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Pour faire un peu ministre, au pays de Voltaire, Il faut d’abord parler anglais ; Notre langue leur sert pour quelques à-peu-près Et pour les injures grossières. Il est des gens, toujours ou presque, en mouvement, Peut-être n’est-ce là que la cause du vent… Pour peu qu’on lui parlât d’égalité des chances, Ce n’était qu’au LOTO qu’il faisait référence. On l’appelait COUCOUC, c’était un parasite, Il s’installait chez vous à la moindre visite. On peut se poser la question, Sans trop se faire d’illusion : Vaut-il mieux être, au pif, « bien vu », Ou, simplement, « bien entendu » ? Les élites zélotes Font le jeu du Pouvoir : LUI porte la culotte, L’euro n’étant, au fond, qu’un E au dos voûté Et sur l’estomac, une barre, On comprend qu’à se voir aussi mal fagoté, De jouer les champions, il en ait un peu marre. Au G8 les chefs font bombance Pour stimuler leur compétence Dans l’émission de vœux pieux Acceptables par tous les dieux. Ils viennent de Paris, découvrir l’Hexagone… Ses esprits attardés, ses étranges personnes. Se vouloir grand expert sur un point très précis, C’est risquer, forcément, d’être un jour démenti. Quand on pense que les nuages Sont soumis au rythme des vents Alors que rien, assurément, Ne les prédispose aux voyages… Et pour l’Homme il en est ainsi, Car c’est bien le vent de l’Histoire Qui régente tous ses déboires Sans lui demander son avis. Les efforts que l’on fait pour faire des efforts Effacent les effets de ces mêmes efforts. Dans les bouchons la vie existe, Même s’il faut tuer le temps : Les moteurs tournent lentement Mais ne peuvent quitter la piste. Degré maxi pollution Avec parfois l’appui de la télévision. Jeune, il ambitionnait de faire des « exploits » C’est ainsi qu’il devint un huissier de plein droit. Ils n’exportent plus, ils consomment, Les Chinois comme les Indiens ; Sans voir qu’à manger tout leur bien, Ils vont nous affamer, en somme. « Travailler plus pour gagner plus », Pour qui dort sous un abri-bus, C’est un programme de rapace ; D’autant qu’avec les ASSEDIC L’on peut déjà claquer son fric Dans les salons des grands palaces. Lorsque l’on sait que la Belgique Peut fort bien se passer de tout gouvernement On ne peut qu’admirer le bon fonctionnement De l’Administration Publique. Comment ne pas s’interroger : Un avant… un après, l’ensemble sans limite... Un temps l’esprit va voyager Mais comme il ne voit rien, il se fatigue vite, Conscient de s’être fait piéger. Des gens en pièces détachées Avec des couleurs panachées : De quoi perturber les racistes Et rassurer les socialistes. Par un simple jeu de paillettes, On parvient à masquer le vide : C’est ainsi que vit la Croisette Qui s’emploie à planquer ses rides… Un authentique Etats-Unien Met le COLT au-dessus de tous les autres biens. Lorsque l’on n’a rien sous la main, On peut rechercher sous le pied ; Le résultat n’est pas certain… On aura, du moins, essayé. A quoi bon qu’on se décarcasse Si ce que l’on écrit-aussitôt relu-lasse… Pour avoir le goût du pouvoir, Nul besoin d’un très grand savoir : Il suffit d’aimer les dorures Et les intrigues sur mesure. La chine, c’est le paradis, C’est la presse qui nous le dit, Pour les invités de passage. Pour les natifs, les plus nombreux, Assimilés aux culs-terreux, Rien ne va plus, dans les villages. Le tourisme intensif est une catastrophe, Mais bien plus pour les sols que pour les philosophes. P.etit D.irigeant G.rassouillet Pour se donner un air bravache, Il bombait sa bedaine et frisait sa moustache ; Comme c’étaient ses seuls atouts, Il perdait la face à tout coup. Tous les grands chefs, une kyrielle, S’affichaient sous la pub : « Les huiles essentielles ». Quand religion et politique Dirigent la même boutique, C’est la catastrophe annoncée : La mise au pas de la pensée. Dès qu’il voyait de loin un appareil photo, Il prenait la pose aussitôt ; Si bien qu’il trouvait anormal De ne pas, tous les jours, être dans le journal. Ils arrivent tous, les émirs, Lestés de leurs pétro-dollars, Prêts à se rentrer dans le lard Dans la course aux produits qu’il convient d’acquérir Pour pouvoir narguer à plaisir. L’étiquette BIO, de nos jours, ça rapporte ; Alors pourquoi ne pas en orner notre porte… Le snob est un produit en phase avec son temps Qui s’emploie à singer les gus dits « importants ». Quand on passe du rire aux larmes, C’est que la peine nous désarme. Si le conditionnel n’avait pas existé C’est notre METEO qui l’aurait inventé. Il fait toujours les mêmes gestes Pour les satisfaire en entier ; Aucun ne voulant être en reste, Quand on pense que les racines, Modestement font leur cuisine Et dans l’obscurité mitonnent tous leurs plats Pour les offrir au Ciel dans un sublime éclat, On ne peut qu’en rester baba. MENACES SUR LE PATRIMOINE Les chansons en langue française Ont disparu depuis longtemps : Elles sont devenues anglaises, Sous forme de bruits excitants. Lorsqu’on parle de l’Univers, Il ne s’agit que du visible ; Car l’autre, l’infini, l’obscur, l’inaccessible, L’évoquer se résume à des propos en l’air. Si l’on veut s’enrichir au vieux pays des tsars, Il convient d’appliquer les règles du « rouble-art ». Comme il avait pour ambition D’aller toujours plus loin et de plus en plus vite, Il se trouvait souvent à dépasser le site Le snobisme des uns, la lâcheté des autres, Font que la langue anglaise élimine la nôtre. On parle de démocratie Alors qu’on est en monarchie Et que le prince qui nous mène Pour cet idiot de Bush a les yeux de Chimène. Il faut conserver en mémoire Que tout au long de notre Histoire L’Homme, hélas, a beaucoup détruit Ce qui, pour perdurer, avait été construit. « Chassez le naturel, il revient au galop » ( La Font’) Ecartez Nicolas, vous retrouvez Sarko. La chasse au BOSON est ouverte, Grâce au super collisionneur. Mais si l’on connaît le chasseur, Pour la proie, on n’est qu’en alerte. On n’a pas le désir de vivre dans l’Espace, Par peur de « manque d’air » ; D’autant plus qu’ici-bas, nos chefs nous font la grâce De nous mettre à couvert. On « colonise », c’est certain, Tout comme on le faisait naguère. Mais vu qu’on est à court sur Terre, On « exploite » les fonds marins. Pour l’Allemagne Fédérale, Munich c’est déjà le Midi ; Pour ceux qui n’y pigent que dalle, A défaut de soleil, une carte le dit. Il arrive que l’on se dise : " Ah ! Si seulement j’avais su…" Or le fait d’être prévenu Réduit assez peu les bêtises. Il camouflait son argent sale Dans les coffres blindés d’une salle de « BIENS » Une banque très cordiale D’un paradis fiscal de l’océan Indien. LE MARCHE A MARCHE FORCEE Il faut bien avoir a l’esprit Que jamais les Etats-Unis Ne subordonneront les jeux économiques Aux principes démocratiques. Un hommage rendu par un chef politique… Et la sincérité fait place au cosmétique. SERVICE APRES VANT… ARDISE Devenez le copain du grand chef de l’Etat Vous vous éviterez, ainsi, bien des tracas : Si le tout-à-l’égout vous cause des ennuis, L’Elysée intervient dans le moment qui suit. POUVOIR D’ACHAT EN HAUSSE Entre privilégiés on s’arrange toujours : Prenez les sénateurs, leurs comptes sont à jour, D’autant mieux que leur Président Gère les biens communs sans contrôle obsédant. Le problème de l’eau, à des degrés divers, Est à l’ordre du jour l’été comme l’hiver ; Mais c’est plus ou moins qu’il dérange : Par exemple au temps des vendanges… L’homme était sans cesse à l’affût, Disait-il, d’une bonne occase, Mais il en revenait à tous les coups déçu. Et quand il claironnait : "Ca gaze ! " Hélas ! c’est qu’il avait trop bu. Disons qu’il est certain que nos incertitudes Croissent avec le temps et l’ampleur des études. Lorsqu’on voit les marées humaines En quelque pays que ce soit, Insensibles à toute loi, On mesure, non sans effroi, Combien notre existence est vaine… On pollue ostensiblement L’ensemble de notre planète Et l’on charge nos descendants, Pour la désinfecter, de trouver la recette. On connaît, c’est souvent notoire, Les lieux que l’on dit MAL famés ; Pour les BIEN, c’est aléatoire, L’on peut rarement confirmer. Il est imbu de sa personne Et comme personne avant lui ; Toujours présent sans qu’on le sonne, Fanfaron le jour et la nuit. lle m’a dit : « Vous allez bien ? » J’ai répondu, mine de rien, Pour clore aussitôt le débat : « Il y a Léo… et les bas ». Il est un coin, en plein Paris, Où les riches sont réunis, Où les pauvres font les ménages. Havre de paix en continu Quand les manants ont disparu… Ils ont vraiment bien de la chance, Les oiseaux, De pouvoir ignorer les lois de la Finance… Quand la Bourse perd les pédales, Que la Banque y pige que dalle, C’est le spéculateur-pigeon Qui se retrouve comme un con… Ce n’est pas le manque d’argent Qui génère les grandes crises, Mais plutôt ses déplacements Complices de quelques méprises.
Date de création : 15/04/2009 * 11:27
Dernière modification : 15/04/2009 * 14:27
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