C’est vrai que les très grandes villes Engendrent souvent des « bidons » : Des lieux de vie à l’abandon, A côté de quartiers tranquilles. On les appelle « Bidonvilles », Où seule la misère, en clair, n’est pas « bidon ». Sans vous monter le cou, veillez aux coups de vent, Vous aurez plus de mal avec les coups… derrière. C’est par écrans interposés Que nous réglons tous nos problèmes ; Nous voilà « virtualisés », C’est ce qui reste de nous-même. Et pour la convialité Le portable est tout indiqué. Je constate que ma mémoire Se fout de moi de temps en temps : Elle retient le dérisoire Et laisse filer l’important. L’alcool, lui, rougit la trogne, Le tabac noircit les poumons : Supprimons les deux, sans vergogne, Et nos couleurs nous reviendront… On propulse son lait par canalisation : En direct, l’usine à fromages. Sûr qu’on lui pompera, sous peu, ses déjections Pour éviter d’avoir à faire le ménage… Le vent souffle, mais souffle quoi ? Rien qui soulage la mémoire, Tout au plus le chaud et le froid Pour accentuer nos déboires. La vieillesse, il est vrai, fait des dégâts coûteux : Dégâts des os, bien sûr, mais aussi des gâteux. « Ne pourrait-on pas, petit frère, Cesser de se faire la guerre ? –Oui, répondit le jeune enfant, Mais cesse de faire le grand. » Lorsqu’on voit les hommes de « pieds » Faire appel aux hommes de main, On peut dire que leur métier Se détourne du droit chemin. Existe-t-il sur Terre, encore, un endroit sûr Où l’on puisse, à loisir, respirer de l’air pur ? Même l’Himalaya, montagne en majuscules, Reçoit abondamment d’ignobles particules. Entre deux phases de sommeil Se glisse une phase d’éveil Où l’activité se concentre. Mais quand le soleil est très haut, La sieste vient, fort à propos, Se positionner en plein centre. Un temps la Wallonie a dominé la Flandre, C’est plutôt l’inverse à présent. Mais ce qui demeure constant, C’est qu’ils n’ont jamais pu s’entendre. Cinq gros milliards qui disparaissent, Sans que l’on sache trop pourquoi, Comme une simple erreur de caisse Pour spécialiste maladroit… Ce sont les risques du métier Affirment d’aimables banquiers. Qu’est-ce que la spéculation ? L’art d’amasser les picaillons Sans avoir à fournir un travail efficace, de nos jours tout se vend et même les ordures Sur le marché napolitain La bourse et la mafia qui se donnent la main, Font en sorte que cela dure. Il se prenait les pieds constamment dans la tête : Afin de s’éviter des tas d’emmerdements, Lorsqu’il était contraint de mener une enquête, Il décrétait sitôt le coupable innocent. C’est un homme du nord, du nord de Bornéo, Sultan de son état, vivant incognito, Dans un squat que le temps a mis en « mille » pièces. Où le pétro-dollars mènent la vie en laisse. Le développement durable, Concerne, avant tout, l’armement ; Comme il n’est pas question de ralentissement, La durabilité est, ici, concevable. SE RENSEIGNER A LA SOURCE il est certain qu’un kamikaze Qui pense, avec la bonne occase, Gagner le ciel dans un fauteuil, Aurait intérêt, par avance, De s’informer, en l’occurrence, Des possibilités d’accueil. La production est polluante Et la consommation, aussi ; On peut penser qu’en « l’an quarante » On ne raisonnait pas ainsi. Comment voulez-vous que fonctionne Une station d’épuration Si vous lui réduisez son alimentation ? La boue, au lieu de fuir, sur le site ronronne. C’est ainsi que des gens, économes de l’eau, Ont vu augmenter leurs impôts. Si l’on avait mis tout l’argent Qu’on emploie à faire la guerre A dépanner les pauvres gens C’eût été l’excellente affaire… Las, depuis l’ancêtre dément, L’Homme craint les bons sentiments. Ils ânonnent en chœur les versets du coran, Comme nous l’avons fait avec nos évangiles ; A ceci près que leurs vigiles Sévicent de nos jours malencontreusement. ILS SE CANTONNENT AU CANTON Comment donc espérer ranimer le Sénat Que sa constitution maintient dans le coma… Point d’interrogation et point d’exclamation S’affrontent entre parenthèses. Seuls les trois points de suspension Peuvent mettre un terme au malaise. Deux formules, en politique, Sollicitent notre attention : « Se tenir au courant » est toujours bénéfique, « S’en tenir au courant » mérite réflexion. POUR SERVIR A QUELQUE CHOSE Entre l’ample surpoids des Nord-Américains Et la maigreur des Africains, L’O.N.U. sous le couvert de morale païenne, Devrait faire appliquer une honnête moyenne. On ne peut espérer suivre le droit chemin Quand les pieds, trébuchants, ont eux perdu la main. Psychologue-cuistot, dûment estampillé, Il préparait des plats avec des œufs « brouillés ». Depuis la nuit des temps, les hommes s’interrogent, Sans que personne ne déroge ; Avec le même résultat : Bien sûr qu’on est toujours en forme, Le problème, en fait, est… de quoi ? Comme les écarts sont énormes, On est contraint de faire un choix. Entre l’entraide et le piston, L’écart est, au fond, théorique. Disons que la première en appelle à l’éthique Ce que rejette le second. On vous monte le cou, il est bien entendu Qu’il devient un coup bas, surtout s’il est tordu. Pour signaler votre présence, Faites-le par un petit bruit De peur d’effaroucher autrui… Ajoutez plus ou moins, vous obtenez zéro : C’est l’image de votre ego. Pour un avocat pénaliste, Le boulot, dans le fond, consiste Moins à sauver un trafiquant Qu’à condamner un jugement. L’Académie, française, de chez nous, Recrute en C.D.I. pour colmater des trous : Quelques fauteuils vacants, et parmi les meilleurs, Attendent patiemment d’illustres postérieurs. Jouer avec les mots, plus qu’avec les idées, Rend le jeu, somme toute, assez peu traduisible : Tout en réduisant sa portée, Jadis on voyait dans les foires D’incontestables bateleurs ; De nos jours, c’est une autre histoire, Ils sont dans le téléviseur. Susciter, au hasard, un sourire amical Est un signe, à la fois, discret et convivial. On nous dit qu’il faut « faire vite ! » On peut se demander pourquoi… Rien, en fait, ne le nécessite : Le temps passe… comme autrefois. Mon premier est un « con », mon second est « primé » : Difficile que ça fonctionne… Et pourtant c’est sur cette donne Que sont bâtis des pans de notre société… u que dépenser on ne peut, On va peu à peu vers le peu ; Sauf tout en haut, bien entendu, Où l’on cultive le surplus. L’armement, lui, n’est pas en crise, C’est un point qu’il faut retenir. Si le Monde ne peut se sortir de la mouise, Il sait comment s’anéantir. –Les courants sont toujours dans l’air… -Vous avez dit, les courants d’air ? Pourvu que l’on parle de lui, En bien, en mal, tout est admis : Une giffle a plus de valeur Qu’un silence réprobateur. où planquer tout mon fric, s’interrogeait Totor, Avec tous ces pignoufs qui zieutent mes pépettes ? Il les mit dans un pot et l’enterra dehors Avec un ex-voto : « A ma chère Minette ». Le réchauffement climatique N’entraîne nullement, on le regrette en vain, Un équivalent sympathique Dans les rapports humains. Il spéculait, tout feu, tout flamme, Conscient de gruger les petits. Le seul service qu’il rendit, Fut celui de rendre son âme. Il se disait CROISE, non derrière un drapeau, Mais plus modestement pour son amour des mots. C’est bien grâce au menu, dopé par le dollar, Que l’anglais, de nos jours, peut se faire du lard. Quand les journaux sont en vacances Et les journalistes… itou, L’actu, consciente des carences, S’abstient de faire des remous : Et surtout n’allez pas confondre L’actionnaire et l’homme d’action : Le premier peut gagner, en un seul roupillon, Ce que l’autre mettra beaucoup de temps à pondre. La Terre gronde sous nos pas Et le ciel, là-haut, est bien bas : Les temps sont durs, c’est évident, Mais rien de neuf depuis Adam.
Date de création : 18/02/2009 * 13:47
Dernière modification : 23/02/2009 * 18:47
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