Les épigrammes de Léo
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A lire directement - 25 - Vingt cinquième Volume


 
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VINGT CINQUIEME VOLUME

 

LE PREMIER EN TÊTE
 
Pour faire un peu ministre, au pays de Voltaire,
Il faut d’abord parler anglais ;
Notre langue leur sert pour quelques à-peu-près
Et pour les injures grossières.

 

QUI SAIT SI…
 
Il est des gens, toujours ou presque, en mouvement,
Peut-être n’est-ce là que la cause du vent…

 

 EMPLOI
 
Pour peu qu’on lui parlât d’égalité des chances,
Ce n’était qu’au LOTO qu’il faisait référence.

 

SANS APPORTER SES ŒUFS
 
On l’appelait COUCOUC, c’était un parasite,
Il s’installait chez vous à la moindre visite.

 

APPRECIATION
 
On peut se poser la question,
Sans trop se faire d’illusion :
Vaut-il mieux être, au pif, « bien vu »,
Ou, simplement, « bien entendu » ?

 

CONJUGAISON
 
Les élites zélotes
Font le jeu du Pouvoir :
LUI porte la culotte,
Elles les encensoirs.

 

TOUJOURS EN TÊTE
 
L’euro n’étant, au fond, qu’un E au dos voûté
Et sur l’estomac, une barre,
On comprend qu’à se voir aussi mal fagoté,
De jouer les champions, il en ait un peu marre.

 

A L’UNANIMITE
 
Au G8 les chefs font bombance
Pour stimuler leur compétence
Dans l’émission de vœux pieux
Acceptables par tous les dieux.

 

ENVOYES SPECIAUX
 
Ils viennent de Paris, découvrir l’Hexagone…
Ses esprits attardés, ses étranges personnes.

 

TOUT BOUGE
 
Se vouloir grand expert sur un point très précis,
C’est risquer, forcément, d’être un jour démenti.

 

VENT ARRIERE
 
Quand on pense que les nuages
Sont soumis au rythme des vents
Alors que rien, assurément,
Ne les prédispose aux voyages…
Et pour l’Homme il en est ainsi,
 Car c’est bien le vent de l’Histoire
Qui régente tous ses déboires
Sans lui demander son avis.

 

SOUVENT
 
Les efforts que l’on fait pour faire des efforts
Effacent les effets de ces mêmes efforts.

 

AUTO-CLAVE
 
Dans les bouchons la vie existe,
 Même s’il faut tuer le temps :
Les moteurs tournent lentement
Mais ne peuvent quitter la piste.
Degré maxi pollution
Avec parfois l’appui de la télévision.

 

VOCATION
 
Jeune, il ambitionnait de faire des « exploits »
C’est ainsi qu’il devint un huissier de plein droit.

 

 LES EGOÏSTES
 
 Ils n’exportent plus, ils consomment,
Les Chinois comme les Indiens ;
Sans voir qu’à manger tout leur bien,
 Ils vont nous affamer, en somme.

 

MAUVAIS CALCUL
 
 « Travailler plus pour gagner plus »,
Pour qui dort sous un abri-bus,
C’est un programme de rapace ;
D’autant qu’avec les ASSEDIC
 L’on peut déjà claquer son fric
Dans les salons des grands palaces.

 

 EXEMPLE A SUIVRE
 
Lorsque l’on sait que la Belgique
Peut fort bien se passer de tout gouvernement
On ne peut qu’admirer le bon fonctionnement
De l’Administration Publique.

 

EXERCICE GRATUIT
 
Comment ne pas s’interroger :
Un avant… un après, l’ensemble sans limite...
Un temps l’esprit va voyager
Mais comme il ne voit rien, il se fatigue vite,
Conscient de s’être fait piéger.

 

POUR DEMAIN…
 
Des gens en pièces détachées
Avec des couleurs panachées :
 De quoi perturber les racistes
 Et rassurer les socialistes.

 

 L’AZUR DE LA CÔTE
 
Par un simple jeu de paillettes,
On parvient à masquer le vide :
C’est ainsi que vit la Croisette
Qui s’emploie à planquer ses rides…

 

TRADITION OBLIGE
 
Un authentique Etats-Unien
Met le COLT au-dessus de tous les autres biens.

 

 LA QUÊTE D’ABSOLU
 
 Lorsque l’on n’a rien sous la main,
On peut rechercher sous le pied ;
Le résultat n’est pas certain…
On aura, du moins, essayé.

 

GENIE-GÊNANT
 
A quoi bon qu’on se décarcasse
Si ce que l’on écrit-aussitôt relu-lasse…

 

ÊTRE POUR AVOIR
 
Pour avoir le goût du pouvoir,
Nul besoin d’un très grand savoir :
Il suffit d’aimer les dorures
Et les intrigues sur mesure.

 

APERCU
 
La chine, c’est le paradis,
C’est la presse qui nous le dit,
Pour les invités de passage.
Pour les natifs, les plus nombreux,
Assimilés aux culs-terreux,
Rien ne va plus, dans les villages.

 

 PAUVRE TERRE !
 
 Le tourisme intensif est une catastrophe,
Mais bien plus pour les sols que pour les philosophes.

 

 P.etit D.irigeant G.rassouillet
 
 Pour se donner un air bravache,
Il bombait sa bedaine et frisait sa moustache ;
Comme c’étaient ses seuls atouts,
Il perdait la face à tout coup.

 

EN PROMO
 
Tous les grands chefs, une kyrielle,
S’affichaient sous la pub :  « Les huiles essentielles ».

 

A PROSCRIRE
 
Quand religion et politique
Dirigent la même boutique,
C’est la catastrophe annoncée :
 La mise au pas de la pensée.

 

EGO A GOGO
 
Dès qu’il voyait de loin un appareil photo,
Il prenait la pose aussitôt ;
Si bien qu’il trouvait anormal
 De ne pas, tous les jours, être dans le journal.

 

MOI, J’AI…
 
Ils arrivent tous, les émirs,
 Lestés de leurs pétro-dollars,
Prêts à se rentrer dans le lard
Dans la course aux produits qu’il convient d’acquérir
Pour pouvoir narguer à plaisir.

 

APRES TOUT…
 
 L’étiquette BIO, de nos jours, ça rapporte ;
Alors pourquoi ne pas en orner notre porte…

 

SANS BAVURE
 
Le snob est un produit en phase avec son temps
Qui s’emploie à singer les gus dits « importants ».

 

AU BOUT DE…
 
Quand on passe du rire aux larmes,
C’est que la peine nous désarme.

 

PREVISIONS IMPREVUES
 
 Si le conditionnel n’avait pas existé
C’est notre METEO qui l’aurait inventé.

 

 LA FORCE DE L’HABITUDE
 
 Il fait toujours les mêmes gestes
Pour les satisfaire en entier ;
Aucun ne voulant être en reste,
Il est devenu routinier.

 

LECON D’HUMILITE
 
Quand on pense que les racines,
Modestement font leur cuisine
Et dans l’obscurité mitonnent tous leurs plats
Pour les offrir au Ciel dans un sublime éclat,
On ne peut qu’en rester baba.

 

MENACES SUR LE PATRIMOINE
 
 Les chansons en langue française
 Ont disparu depuis longtemps :
Elles sont devenues anglaises,
Sous forme de bruits excitants.

 

BROUILLARD
 
Lorsqu’on parle de l’Univers,
 Il ne s’agit que du visible ;
Car l’autre, l’infini, l’obscur, l’inaccessible,
 L’évoquer se résume à des propos en l’air.

 

OLIGARCHIE
 
Si l’on veut s’enrichir au vieux pays des tsars,
Il convient d’appliquer les règles du « rouble-art ».

 

L’EXCITE
 
Comme il avait pour ambition
D’aller toujours plus loin et de plus en plus vite,
 Il se trouvait souvent à dépasser le site
 Prévu comme destination.

 

POUR L’AMOUR DU FRIC
 
Le snobisme des uns, la lâcheté des autres,
Font que la langue anglaise élimine la nôtre.

 

LA REPUBLIQUE EN DANGER
 
On parle de démocratie
Alors qu’on est en monarchie
Et que le prince qui nous mène
Pour cet idiot de Bush a les yeux de Chimène.

 

 DEPUIS L’ANTIQUITE…
 
Il faut conserver en mémoire
Que tout au long de notre Histoire
L’Homme, hélas, a beaucoup détruit
Ce qui, pour perdurer, avait été construit.

 

 LA BAFFE DE LA GAFFE
 
« Chassez le naturel, il revient au galop » ( La Font’)
Ecartez Nicolas, vous retrouvez Sarko.

 

CA CHAUFFE !
 
 La chasse au BOSON est ouverte,
Grâce au super collisionneur.
Mais si l’on connaît le chasseur,
Pour la proie, on n’est qu’en alerte.

 

TOUS EXPERTS
 
 On n’a pas le désir de vivre dans l’Espace,
Par peur de « manque d’air » ;
D’autant plus qu’ici-bas, nos chefs nous font la grâce
De nous mettre à couvert.

 

CA GAZE POUR LE PRETROLE
 
On « colonise », c’est certain,
Tout comme on le faisait naguère.
Mais vu qu’on est à court sur Terre,
On « exploite » les fonds marins.

 

RELATIVE
 
Pour l’Allemagne Fédérale,
Munich c’est déjà le Midi ;
Pour ceux qui n’y pigent que dalle,
A défaut de soleil, une carte le dit.

 

CONVENONS-EN
 
Il arrive que l’on se dise :
" Ah ! Si seulement j’avais su…" 
Or le fait d’être prévenu
 Réduit assez peu les bêtises.

 

HONNÊTE SPECULATEUR
 
Il camouflait son argent sale
Dans les coffres blindés d’une salle de « BIENS »
Une banque très cordiale
D’un paradis fiscal de l’océan Indien.

 

LE MARCHE A MARCHE FORCEE
 
 Il faut bien avoir a l’esprit
Que jamais les Etats-Unis
Ne subordonneront les jeux économiques
Aux principes démocratiques.

 

DU VENT …
 
Un hommage rendu par un chef politique…
Et la sincérité fait place au cosmétique.

 

SERVICE APRES VANT… ARDISE
 
 Devenez le copain du grand chef de l’Etat
Vous vous éviterez, ainsi, bien des tracas :
Si le tout-à-l’égout vous cause des ennuis,
L’Elysée intervient dans le moment qui suit.

 

POUVOIR D’ACHAT EN HAUSSE
 
Entre privilégiés on s’arrange toujours :
Prenez les sénateurs, leurs comptes sont à jour,
D’autant mieux que leur Président
Gère les biens communs sans contrôle obsédant.

 

PLAN EAU-SEC
 
 Le problème de l’eau, à des degrés divers,
Est à l’ordre du jour l’été comme l’hiver ;
 Mais c’est plus ou moins qu’il dérange :
Par exemple au temps des vendanges…

 

PAUVRE BOUGRE
 
 L’homme était sans cesse à l’affût,
Disait-il, d’une bonne occase,
Mais il en revenait à tous les coups déçu.
 Et quand il claironnait : "Ca gaze ! "
 Hélas ! c’est qu’il avait trop bu.

 

ENIGMATIQUE ENIGME
 
Disons qu’il est certain que nos incertitudes
Croissent avec le temps et l’ampleur des études.

 

PANIQUE
 
Lorsqu’on voit les marées humaines
En quelque pays que ce soit,
Insensibles à toute loi,
On mesure, non sans effroi,
Combien notre existence est vaine…

 

LEGATAIRES UNIVERSELS
 
On pollue ostensiblement
L’ensemble de notre planète
Et l’on charge nos descendants,
Pour la désinfecter, de trouver la recette.

 

COMMENT SAVOIR ?
 
On connaît, c’est souvent notoire,
 Les lieux que l’on dit MAL famés ;
Pour les BIEN, c’est aléatoire,
L’on peut rarement confirmer.

 

DEVINEZ QUI ?
 
Il est imbu de sa personne
Et comme personne avant lui ;
Toujours présent sans qu’on le sonne,
Fanfaron le jour et la nuit.

 

MA COIFFEUSE
 
lle m’a dit : « Vous allez bien ? » 
J’ai répondu, mine de rien,
 Pour clore aussitôt le débat :
«  Il y a Léo… et les bas ».

 

«  VILLA SANS SOUCI »
 
Il est un coin, en plein Paris,
Où les riches sont réunis,
Où les pauvres font les ménages.
Havre de paix en continu
Quand les manants ont disparu…
Et leur sillage.

 

UNE VIE AZUREE
 
Ils ont vraiment bien de la chance,
Les oiseaux,
De pouvoir ignorer les lois de la Finance…
De très haut.

 

QU’IL EST…
 
Quand la Bourse perd les pédales,
Que la Banque y pige que dalle,
C’est le spéculateur-pigeon
Qui se retrouve comme un con…

 

COMPTES (trop) COURANTS
 
Ce n’est pas le manque d’argent
Qui génère les grandes crises,
Mais plutôt ses déplacements
Complices de quelques méprises.


Date de création : 15/04/2009 * 11:27
Dernière modification : 15/04/2009 * 14:27
Catégorie : A lire directement
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