L’Europe plume l’Afrique (Docu, Arte) Pour nous, les riches, les filets De poulets Et pour les pauvres, les carcasses Refusant, pour le moins, tout lien de dépendance, Il se disait cousin, mais par mésalliance.
C’est bien pour avoir pris de bonne heure un calment(e) Que la Jeanne du même nom, Sans trop se faire de mourron, A vécu plus de cent vingt ans…
Il voulait changer sa voiture, Vu qu’elle manquait de tonus. Et pourtant, à l’arrêt, elle gardait son plus : Elle respectait la nature.
Un jeune escargot téméraire Voulût tâter d’un paillasson : Espace prohibé pour pied de limaçon. La tentative fut amère, Il dut pour s’en tirer suivre… une malfaçon !
Pour ne pas user ses chaussures, Qu’il faisait faire sur mesure, Il se déplaçait en auto Sachant que tout, ou presque, au fond est pollué On ne sait plus très bien à quel SEIN se vouer.
Personne ne pouvait le battre : Il coupait les cheveux en quatre Pas dans le sens de la longueur Mais dans celui de la grosseur
Nous qui polluons l’air, nous qui polluons l’onde, Esclaves d’Internet, nous polluons les ondes.
Elle ne pouvait plus se passer d’un portable : Il la suivait partout au lit tout comme à table, Jusqu’au jour où s’étant brusquement déchargé Il lui mit le moral carrément en danger.
Bien que l’économie accuse un fort chômage, Le cercle du pouvoir largement se ménage : S’il faut plusieurs boulots pour vivre tout en bas, Au sommet l’on recourt au cumul des mandats.
Dès l’instant que les grands experts Se trompent sans en avoir l’air, Que peut le simple individu Avec ses calculs ingénus…
La police barrait la rue en son milieu A l’affût d’un loubard coutumier du dit lieu.
Nous sommes entrés dans la crise Soupire le Français moyen, Quand celui d’en-bas nous précise Que pour lui ça ne change rien
Il avait pris pour habitude De s’éveiller de bonne humeur, Mais dès qu’il devenait « acteur » Il se voyait contraint de changer d’attitude… Que pensez-vous qu’un jour il fit ? Après un prompt lever, il se remit au lit.
Au regard de l’oiseau qui librement s’éclate, L’Homme nu, sans soutien, n’est qu’un traîne-savates.
Etre ministre en Sarkozie Cela facilite la vie : Pas de compétence précise, Souplesse d’échine requise.
Tandis que l’Occident, en gros « s’obésifie » Le Tiers Monde, lui, « s’ossifie ».
C’est désormais l’électronique Qui règle nos modes de vie : Un clic de trop et tout dévie, A la télé, c’est la panique !
« On décolle, clame Mère-Oie Et la troupe, en vol, se déploie.
Lorsqu’on parle d’Union, l’Européen rigole Vu que chaque pays tire sa carriole Sans s’occuper de son voisin, Sauf pour l’accès au picotin.
Regardons vivre le hibou : Le jour, il sait dormir debout Et la nuit, tout seul ; il ulule Sans jamais être ridicule
Quand je vois un oiseau en vol Je me dis parfois : « ah ! la vache ! » Alors que les bovins, comme nous, que je sache, Doivent se contenter de piétiner le sol
On fait de gros efforts pour manger sainement Mais de l’air qu’on respire on se fout gentiment.
Il faut savoir qu’à Villefranche La bagnole à trop de pouvoir Et que maître corbeau familier d’une branche Qu’il aménageait en nichoir S’est fait virer du « Promenoir ».
La direction du vent, chez l’homme politique, Gère les convictions comme la vie pratique
A force de la perforer C’est peu à peu qu’on l’assassine, D’où ses colères intestines Qu’on ne peut pas dissimuler
Vu l’efficacité de la gent politique Autant juger les gens sur leur aspect physique C’est ce que fait Berlusconi Qui sur l’éthique s’est assis.
Lorsqu’on n’a qu’une idée en tête C’est souvent le vide, à côté. On peut donc la laisser trotter Tant qu’elle ne fait pas la bête.
Il faut un peu de bruit pour doper l’existence Le silence absolu crée une insuffisance.
La Terre n’est qu’un point perdu dans l’Univers Qui s’inquiète du Ciel sans rejeter l’Enfer.
Foin ! De l’environnement ! Lorsqu’un chef d’état se déplace Et cela bien souvent pour rien, Il produit des tonnes de crasse Par le jeu des transports et des anges gardiens.
En voulant évoquer l’Union Européenne On met tous les pays concernés dans la gêne
On le disait fort mal en point, Vu qu’il avait perdu la tête. Et pourtant, cette perte nette, C’est qu’il lui manquait le moins.
Mon projet aboutit une année bissextile Car la journée en plus fut la seule fertile. Et vous travaillâtes sur quoi ? - L’art de ne rien faire chez soi.
L’état qui baisse les salairesD’autorité, Pour soutenir les actionnaires Es qualité, Voilà qui donne le niveau D’un résidu d’acquis sociaux…
Il convient de marcher en regardant ses pieds Pas seulement, bien sûr, pour savoir où les mettre Mais surtout pour les associer Au lent déplacement perçu de tout notre être
« L’Homme est inconnu » de lui-même et des autres, Cherche, en vain, une issue au flot des patenôtres.
Comment identifier la personne qui parle Lorsque l’on n’entrevoit que vaguement ses yeux ? La voix ne suffit pas dans les cas litigieux ; On l’aurait vérifié même avec.. Quand la Martinique tique Que dire de la Guadeloupe Où le gouvernement se loupe Et pense que là-bas le Ciel Avec les cocotiers, au fond, c’est l’essentiel…
C’était un soir de bla-bla-bla La foule envahissant l’espace La musique avait de l’audace Mais elle ne s’imposait pas. Si bien que dans le brouhaha Seul le buffet faisait surface
Comment l’Homme peut-il s’afficher en champion Dans un monde animal dont il n’est qu’un maillon Et peut-être le plus couillons…
Le paradis fiscal offre des avantages Que ne procure pas le paradis-mirage
Date de création : 10/12/2009 * 21:04
Dernière modification : 13/01/2010 * 18:49
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