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On est protégé Ils sortent des grandes écoles. C’est donc qu’ils sont intelligents, D’où l’appel du gouvernement Selon un même protocole. Mais imaginez la méprise Si c’est au « commun des mortels », Sans les diplômes essentiels Que l’on confiait le soin de dénouer les crises…
Le grand choix Il est un temps pour tout, « même pour ne rien faire ». Celui, qu’en général, les grands sages préfèrent.
« Toute peine mérite Salers » Meugle la vache de l’Aubrac, Prête à livrer son lait en vrac, Cela dit sans en avoir l’air
De l’avion à l’hôtel, de l’hôtel à la plage, Ne donne d’un pays qu’une bien faible image ; Et s’il s’agit, en plus, d’un paradis fiscal On n’entend, même pas, un bruit de fonds « …local »
Il est des odeurs fort tenaces Dont on peine souvent à se débarrasser. Et celle de l’argent n’est pas la moins coriace Dans certains milieux haut placés.
Pourquoi donc se créer moultes obligations Quand c’est pour camoufler d’obscures ambitions.
C’était un banquier malhonnête, Il en existe quelques-uns, Qui n’avait qu’une idée en tête : Chercher le micmac opportun Afin de gagner au plus tôt… Le ciel des paradis fiscaux.
On lui disait : pour faire mouche Faites tourner sept fois la langue dans la bouche… Mais lui, pour ne pas être en reste, Pensait qu’il suffisait de retourner sa veste
Quand on gère le livret A On doit le faire à la papa. Et que nous répond l’Ecureuil ? Quand les bases flageolent
L’instit et le curé, dans les temps d’autrefois, Pouvaient, à leur niveau, chacun dire : "Je crois". De nos jours le second a presque disparu Le premier, quant à lui, pense : "Je ne sais plus".
C’est tout de même assez cocasse D’ignorer tout ce qui se passe Au sein même de notre corps, Où les cellules se démènent Au fil des jours et des semaines, Sans nous demander notre accord.
Tous les grands conquérants furent des massacreurs
L’Histoire le rappelle à tout bon entendeur.
C’est lorsque il est hors jeu que sa cote progresse Avec, bien entendu, le concours de la Presse.
Lorsque l’Humanité parle de grande Histoire, Elle évoque d’abord les massacreurs notoires
Un bon plat fait toujours l’objet d’admiration. Quand un bon bol d’air nous laisse en panne d’émotion Alors que ce dernier devrait avoir, en somme, Une place de choix dans tout ce qu’on consomme.
Quand les petits chefs font du zèle On les dit pires que les grands. Sous l’uniforme c’est patent S’ils volent de leurs propres ailes.
Il est vrai que dans une glace On se dévisage à l’envers. Au fond, c’est le type d’en face Qui voit de quoi nous avons l’air.
Enlevons la superstition Et le grand jeu des amulettes Que reste-t-il des religions ? Le plus souvent des clopinettes.
Prenez un homme soûl, aux angles bien marqués Il se trouve, à la fois, être rond et carré.
Un grand chef a besoin d’un lot de courtisans Qui sachent claironner, aux petits, qu’il est grand
Placez entre deux rails un pied de mannequin Et vous paralyser des dizaines de trains.
Le petit chef
Il se dit disponible et toujours à l’écoute Mais c'est des voix d'en-haut, parce qu'il les redoute
Une « taise » comme une autre
C’était un vrai « taiseux », il parlait rarement Mais lorsqu’il se lâchait on l’écoutait vraiment.
L’Homme pris dans la foule aux slogans réducteurs Perd tout esprit critique et n’est plus qu’un suiveur. Les tribuns, de tout temps, exploitent la tendance Lorsque à court d’arguments ils chauffent l’ambiance.
En panne de banalités Il fallait trouver autre chose. Mais à la faveur d’une pause, Le sommeil s’est précipité.
Orientation professionnelle
- Dis-moi donc ce qui t'intéresse Demande mère à son enfant Et lui, sans quitter son écran, - Bien réfléchi, c’est la paresse.
Lorsque le Président en prend trop à son aise Nous ne pouvons compter que sur un gros malaise Pour limiter ses ambitions.
Il se disait migrant parce que trop petit ; Un mot qu’il n’avait pas compris
Les transports, quels qu’ils soient, gangrènent la planète Les réduire serait la solution honnête.
Aucun chef d’état n’est en reste Quand il faut retourner sa veste, Pour conserver son appétit… Ce qu’il a compris tout petit.
Un gars s’est accroché au dossier d’une chaise Et cette dernière a chuté Mettant aussitôt mal à l’aise
Rien n’est fixe et tout bouge à très grande vitesse Et notre œil ne perçoit que de fausses adresses.
Notre ami l’escargot dans sa coquille close, Attend, au fil des jours, qu’un bel orage explose. S’étirer longuement comble tous ses désirs Et pour le démontrer, il bave de plaisir.
Prenez donc comme appui que nous ne sommes rien Et vous vous en trouverez bien.
La Russie est européenne Plus encore que la Turquie. L’Union pourrait la faire sienne Sans oublier la ….Sibérie
Rien ne vaut un coup de piston Pour promouvoir une carrière Et si père est un grand patron Quelque part dans un ministère, C’est tout bénef d’être fiston.
Entre le vice et la vertu La marge est souvent très subtile, Nous en avons un aperçu Du côté de certaines îles Où la Vierge et le Caïman
On a quelque peine à le croire, Mais le racisme est né d’un concept musical Lorsque fut affirmé, sur un ton magistral Qu’une blanche vaut bien deux noires.
Messieurs les Députés Messieurs les Sénateurs Messieurs les « rien-du-tout » Tous mes vœux Vont Vers Vous
Risquer le loup sans son portable La faute, de nos jours, serait impardonnable
La pression hiérarchique était tellement forte Qu’il n’avait qu’une envie : être près de la porte
Lorsqu’on réside au ras des flots Et qu’à trois mètres l’on culmine, Quand la mer monte son niveau, Le « futur radieux » quelque peu se débine.
L’être vivant s’attaque à plus faible que lui Et l’Homme se conforme amplement à la règle Il a parfois plaisir à le faire à grand bruit Dès lors que bêtement il se prend pour un aigle. Technique éprouvée
Si l’on veut à tout prix se faire remarquer Il faut évidemment étaler sa richesse ; Et ce dans les milieux hautement éduqués Où le fric mal acquis se targue de noblesse. Et encore…
La Terre est si petite et l’Univers si grand Que l’Homme n’est, en fait, qu’un simple « psit » errant.
Date de création : 06/12/2009 * 18:09
Dernière modification : 11/12/2009 * 12:27
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