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SENAT-UREL J’ignorais sottement, jugez de la bévue, Que nombre de nos sénateurs Accomplissaient avec bonheur Des missions outre-mer, souvent en flux tendu. Bien que tous frais payés et dans un grand confort, Vu l’âge des élus, saluons leurs efforts. Dernières nouvelles fiables : Nul besoin de boire, par jour, Les deux litres d’eau que toujours D’aucuns jugeaient indispensables. Vu le manque qui se profile, La découverte tombe pile. Quelques milliards de gens sont des irréguliers, Vu qu’ils n’ont pas eu droit à d’honnêtes papiers. Il faut souvent une menace Pour que les chefs se décarcassent, Sinon ils restent calfeutrés Dans leurs petits cercles dorés. Comme il n’avait qu’un « pied-à-terre » Il disait qu’il n’était qu’à moitié propriétaire. Pousser les gens à CON SOMMER, C’est bien les SOMMER d’être CONS. Plutôt que d’amplifier les transports en commun, C’est moins se déplacer qui serait opportun. Il voulait taquiner les muses, Mais ce ne sont pas des poissons : Si le ver(s) à la ligne abuse, Elles ne mordent pas, d’emblée, à l’hameçon. Le garçon était bon enfant, Dans l’armée il fondait en larmes : Quand on hurlait « Présentez armes ! » Il les tendait à l’adjudant. Le cumul des mandats n’est pas toujours possible ; Sénateur-maire sont bien souvent compatibles : Si le second est un boulot Le premier est de tout repos. La faim menace un milliard d’hommes, Mais les Bourses tiennent le coup, Ce qui se révèle, après tout, D’une honnête moyenne, en somme. On se laisse prendre à des leurres, Quelquefois même on en convient : Pourquoi va-t-on chercher midi à quatorze, Alors qu’elles n’y sont pour rien ? Le chiffre, de nos jours, est la valeur suprême Qui ramène la lettre au niveau du poème. «A nous deux, dit la pub, au client potentiel, Regarde ce produit, C’est le septième ciel ! » Une année appelée « lumière », Mesure, en fait, à sa manière, Une distance… en petit pas ; Et non, comme on pourrait le croire, Une référence à la gloire De nos super-hommes d’état. Il n’allait jamais droit, enclin à picoler, Et disait, hoquetant, c’est la loi du MARCHER. A L’ECHELLE DE LA PLANETE Si l’on portait remède à tous les gaspillages Qu’engendrent nos activités, Notre taux de félicité Ferait un bond dans les sondages. Bien que faisant du sport à fond, Il n’était qu’un coureur de « fonds ». Il est clair que les particules Ne jouent, le plus souvent, qu’un rôle de virgule, Vu que leur authenticité Relève, en général, de la loi du Marché. « SUIVANT QUE VOUS SEREZ… » Il est deux poids et deux mesures Dans le règlement des conflits. Pour l’un ça ne fait pas un pli, Pour l’autre on y vient… à l’usure. Comme l’on est toujours le voisin de quelqu’un Mieux vaut, dans les rapports, mettre un peu d’huile vierge. Ca ne dispense pas de juger opportun D’aller, de temps en temps, faire brûler un cierge. Si la « force prime le droit », La faiblesse opprime le gauche. Il faut bien convenir que nombre d’innocents Meurent exécutés au nom de la Justice ; Et les Etats-Unis n’affichent pas d’indice Qui montre quelque effort dans leur comportement. BANCO ! Des paradis fiscaux règnent à notre porte Et d’angoisse n’ont point, car tous fort bien se portent. Au lieu d’épurer l’air, fondement de la vie, C’est dans notre estomac qu’on cherche l’énergie. Entre deux courses ridicules : Formule 1 et course en sac, Celle aux honneurs est aussi nulle, Malgré le gibus et le frac. Il n’avait qu’un désir qui lui tenait à cœur : Etre enfin décoré de la Légion d’Honneur. Comme il n’avait jamais rien fait de remarquable, Il obtint le ruban comme « irrécupérable. » Un résident de l’Elysée Se vantait d’une riche idée : Une antenne parabolique Pour un accès direct au Dieu des catholiques. Mais l’affaire ne put se faire Faute de techniciens… sur Terre Tous les grands conquérants furent des massacreurs, L’Histoire le rappelle à tout bon entendeur. Face à son mâle goguenard Que fait la femelle canard ? Les droits de l’homme, il faut comprendre Que pour certains gouvernements Cela veux dire simplement Que l’on peut acheter ou vendre Quoi que ce soit fort librement. Maître escargot est un vrai sage : Il se déplace lentement En emportant dans ses bagages Le minimum d’appartement. Quin de l’Union Européenne ? Des experts par milliers Qui fort mal se comprennent, Et montent des dossiers… Lesquels n’ont d’autres perspectives Que d’aller garnir des archives. La météo clamais, experte : « Le temps devrait s’améliorer, Vous pourrez donc pique-niquer, Dans la salle à manger, La fenêtre entr’ouverte. » On peut voyager à son aise, Sans avion, bagnole ou bateau, Avec du texte et des photos, Assis, chez soi sur une chaise… Qui de plus, peut être allongée Suivant l’heure de la journée. Quand on parle du « Tout Paris », On ignore le populaire ; C’est au niveau des hautes sphères Que s’effectue un dernier tri, Parmi les bobos amortis. L’ELU DE L’ELYSEE Jadis les souverains faisaient appel au FOU, De nos jours, notre roi, à lui seul, lui, fait tout. LES INGENIEUX DE L’ARMEMENT Comment peut-on passer toute sa vie active A créer des engins de destruction massive, Pour les mettre sur le Marché Nantis d’une publicité… Je crois en Dieu, dit l’un, je n’y crois pas, dit l’autre. Mais entre les deux, rien : rites et patenôtres, Produits de l’imagination. De notre humaine condition. Les pauvres étant très nombreux Peuvent se soutenir entre eux, Alors que les riches, ma chère, Sont isolés dans leur misère… Il était seul sur son chemin A travailler le parchemin Qui lui tenait lieu d’écritoire, Quand un moineau vint s’égayer A quelques pas de ses souliers… Et le mot qu’il cherchait jaillit de sa mémoire. Ils sont réunis pour détruire ensemble En se référant aux aïeux ; Alors qu’ils pourraient, pourtant, il nous semble, Vivre côte à cote en ouvrant les yeux. Entre la viande « halal » et la même « cachère », Le pauvre agneau ne fait aucune différence… Quand le porc apprécie, et pour cause, l’offense Qu’il fait d’emblée à leurs « mystères ». Vous vous souvenez, La Fontaine Et son loup devenu berger ? De nos jours, ce dernier, aurait pris moins de peine, On survit dans l’artificiel, Agrémenté de virtuel. Sur les bords du golfe Persique, Quand le soleil frappe très fort, Et que l’habitant perd le nord, Le ski devient le sport le plus écologique. Il avait pensé, sur le tard, Prendre sa retraite au Qatar : Un appel du désert, en somme. Il avait omis qu’à Doha, Avec la clim’ de haut en bas, Si vraiment on ne s’y fait pas, Mieux vaut le taire, pour sa pomme. Pour traverser la vie, au fond, sans trop de casse, Il faudrait le soutien d’un sérieux mot de passe. QUAND ELLE SAIT ÊTRE EFFICACE Supposons qu’un O.V.NI.de taille astronomique, Attiré par l’éclat des partis politiques, S’en vienne, un jour, incontinent, Perturber le ron-ron de nos cinq continents : Sûr que l’Europe-Unie aurait pour réaction D’étaler au grand jour force réprobation. L’eau c’est comme l’argent, notre tarte à la crème ; C’est sa répartition qui pose un vrai problème. Avec « technicien de surface », Balayer devient un bonheur ; Alors même qu’ « agent », le mot, quoi que l’on fasse, Ne peut dissimuler une certaine aigreur… De nos jours, le chef nous estime Non point dans un élan du cœur, Mais après une traque intime De nos potentielles erreurs. Parler de pays « émergents » Implique que les braves gens Des pays « émergés » révisent leur croissance ; Mais cela n’est prévu que dans les conférences. QUAND LES SAISONS NE SE FONT PAS Comme je lui disais qu’il pourrait faire froid, Il se mit à trembler, sitôt, de tous ses membres : On était à peine en septembre Et ne comprenait pas pourquoi. Et soudain il eut un éclair : C’est qu’il n’avait pas pu le faire cet hiver.
Date de création : 11/03/2009 * 11:32
Dernière modification : 12/03/2009 * 17:57
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