faux réveil largement fait un bide. Evitez, bonnes gens, de vous montrer radins : Lorsque vous prenez l’air, laissez-en aux voisins. Avec son télescope il observe le ciel, Toujours le même point, pour lui c’est l’essentiel, Car il pense, dit-il, ainsi Se rapprocher de l’Infini. Elle s’est éclipsée un tout petit moment Pour réajuster sa toilette, Puis elle est revenue, un teint éblouissant, Rejouer les grandes coquettes. Ce ne sont pas nos négligences Qui perturberaient le climat Mais les fâcheuses flatulences De nos herbivores ingrats. Nos savants, avec conviction, Se penchent donc sur la question. Il est des forces centrifuges Et, tout autant, des centripètes, Mais n’y voyez nul subterfuge Pour camoufler des bruits qui fouettent. L’on parle, en général, de commerce équitable Quand, pour les deux parties, il devient profitable. Mais l’on pourrait aussi, tout naturellement, L’évoquer dans le jeu des rapports entre amants. Pauvre corbeau qui voit son nid Démoli par la bête humaine, Vu qu’il n’a toujours pas compris Que la bagnole est souveraine Et que ses déjections liquides Dénaturent un parc, même quand il est vide. Bienheureux le bébé qui dort dans sa poussette, Tandis que ses parents le roulent doucement. Rien de ce que l’on hait ne trotte dans sa tête, Il entre dans la vie, ainsi, béatement. L’argent est le moteur de toute corruption, Il corrompt les esprits avec application Et nul pays n’échappe à ce mal endémique Fût-il… mais n’allons pas faire de politique. Regardez un peu cette Europe, Hostile à toute identité, Qui bêtement se développe Sans aucune continuité. Pis, avec comme seul acquis La bénédiction des Yankees. Quand le « chauve sourit », c’est qu’il a renoncé SI PAR HASARD VOUS SAVIEZ… Oui mais, avant ? Oui mais, après ? Sont les questions que l’on pose. Hélas personne ne dispose De quelque « réponse-à-peu-près ». Pour se prouver combien il s’aime, Sarko met le cap sur lui-même. « L’homme de base », dans l’armée, N’est pas forcément le plus digne Mais celui qu’on met de corvée Sur lequel les autres s’alignent. Si l’on réduisait les déplacements, Aussi bien des gens que des marchandises, On viendrait à bout, sans inconvénient, De la pollution qui nous paralyse. On peut très bien tourner en rond En défendant son pré-carré. La pollution s’étend alors que l’eau s’épuise : Serait-ce un aperçu de … la Terre Promise ? Ils étaient cinq ou six gamins Qui faisaient vrombir leurs engins Pour l’unique plaisir de faire Autant de bruit que de poussière. Il faisait des efforts, parfois, pour être honnête, Mais quand le sort Lui donnait tort, Il redevenait malhonnête. Allez donc, comme une mésange, Vous percher en haut d’un sapin, Même avec de beaux escarpins, Vous ne pourrez donner le change : L’oiseau demeure surhumain. Lorsqu’on est grand patron, il faut que ça se sache, On quitte son emploi toujours avec panache ; Et, quand bien même eût-on saboté sa mission, Cela n’entache en rien la rémunération. Un poisson dit « pané », D’aspect géométrique, Devrait être appelé « mort-né » Ce qui ferait plus authentique. « Pierre qui roule n’amasse pas mousse » Un vieux proverbe de chez nous Qui, pour les élections, ne marche pas du tout : Ceux qui nous roulent se font mousser. On nous a parlé de rupture, Cela suppose évidemment Un lot de nouvelles figures Que l’on va nous sortir du rang ; Mais alors des vieilles montures Que va-t-on en faire à présent, Quand le Tiers Monde a son content ? Ils sont tous là, les ministrables, Impatients de passer à table, Craignant, au vu des couverts mis, Que le Maître les ait omis. Avec la puce électronique, L’Homme est constamment surveillé Autant dans son intimité Que dans ses actes politiques. Méfions-nous, par conséquent, De la concentration de ces renseignements Dans un ordinateur unique Au service exclusif d’un seul gouvernement, Fût-il étiqueté comme démocratique. Il traverse la ville à très grande vitesse, Quand nous sommes contraints par l’environnement. Sans nos formalités il peut changer d’adresse, Assuré de trouver toujours un logement. Pourquoi le Créateur, si tant est qu’il existe, N’a-t-il pas de l’OISEAU fait la tête de liste, Lui, qui sans support matériel, Pourrait gérer la Terre en sillonnant le Ciel ? Pourquoi donc adresser, c’est un travail ingrat, Les noms, sur bulletins, de tous les candidats, A chaque individu, compté comme électeur, Alors qu’un seul a sa faveur ? Ne vaudrait-il pas mieux demander à l’avance A chacun, simplement où va sa préférence ? Quand on se dit perplexe, « au fond »… Pour regarder la vie en face, Même en ajoutant le « tréfonds » On reste, encore, à la surface. Vous n’êtes pas du Cac 40 ? La Bourse a dû vous oublier. Essayez de gravir la pente, En haut c’est la loi du Marché Qui veille sur les opprimés… Qu’est-il de plus superficiel Que les règles du protocole, Toutes issues, pour l’essentiel, Quasiment de la même école… Automatismes codifiés Dont on ne peut que se méfier. « Hélas ! rien n’est plus comme avant »… Avant quoi ? Nul ne le précise. Mais le constat nous autorise A nous plaindre du temps présent. Le chanteur prétendait pouvoir faire « un tabac » Auquel le loi Evin ne l’autorisait pas. Ils attendent au téléphone Que le président, en personne, Les appelle pour un emploi ; De préférence un ministère, Un de ceux qui vous rémunère Correctement, comme il se doit… Convaincus que la compétence Relève de la sous-traitance, Ce qui n’entrave pas le choix. « Si l’on cherche l’on trouve » Ce n’est pas vrai dans tous les cas, Sauf à considérer que parfois l’on découvre Ce qu’hélas ! on ne cherchait pas. La notion d’Infini bloque l’entendement Et ramène à zéro tous nos raisonnements. La Chine prend appui sur tous les continents, Exportant sa main d’œuvre et demain ses savants. Que fait l’Afrique face à ça ? Elle attend, sans espoir, la fin de ses combats. Foin ! avaient-ils dit, du cumul des mandats, Mais comment résister à l’attrait des appâts ? Pourquoi parler de « Belle Epoque », Puisque l’on sait qu’il n’en est pas, Et que chacune a sur les bras Son lot de conflits équivoques ?... Avec profiteurs gros et gras Assis sur la « France d’en bas ». Supposons que l’on élimine Les problèmes du temps PRESENT ; Ils demeureraient, en sourdine, Les « à venir », encore ABSENTS. Il semblerait qu’on soit parti Pour cinq ans de SARKO, plus quelques-ans-de ZY. Si le parti n’a plus de voix, C’est qu’il s’est contenté, par choix, De s’égosiller dans le vide : Une arme blanche, une arme à feu, C’est toujours pour faire du … « Feu ». Dès lors qu’ils sont sortis de leur Ile de France, Certains se croient à l’étranger Et se sentent donc obligés De souligner leur différence ; Voire se distinguer du reste des Français, En usant, par chiqué, de quelques mots d’anglais. Lorsque l’on désire entreprendre Il est clair qu’il vaut mieux s’attendre Au pire aussi bien qu’au meilleur. D’aucuns, donc, préfèrent attendre, Bien avant même d’entreprendre, Que le pronostic soit meilleur. Il doit se sentir mal à l’aise En dépit de l’attrait du pèze Et la hauteur de son métier, Par temps d’orage,… le grutier.
Date de création : 28/09/2008 * 13:28
Dernière modification : 29/09/2008 * 19:09
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