Qu’autant qu’on fait du bruit. Vouloir se mettre dos à dos
Avec soi-même…. quel boulot !
En évoquant toutes ces ondes
Qui circulent de par le Monde
Et mettent nos vies en danger,
On se dit qu’on a de la chance,
Car nous allons pouvoir les tenir à distance
Grâce aux lois sur les étrangers…
Les grandes fortunes sont fières
De s’afficher par tous les temps,
Sous prétexte que la misère,
Sans pudeur, en fait tout autant.
Défendre, bien souvent, une cause conduit,
En tout bien tout honneur, à vanter un « produit »
Il est vrai qu’il est dur, en France,
Pour un immigré de Neuilly,
D’accéder à la Présidence
De notre malheureux pays.
Et, quand, aux yeux de tous, on est parti de rien,
Le mérite, en entier, bien sûr vous en revient.
FAIRE GAFFE A L’ORTHOGRAPHE
Lors d’adjudications on parle « moins-disant »
Pour indiquer celui qui va prendre l’affaire ;
En politique, hélas, il en est autrement :
Là, c’est le « plus-disant », qui s'efforce de plaire
Et promet, sans détour, d’être le « plus-faisant »,
Avec un T, cela s’entend.
Elle a gobé les œufs, la pie,
Les œufs couvés par la merlette.
« Oh ! la vilaine sale bête »
Des hommes-troncs, de la télé,
Se révèlent « géants » une fois déployés.
Lorsque j’entrouvre ma fenêtre,
Ca lui permet de respirer ;
Et comme pour me remercier,
Elle améliore mon bien-être.
On parle de « pouvoir d’achat »
Et jamais de « pouvoir de vente ».
Or tous les deux, pourtant, marchent d’un même pas,
Dans la montée…et la descente.
Un caneton lisait le « Canard Enchaîné » :
-Pourquoi des chaînes, c’est barbare ?
–Mère Cane lui dit : « Regarde bien, Bébé,
Elles sont au fond de la … Mare ».
Quel que soit l’impact d’un système,
On ne prend son temps qu’à soi-même.
Pourquoi parler de « pot de vin »
Quand la vigne n’est pas en cause ?
Alors qu’on peut fort bien jouer les aigrefins
En utilisant « l’eau de rose ».
Pourquoi faire un pas en avant
Suivi de deux pas en arrière,
Alors qu’on gagnerait du temps
A n’en faire qu’un… en arrière ?
Prendre le parti de quelqu’un
Surtout si c’est un bon parti,
Peut apparaître inopportun
Si l’on agit par parti pris.
Tout se traite à l’informatique,
Réduisant les contacts humains ;
Et l’amour le plus romantique
Emprunte le même chemin.
Il se pourrait, dans le long terme,
Que l’homme se limite à monnayer son sperme…
Le vent fait des efforts
Pour rassembler les feuilles mortes,
Mais les courants, en désaccord,
Se combattent en quelque sorte ;
A l’instar des jeux de boutiques
Dans les grands partis politiques.
Un quidam avait sept maîtresses,
Chacune était spécialisées
Non dans un style de caresses
Mais dans l’art, pour Monsieur, d’occuper ses journées ;
Et malgré le climat induit,
Il est mort avec son ennui.
Comment peut-on marcher au pas
Quand on trimbale mille pattes,
Alors qu’avec deux l’on constate
Que ça ne s’improvise pas ?
La société-écran c’est la bonne formule
Pour camoufler son bien amassé sans scrupule.
De plus les paradis fiscaux
Sont là pour accueillir, sans frein, vos capitaux.
Etant parvenue à ses fins :
Faim d’amour et de friandises,
Elle était devenue marquise,
Quasiment du soir au matin,
Devant un plateau de « bêtises ».
Pour que les gens aient « des papiers »,
On coupe sans cesse des arbres ;
Mais la perte de ces derniers
Laisse la police de marbre.
Il réside au Népal, presque entre Ciel et Terre
Et, suivant ce qu’il croit, entre les deux, il erre.
Faire une mise au point avec un T, ça va,
Mais le recours au G conduit au pugilat.
La Chine envahissait l’Europe, sans réplique ;
Le peuple voulait résister,
Mais il cherchait, en vain, les grands chefs politiques :
Hélas, ils avaient tous, déjà, les yeux bridés.
Le « droit de polluer » est au mieux dans la course,
A l’instar des parfums, il est coté en Bourse ;
Riche idée, ô combien, qui permet aux puissants
D’aider, sans trop d’efforts, les pays émergents.
Lorsqu’on n’a vraiment rien à dire,
Si ce n’est des banalités,
On s’empresse de les écrire,
De crainte de les oublier.
A voir toutes ces dictatures
Qui de part le Monde perdurent,
Dans les anciennes colonies,
On se dit que l’Europe, en somme,
N’a jamais su, mais c’est tout comme,
Elle est là la bonne nouvelle :
Dans un climat social quelque peu délabré,
Les ventes d’armes aux rebelles
Respectent l’essor du Marché.
Et la politique Bushiste
Qui fabrique du terroriste
Nous garantit les débouchés.
Quand le pétrole et l’eau seront mis aux arrêts,
Les marchands de pinard boiront du petit lait.
La politique de la mode
Impose tous les ans ses codes
Et le jeune, trop incertain,
Se fait moquer par les copains :
Car le sac à dos sur les fesses
Ne tolère aucune faiblesse.
Il plastronne, sans aucun doute,
Pour épater sa galerie,
Avec un brin d’acrimonie :
Le compagnonnage, il redoute.
Mais, du temps, il reste à l’écoute ;
Le soleil guide ses envies.
Tant qu’on est encore en « bas âge »
L’on peut employer sans dommage
L’expression « l’âge aidant » ;
Mais à partir d’un certain âge,
Ce n’est pas du tout convainquant.
Il refusait d’opter pour l’amour du prochain
Car il le limitait à son affreux voisin.
La vie étant le fruit d’un flot d’impondérables,
Avec un lot d’indésirables,
On s’entête souvent à faire des calculs
Quand on sait le résultat nul.
Le climat s’autorise à permuter les rôles
Et place l’hiver au printemps.
On peut, de prime abord, trouver cela fort drôle,
Mais, à la réflexion, c’est plutôt inquiétant…
Il existe, en haut lieu, des fonctions gratifiantes,
Qui peuvent n’exiger qu’un travail virtuel :
Certains Conseils parés de constitutionnel
Offrent à leurs élus des charges reposantes…
Et dont le rendement reste confidentiel.
Un demi-dieu, Sarko ? mais c’est inconcevable !
Puisqu’un entier, déjà, près de lui, fait minable.
AU REGIME
Bien qu’on l’appelle « mange-tout » Il reste, en fait, un petit poids.
C’était vachement écolo
De naître, au jour, dans une crèche,
Réchauffé par deux animaux,
Sans être vraiment dans la dêche…
Mais que reste-t-il ici-bas
De l’exemple venu d’en-haut ?
Des boutiques à bibelots
Il se trompait souvent d’adresse
Car sa mémoire avait des trous :
Alors qu’il partait pour la messe,
Il en revenait quasi soûl.
Dès lors que la matière grise
Incontestablement se grise
De son rôle particulier,
C’est la preuve que la bêtise,
Alors qu’elle n’est pas de mise,
Sait ne pas se faire oublier.
Quand l’Europe gaspille,
L’Afrique, elle, grappille.
De nos jours on n’a plus le sens du ridicule :
Mille morts, en Chine, c’est peu !
Au regard d’un bris de rotule
D’un héros-télé malchanceux.
Les grands pollueurs en ce Monde,
Et depuis que la Terre est ronde,
Sont, sans conteste, les volcans,
Incorrigibles délinquants,
Dédaigneux, et c’est là le hic,
De l’action des pouvoirs publics.
LA « CONSOM » EN CHANTANT
Pour ne pas être pris en traître
Par une pub désincarnée,
Mieux vaudrait revenir peut-être
A la réclame chantonnée ;
Vous vous rappelez sûrement :
« Bien le bonjour, M’sieur Lévithan »…
L’épigramme épurée et donc écologique,
Est celle qui s’inscrit, en clair, dans un distique.
« Le ridicule ne tue pas »,
Sinon imaginez l’hécatombe, ici-bas,
Parmi nos hommes politiques,
Soit-disant serviteurs de notre république.