Les épigrammes de Léo
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A lire directement - 29 - Vingt neuvième Volume

 
 
VINGT NEUVIEME VOLUME
La voix du Très-Haut
     
  Conscients que des calamités
Menacent notre Humanité
On peut se demander qui va changer la donne…
« C’est moi ! clame Sarko, je sais, mieux que personne.
 
Calme olympien      
      
L’esprit est au repos, les neurones roupillent.
Faisons en sorte que plus rien ne les titille.
 
Code de la déroute 
     
Pauvres chevreuils, pauvres sangliers,
Qui circulent la nuit dépourvus d’éclairage
Et provoquent sans sourciller
D’innombrables télescopages…
Comment faire comprendre à ces retardataires
Que la bagnole, en France, est bien prioritaire…
 
Sans en avoir l’air
     
Le fait de supprimer tous les petits boulots
Empêche des budgets de se remettre à flot.  
 
Médailles
     
Qui vous décore, sachez-le,
Exerce sur vous une emprise ;
Quand bien même cela vous grise,
Vous entrez, de fait, dans son jeu.
 
Vous le savez vous ?
     
Il est des jours où rien ne va
Et d’autres où tout s’illumine ;
Dommage qu’on ne sache pas
Comment démêler la combine !
 
Vaine quête
     
On peut dire que la Recherche
Avance en maintes occasions;
Mais notre Humanité, pour sa saine gestion,
Attend, toujours en vain, qu’on lui tende la perche
 
Cas de force majeure 
     
Toute pub orchestrée est de fait mensongère
Ne pouvant exister qu’autant qu’elle exagère
 
Pas facile
     
Si l’on supprimait l’« Inutile »
On ferait des économies
Sans baisser le niveau de vie
Hormis celui des imbéciles
 
Relations sociales
     
L’« Autre », le plus souvent, c’est un individu
Plus rarement une tribu
 
Ris-en-l’air !
     
Une compagnie à bas-coût
C’est possible en restant debout :
L’idéal pourfaire la siesteSans avoir à tomber la veste.
 
Tendance
     
Elle faisait l’effort de rester dans la course
Alors que celle-ci ne mène nulle part.
Déprimée en pensant au possible retard
Elle n’avait qu’un but être cotée en Bourse.
 
On peut en douter
     
Si le rire, dit-on, est le propre de l’homme
Serait-ce que le reste est donc le sale, en somme ?
 
Esprit moutonné
     
Applaudir, pour certains, n’est autre qu’un réflexe
Qui permet d’éluder des problèmes complexes.
 
Et pour cause
     
Dans notre société marchande
Le produit est prisé plus que le producteur
L’Homme n’est vu que par la bande
Sauf dès qu’il est ciblé comme consommateur
 
La lutte déclasse
     
Il est rare, chez nous, qu’un grand chef à cravate
Termine sous les ponts, comme traîne-savate
 
Ca va de pair ?
     
Quand l’ouïe baisse
Avec la vue
Ce sont les bévues
Qui progressent.
 
Suivant le vent
     
On peut, sans déroger, être un grand politique
Avec des convictions pour le moins élastiques :
Se dire franchement de gauche, le matin,
Et de droite, le soir, avec le même entrain
 
Financièrement Vôtre
     
On a faussé le livret
AMais les patrons du CAC quarante
Continuent à toucher du gras
Dans une cordiale entente
 
La pensée inique
     
L’intégrisme, à lui seul, est un produit toxique
Qui mine gravement l’esprit démocratique.
 
Tocard
     
L’Ancien est chargé de missions
Qui n’ont guère, au fond, d’importance.
Mais qui lui donnent l’assurance
De pouvoir accéder à la télévision.
De la gauche, autrefois, il fut l’un de ses papes
Maintenant, pour Sarko, l’homme sert de soupape.
 
« Les Vieux »
     
Il fut un temps, jadis, où la chanson française,
C’était Ferré, Brassens ou Brel.
De nos jours ce ne sont que flots de décibels
Mis souvent à la sauce anglaise.
 
C’est bien reparti
     
La corruption n’est pas, comme on pourrait le croire
Le propre des pays dits sous-développés.
Chez nous l’on peut aussi la mettre au répertoire
Des milieux, par ailleurs, élégamment huppés.
 
Vieux de la vieille
     
Politique averti des risques de faux pas
Il s’opposait toujours au cumul des mandats
 
La vie du rail
     
Quand les amortisseurs n’ont plus assez d’élan
Pour imposer leur loi à des métaux hurlants,
Le choc avec le rail sans un intermédiaire,
Se fait au détriment de nos parties arrière
 
Minimum Vital
     
On peut souvent se rendre utile
Simplement en restant chez soi
En cessant, lors, d’être inutile
Aux yeux des tables de la loi…
Ce qu’hélas, ne comprennent pas
Les envahissants chefs d’état.
 
Cahin-chaos
     
Les mouvements de la planète
Echappent au contrôle humain ;
Heureusement, disent certains,
Car s’il était entre nos mains
La pagaille serait complète.
 
Renationalisons
     
Une banque d’état qui prêterait modeste
Contraindrait les banquiers à retourner leur veste.
 
L’info-fausse
     
Il est des gens qui mystifient
Avec aisance et gourmandise
Et voire, même, authentifient
Sans qu’un média s’en formalise :
Bien trop féru de titre choc
Pour épiloguer sur le « toc ».
 
Casinotier
     
En voulant tout gagner, il avait tout perdu ;
L’Homme, était reparti comme il était venu.
C’était un gars du Missouri,
Plutôt gros rat que mi-souris
 
C’eût été chouette !
     
J’aurais aimé qu’une hulotte
Vînt s’installer dans mon grenier.
Hélas n’ayant pas ce dernier
Mon espoir, à jamais, capote.
 
Anxieux
     
Soucieux de s’éviter les dangers de la route
Il pédalait, chez lui, tout seul, dans la choucroute.
 
Comme quoi…
     
On peut être raciste, au fond, sans le vouloir,
A force de broyer du noir
 
On n’en sort plus
     
Pour éliminer les déchets
On consomme de l’énergie
Laquelle produit, en série
De la crasse, par ricochet.
 
Ecole de cavalerie
     
Je pense, répliquait à son chef colérique
Le cavalier PANSANT mollement sa bourrique
 
Relativisons
     
L’espace que l’on voit, aussi bien que le temps
N’ont aucune valeur débitée au comptant
 
Même les sourds
     
Lorsqu’il s’agit de revenus,
Qu’ils soient abondants ou menus,
L’intéressé prête l’oreille
A l’oseille
 
Fin de congés
     
     
Le temps persiste dans le beau,
L’ozone a retrouvé son taux
Avec l’appui de la bagnole.
Et l’Homme repart au boulot
Avec le stress à fleur de peau
Après un petit coup de gnole.
 
Orage
     
Le danger c’est l’éclair et non pas le tonnerre
Même quand ce dernier ébranle ciel et terre.
 
La vie devant soi
     
« J’ai, mon dos carrément moulu
Gémit Marcel face à Fernande.Elle :
 « Je ne suis pas, pourtant, toujours dessus ?
- Non, mais c’est ce que j’appréhende.
 
C’est quoi la crise ?
     
Ces financiers véreux, croulant sous les bonus
Attendent simplement qu’on leur donne quitus,
S’étonnant que l’Etat leur fasse grise mine
Au lieu de saluer leurs juteuses combines.
 
Oui ou non ?
     
Faut-il alimenter le moteur des voitures
Ou l’estomac du genre humain ?
La question risque fort de se poser demain
Si l’on veut arrêter de piller la Nature.
 
Assainir les campagnes…électorales
     
Toute promesse non tenue
Devrait entraîner des sanctions
Et la faute, ainsi reconnue
Portée au débit du trublion
 
Haute courtoisie
     
Comme il ne voulait pas offusquer son dentiste
Que, par ailleurs, il prisait fort,
Lorsqu’il évoquait un fumiste
Il disait « arracheur dehors ».
 
L’art d’être grand pair
     
La politique c’est subtil
Il faut savoir mentir avec beaucoup d’aisance
Lors le propos devient civil
Et suscite l’accoutumance
 
Humanisme
     
L’arme que l’on fabrique exige un résultat
On le teste, avec fruit, sur le corps du soldat.
 
Rafale
     
Il ne trouve pas d’acheteurs
Et pourtant il fait un malheur
Dans nos défilés militaires…
A désespérer de la guerre.
 
Il faut l’avoir vu
     
Pourri par le tourisme et la publicité
Tel se présente un site un peu trop visité.
 
Folie des grandeurs
     
Il ne voyageait qu’en première
Et ne comprenait pas pourquoi
Au volant, il fallait parfois
Changer quelque peu de critère.
 
Ca carbure !
     
A propos de taxe carbone
On nous dit :
C’est pour votre bien.
Mais cela ne trompe personne
Vu que les esprits forts, même eux, n’y pigent rien.
 
Economie
     
Transférer le Sénat de Paris à Pékin
Au tarif des chinois, pour la France, quel gain !
 
Elysée-moi
     
Lorsqu’on arrive en «haut », au sommet de l’Etat,
On n’est plus contrôlé, dès lors, que par « le bas ».
 
Pas forcément ailleurs
     
La mode est tyrannique et s’impose avant tout,
Sous notre république elle a tous les atouts
 
Instabilité permanente
     
Malgré tous nos efforts, on ignore pourtant
Quel est le nombre exact, sur Terre, d’habitants.
 
Duplicité
     
« L’enfer de Matignon »
Est-ce à cause des gnons ?
Pourtant la place est bonne
Vu ceux qui s’y cramponnent…
 
Etoiles… filantes
     
Le ciel que nous voyons, pour être magnifique,
N’en demeure pas moins une illusion d’optique.


Date de création : 13/12/2009 * 11:04
Dernière modification : 13/01/2010 * 18:50
Catégorie : A lire directement
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